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Sexothérapie
La sexothérapie est un accompagnement centré sur la sexualité, le désir, le plaisir, l’intimité, la communication et certaines difficultés sexuelles. Elle peut être proposée individuellement ou en couple et repose surtout sur la parole, la psychoéducation, l’exploration des attentes et parfois des exercices à réaliser chez soi, toujours dans un cadre de consentement. La santé sexuelle ne se résume pas à l’absence de trouble : l’OMS la décrit comme un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social en lien avec la sexualité, dans une approche positive, respectueuse et libre de coercition. Sur Holia, la sexothérapie est présentée comme une approche d’accompagnement dont l’intérêt dépend du problème rencontré, de la formation du professionnel et du bon repérage des situations qui nécessitent aussi une évaluation médicale ou psychologique.

Sexothérapie : c’est quoi exactement ?
La sexothérapie est une forme d’accompagnement consacrée aux questions de sexualité et d’intimité. On peut y parler du désir, du plaisir, de la communication, du rapport au corps, d’une difficulté sexuelle, d’un décalage de libido dans le couple, d’une appréhension, d’une douleur déjà évaluée, d’une difficulté d’excitation ou d’orgasme, ou simplement du souhait de mieux comprendre sa sexualité.
Une séance ressemble généralement davantage à un entretien thérapeutique ou de conseil qu’à une pratique corporelle. Le professionnel peut proposer des informations, des exercices de communication, un travail sur les croyances et les attentes, ou des exercices à faire dans l’intimité du domicile. Les standards professionnels internationaux de sexothérapie insistent sur une frontière essentielle : le thérapeute ne participe pas à une activité sexuelle avec ses clients et ne les observe pas en train d’avoir des rapports sexuels.
La sexothérapie peut être utile lorsqu’une difficulté comporte une dimension psychologique, relationnelle ou comportementale. Mais une difficulté sexuelle peut aussi avoir une composante médicale, hormonale, neurologique, médicamenteuse ou douloureuse : un bon accompagnement sait donc orienter lorsqu’une autre évaluation est nécessaire.
- La sexothérapie n’impose aucune fréquence, pratique ou performance sexuelle comme norme universelle.
- Elle peut se pratiquer seul·e ou en couple, selon la demande.
- Le titre ou l’étiquette du praticien ne suffit pas : vérifiez sa profession de base, sa formation et son cadre éthique.
Comment définir la sexothérapie ?
La sexothérapie est un accompagnement psychologique, relationnel ou psychoéducatif centré sur la sexualité, l’intimité et certaines difficultés sexuelles. Elle peut utiliser la parole, la psychoéducation, des outils cognitivo-comportementaux, la pleine conscience ou des exercices à domicile, selon la formation du praticien et le problème rencontré.
La sexothérapie n’est pas une méthode unique. Selon le professionnel, elle peut s’appuyer sur des approches cognitivo-comportementales, systémiques, psychodynamiques, de couple, de pleine conscience ou sur des modèles de conseil sexuel. Ce qui les relie est leur objet : comprendre ce qui se joue dans la sexualité et aider la personne ou le couple à avancer dans un cadre respectueux.
Cette diversité est cohérente avec la définition large de la santé sexuelle proposée par l’OMS : la sexualité concerne à la fois le corps, les émotions, la relation, l’intimité, le plaisir, les valeurs et le contexte social. Une difficulté sexuelle n’est donc pas automatiquement « dans la tête », pas plus qu’elle n’est toujours purement physique.
Sexothérapie et santé sexuelle : quel lien ?[1][2]
L’OMS décrit la santé sexuelle comme un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social lié à la sexualité, avec une approche positive et respectueuse des relations et la possibilité d’expériences agréables et sûres, libres de coercition, de discrimination et de violence.
Cette définition donne un cadre utile à la sexothérapie : l’objectif n’est pas seulement de « réparer une performance », mais de regarder ce qui peut améliorer la sécurité, le choix, le plaisir, le dialogue, la compréhension de soi et la qualité de la relation à l’intimité.
Sexothérapie, sexologie, psychothérapie : quelles différences ?[7][3]
La sexologie est un champ large d’étude et de pratique autour de la sexualité. La sexothérapie désigne plus précisément une démarche d’accompagnement ou de thérapie centrée sur les difficultés sexuelles et relationnelles. Le professionnel peut avoir des formations de base très différentes : médecine, psychologie, psychothérapie, conseil, thérapie de couple ou autre parcours.
En France, le titre de psychothérapeute est réglementé par un décret qui prévoit notamment une formation en psychopathologie clinique et une inscription au registre prévu à cet effet. Si un professionnel se présente également comme psychothérapeute, cette qualification peut donc être vérifiée séparément. Le mot « sexothérapeute » ne renseigne pas, à lui seul, sur l’ensemble de sa formation clinique.
Une sexothérapie est-elle forcément une thérapie de couple ?
Non. Certaines personnes consultent seules, même lorsqu’elles sont en couple. D’autres viennent ensemble parce que la difficulté concerne surtout la communication, les attentes réciproques, un décalage de désir ou une dynamique relationnelle.
Le bon format dépend du problème. Une consultation individuelle peut permettre de travailler le rapport au corps, les croyances, l’anxiété ou le vécu personnel ; un travail en couple peut être plus adapté lorsque la difficulté se construit surtout dans l’interaction.
Que se passe-t-il concrètement en sexothérapie ?
Une sexothérapie sérieuse repose d’abord sur un espace de parole confidentiel et non jugeant. Le contenu peut être intime, mais le cadre professionnel doit rester très clair.
Le professionnel clarifie la demande
La première étape consiste souvent à comprendre ce qui amène la personne : manque ou décalage de désir, appréhension, difficulté d’excitation, douleur déjà évaluée, difficulté orgasmique, éjaculation trop rapide ou retardée, problème d’érection, conséquences d’une maladie ou d’un traitement, communication difficile, baisse d’intimité ou questionnement sur sa sexualité.
Le praticien devrait également vérifier ce que vous attendez réellement. La demande peut être très différente selon qu’on cherche à retrouver du plaisir, réduire une anxiété, comprendre une difficulté ou simplement mieux communiquer avec son ou sa partenaire.
On explore les dimensions psychologiques, relationnelles et corporelles
La sexothérapie peut examiner les pensées, les attentes, les expériences antérieures, l’image du corps, la peur de l’échec, les habitudes sexuelles, la relation de couple, la communication, le contexte émotionnel ou l’impact d’un événement de vie.
Elle doit aussi garder ouverte la possibilité d’une composante médicale. Une difficulté sexuelle persistante ne devrait pas être automatiquement interprétée comme un blocage psychologique.
La psychoéducation peut déjà réduire beaucoup de pression[1][4]
Une partie du travail consiste à remettre des repères réalistes sur le désir, le plaisir, la variabilité sexuelle, le fonctionnement de l’excitation et la différence entre normes culturelles et besoins individuels.
Cela permet souvent de sortir d’une logique de performance : il n’existe pas de fréquence sexuelle universellement « normale », ni une seule manière correcte de ressentir le désir ou d’accéder au plaisir.
Des exercices peuvent être proposés entre les séances[4][5][14]
Selon l’approche, le thérapeute peut proposer des exercices de communication, d’attention aux sensations, de réduction de la pression de performance ou d’exploration progressive de l’intimité. Certaines approches historiques utilisent par exemple des exercices de type sensate focus, adaptés au contexte et au consentement.
Ces exercices sont réalisés en privé, seul·e ou entre partenaires consentants. Les standards AASECT sont explicites : un sexothérapeute certifié ne doit ni observer ses clients pendant une activité sexuelle ni participer à une activité sexuelle avec eux.
Le rythme dépend du problème et du contexte
Certaines demandes se clarifient en quelques séances de conseil ou de psychoéducation ; d’autres s’inscrivent dans un travail plus long lorsque la difficulté est ancienne, associée à un trauma, à une forte anxiété, à une dynamique de couple complexe ou à plusieurs facteurs en même temps.
Un nombre fixe de séances ne peut donc pas être garanti à l’avance pour tout le monde.
Quels outils peuvent être utilisés en sexothérapie ?
Les outils varient selon la formation du professionnel. Il n’existe pas une technique unique appelée « sexothérapie », mais plusieurs familles d’intervention peuvent être combinées.
Psychoéducation sexuelle[4][12]
Donner des informations fiables sur la sexualité, le désir, l’excitation, le plaisir et les difficultés sexuelles.
Une information claire peut réduire la culpabilité, les fausses croyances et la pression de performance. Elle constitue souvent une première étape du travail.
Approches cognitivo-comportementales[8][9]
Travailler sur les pensées, l’anxiété, les comportements d’évitement et certaines habitudes qui entretiennent la difficulté.
Les interventions cognitivo-comportementales apparaissent régulièrement dans la littérature sur certaines difficultés sexuelles, avec des résultats intéressants mais variables selon les troubles.
Travail de couple et communication
Explorer les attentes, les malentendus, la pression, les conflits et les besoins d’intimité dans le couple.
La sexualité peut être influencée par la dynamique relationnelle. Le travail vise alors moins à « corriger une personne » qu’à comprendre ce qui se joue entre les partenaires.
Sensate focus et exercices progressifs[14][9]
Exercices centrés sur les sensations, souvent sans objectif immédiat de performance sexuelle.
Historiquement liés aux modèles de Masters et Johnson, ces exercices peuvent être proposés à domicile pour diminuer la pression et remettre l’attention sur les sensations et le contact. Ils doivent toujours être adaptés au consentement et au contexte.
Modèles PLISSIT / EX-PLISSIT[12]
Cadres de conseil sexuel allant de la permission d’aborder le sujet jusqu’à une intervention plus intensive si nécessaire.
Une méta-analyse de 2024 retrouve des améliorations de la fonction sexuelle et de certaines dimensions de satisfaction/communication, avec des effets variables selon la population et le contexte.
Pleine conscience et travail attentionnel[10]
Certaines approches utilisent la pleine conscience pour réduire l’auto-surveillance, l’anxiété et améliorer la présence aux sensations.
Les données sont surtout étudiées dans certaines difficultés du désir et de la réponse sexuelle, et ne permettent pas d’en faire une solution universelle.
Que dit la recherche sur la sexothérapie ?
La sexothérapie recouvre des interventions très diverses, ce qui rend impossible une réponse simple du type « ça marche » ou « ça ne marche pas ». La littérature soutient l’intérêt de plusieurs interventions psychologiques et de conseil pour certaines difficultés sexuelles, avec des résultats variables selon le problème, la population et la méthode.
Une méta-analyse de 20 essais randomisés a retrouvé des améliorations de la sévérité des symptômes et de la satisfaction sexuelle avec des interventions psychologiques par rapport à des listes d’attente.
La méta-analyse publiée en 2013 rapporte un effet global modéré sur la sévérité des symptômes et un effet également favorable sur la satisfaction sexuelle. Les auteurs soulignent toutefois que les preuves varient considérablement selon les difficultés et que les données comparatives entre méthodes restent limitées.
Les approches sexothérapeutiques et cognitivo-comportementales montrent des résultats intéressants dans plusieurs difficultés, notamment certains troubles orgasmiques et certaines douleurs sexuelles.
Les revues disponibles trouvent des améliorations dans plusieurs essais, tout en rappelant la faible qualité méthodologique de certaines études et le manque de données solides pour plusieurs difficultés fréquentes. La sexothérapie peut donc être pertinente, sans être une réponse standardisée à tous les problèmes.
Les modèles de conseil sexuel PLISSIT et EX-PLISSIT montrent des bénéfices sur certains indicateurs de fonction sexuelle et de communication.
La méta-analyse de 2024 portant sur 18 études retrouve une amélioration de la fonction sexuelle et de la dimension « satisfaction sexuelle et communication » de la qualité de vie sexuelle. Les résultats ne sont cependant pas uniformes pour toutes les mesures de satisfaction et dépendent de la population et du professionnel qui intervient.
Des interventions à distance peuvent être utiles dans certains contextes, mais le corpus reste encore limité.
Une méta-analyse de 2026 portant sur huit études et 961 participants rapporte des améliorations de la fonction et de la satisfaction sexuelles dans la plupart des essais. La majorité des participants étaient toutefois des personnes ayant un parcours oncologique, ce qui limite la généralisation à toutes les demandes de sexothérapie.
La composante relationnelle peut être importante, mais elle n’explique pas toutes les difficultés sexuelles.
Le travail de couple, la psychoéducation et les exercices progressifs peuvent aider lorsque la difficulté est entretenue par la pression, les attentes, la communication ou l’évitement. En revanche, une douleur, une difficulté érectile nouvelle ou un changement brutal du fonctionnement sexuel peut aussi nécessiter une évaluation médicale.
La recherche est hétérogène : les diagnostics, les méthodes, les populations et les critères de succès diffèrent beaucoup d’une étude à l’autre.
Cette hétérogénéité interdit de promettre qu’une sexothérapie particulière résoudra une difficulté donnée. Le choix d’une approche doit tenir compte du problème, du contexte médical, de la relation et de la formation du professionnel.
La littérature soutient l’intérêt de plusieurs interventions psychologiques et de conseil sexuel, notamment pour certaines difficultés du désir, de l’orgasme, de la douleur ou de la communication. Mais la sexothérapie n’est pas une méthode unique ni une garantie de résultat : le bon accompagnement dépend de la nature du problème et du bon professionnel.
Dans quelles situations la sexothérapie peut-elle être envisagée ?
Les exemples ci-dessous correspondent à des motifs fréquents de consultation. Ils ne remplacent pas une évaluation médicale ou psychologique lorsque celle-ci est nécessaire.
Désir faible, absent ou décalé dans le couple
Une différence de désir entre partenaires peut créer de la pression, de la culpabilité ou des tensions.
Pourquoi : La sexothérapie peut aider à comprendre les attentes, les rythmes, les facteurs de stress, la communication et les scénarios qui entretiennent le décalage.
À garder en tête : Un changement important ou récent du désir peut aussi être lié à des médicaments, à une maladie, à la douleur, à la fatigue ou à d’autres facteurs qui demandent parfois une autre évaluation.
Pistes :Stress & AnxiétéSexologue
Anxiété de performance[8]
La peur de ne pas « réussir » peut prendre tellement de place qu’elle perturbe l’excitation, le plaisir et la spontanéité.
Pourquoi : Les approches cognitivo-comportementales, la psychoéducation et certains exercices progressifs peuvent aider à sortir de l’auto-surveillance et de la pression.
À garder en tête : Une difficulté érectile ou une autre modification sexuelle nouvelle et persistante ne doit pas être psychologisée d’emblée.
Pistes :Stress & AnxiétéTCC
Difficulté orgasmique ou difficulté à ressentir du plaisir[9][10]
Certaines personnes consultent lorsqu’elles ont du mal à atteindre l’orgasme, à lâcher la pression ou simplement à identifier ce qui leur procure du plaisir.
Pourquoi : La sexothérapie peut travailler sur l’information, les croyances, le rapport au corps, les habitudes, la communication et l’attention aux sensations.
À garder en tête : Il n’existe pas une technique universelle. Les causes et les besoins varient d’une personne à l’autre.
Douleur pendant la sexualité[9][10]
La douleur peut avoir des composantes physiques, psychologiques et relationnelles qui s’entrecroisent.
Pourquoi : Une sexothérapie peut être utile en complément lorsqu’une dimension d’appréhension, d’évitement, de peur ou de relation au corps entretient la difficulté.
À garder en tête : La douleur sexuelle mérite d’abord d’être prise au sérieux et évaluée médicalement si elle est persistante, nouvelle ou inexpliquée. Elle ne doit pas être réduite à un blocage psychologique.
Communication et intimité dans le couple[1]
Le couple peut avoir du mal à parler du désir, des limites, des préférences ou des frustrations sans conflit.
Pourquoi : La sexothérapie peut offrir un cadre pour mettre des mots sur ce qui est difficile à aborder, clarifier le consentement et sortir des malentendus.
À garder en tête : En cas de violence, de contrainte ou de peur, l’enjeu n’est pas d’améliorer la performance sexuelle du couple mais de restaurer la sécurité et d’obtenir l’aide appropriée.
Pistes :Gestion des émotions
Après une maladie, un traitement ou un changement de vie[13][1]
La sexualité peut changer après une maladie, une opération, un traitement, une grossesse, une ménopause ou un événement de vie important.
Pourquoi : Un accompagnement sexothérapeutique peut aider à reconstruire une intimité adaptée, à parler des changements et à retrouver des repères.
À garder en tête : Le travail doit être articulé avec les professionnels de santé concernés lorsque la situation médicale influence directement la sexualité.
Comment se déroule une séance de sexothérapie ?
Une séance se déroule généralement assis, dans un cadre d’entretien. Le contenu peut être intime, mais le fonctionnement professionnel reste proche d’une consultation psychologique ou de conseil.
Clarifier le motif de consultation
Le praticien vous demande ce qui vous amène, depuis quand la difficulté existe, dans quel contexte elle apparaît et ce que vous aimeriez voir changer.
Comprendre le contexte global
Sexualité, relation, santé, traitements, stress, fatigue, histoire personnelle, image corporelle, attentes et communication peuvent être explorés selon leur pertinence.
Définir des objectifs réalistes
L’objectif peut être de réduire l’anxiété, retrouver du dialogue, mieux comprendre le désir, diminuer la pression de performance ou reconstruire progressivement une intimité.
Utiliser des outils adaptés
Le praticien peut proposer psychoéducation, exercices de communication, outils cognitivo-comportementaux, pleine conscience ou exercices à domicile selon sa formation.
Réévaluer l’évolution
Le suivi permet de voir ce qui aide réellement, ce qui reste difficile et si une orientation médicale, psychologique ou de couple doit compléter le travail.
- Format
- Entretien individuel ou en couple, en présentiel ou parfois à distance.
Le cadre doit être confidentiel, respectueux et sans pression.
- Contact physique[5][4]
- Aucune activité sexuelle entre le thérapeute et le client.
Les exercices intimes éventuels sont réalisés en privé, jamais avec le thérapeute ni sous son observation.
- Durée
- Souvent 45 à 60 minutes, selon le professionnel et le format.
Il n’existe pas de durée universelle validée.
- Nombre de séances
- Variable selon la difficulté, le contexte et les objectifs.
Aucun nombre fixe ne garantit un résultat.
Sexothérapie ou sexologue : quelle différence ?
La confusion est fréquente parce que les deux mots se recouvrent partiellement. La bonne question n’est pas seulement le titre affiché, mais la formation réelle et le cadre d’intervention.
| Critère | Sexothérapie | Sexologie / sexologue |
|---|---|---|
| Nature | Approche d’accompagnement ou de thérapie centrée sur la sexualité. | Champ plus large d’étude, de conseil et parfois de pratique clinique autour de la sexualité. |
| Profession de base | Peut être pratiquée par des professionnels aux parcours variés. | Le sexologue peut également venir de parcours variés, notamment médicaux ou psychologiques selon les cas. |
| Objectif | Travailler une difficulté, une anxiété, une dynamique de couple, le désir, le plaisir ou l’intimité. | Peut inclure éducation, conseil, évaluation et, selon les qualifications de base, prise en charge clinique. |
| Quand vérifier une autre qualification ? | Toujours si le praticien propose une psychothérapie ou affirme traiter des troubles psychiques. | Toujours si le praticien réalise des actes médicaux, pose un diagnostic ou prescrit un traitement. |
| Bon réflexe | Demander la formation en sexothérapie et le cadre éthique. | Demander la profession d’origine, les diplômes et le champ d’exercice réel. |
Ne choisissez pas uniquement une étiquette. Pour une demande sensible, vérifiez qui est la personne, à quoi elle est formée, ce qu’elle peut réellement prendre en charge et où commencent ses limites.
Comment choisir un sexothérapeute ?
La sexualité est un sujet intime et parfois vulnérable. Le choix du professionnel compte donc particulièrement. Un bon cadre doit être compétent, explicite, respectueux et sans ambiguïté.
Pratiquer de son côté
Certaines difficultés légères peuvent déjà s’améliorer avec de meilleures informations, du dialogue, une réduction de la pression de performance ou des ressources d’éducation sexuelle fiables. Mais une souffrance importante, une douleur, un trauma ou une difficulté persistante justifie souvent un accompagnement professionnel adapté.
Quand se faire accompagner
La sexothérapie peut être pertinente lorsque la difficulté concerne surtout le désir, le plaisir, l’anxiété, la communication, l’intimité ou la relation à son corps. Une évaluation médicale est importante si la difficulté est nouvelle, brutale, douloureuse, associée à des symptômes physiques, ou susceptible d’être liée à une maladie ou à un traitement.
Critères utiles pour choisir
- Une présentation claire de la profession de base, des diplômes et de la formation en sexualité / sexothérapie.
- Une approche non jugeante, respectueuse des orientations, identités, pratiques et choix consensuels.
- Aucune volonté d’imposer une fréquence sexuelle, une pratique ou une norme de couple comme idéal universel.
- Des limites professionnelles très claires : aucune activité sexuelle, démonstration intime ou observation de rapports sexuels avec le thérapeute.
- Une capacité à distinguer ce qui relève d’un travail psychologique / relationnel et ce qui nécessite une évaluation médicale.
- Une attention constante au consentement, y compris dans les exercices éventuellement proposés à domicile.
- Aucune promesse de guérison rapide ou de « performance garantie ».
- La capacité à orienter vers un psychologue, médecin, psychothérapeute, sage-femme ou autre professionnel quand la demande dépasse son champ.
Métiers associés sur Holia
- Sexologue
Pour un accompagnement centré sur la santé sexuelle, en vérifiant toujours la profession d’origine et le champ de compétences du professionnel.
- Psychologue
Quand la difficulté sexuelle s’inscrit dans une anxiété importante, un trauma, une dépression, une image corporelle très douloureuse ou une autre souffrance psychique.
- Thérapeute
Selon le cadre et la formation, certains thérapeutes peuvent travailler l’intimité et la relation, mais les qualifications doivent être vérifiées avec attention.
Le meilleur signal de qualité est souvent la clarté : clarté sur la formation, les limites, le consentement, les méthodes utilisées et la possibilité d’orienter vers un autre professionnel si nécessaire.
Sexothérapie : limites, risques et précautions
La sexothérapie peut être utile, mais elle touche à une zone particulièrement intime de la vie. Les principaux risques viennent d’un mauvais cadrage, d’une qualification insuffisante, d’une pression relationnelle ou du fait de psychologiser une difficulté qui mérite d’abord une évaluation médicale.
Ce que cette approche ne promet pas
Garantir une performance sexuelle[1][8]
Une sexothérapie ne peut pas garantir une fréquence de rapports, une érection, un orgasme, une libido donnée ou un résultat identique pour tout le monde. La sexualité est variable et multifactorielle.
Réparer un couple uniquement par le sexe[1]
La sexualité peut refléter des difficultés relationnelles, mais elle ne peut pas compenser à elle seule la violence, le mépris, l’absence de sécurité ou des conflits profonds.
Transformer toute douleur ou difficulté en blocage psychologique[11]
Douleurs, troubles de l’excitation, difficultés érectiles ou changements soudains peuvent avoir des composantes physiques. Une approche sérieuse ne psychologise pas automatiquement ces situations.
Confondre accompagnement sexuel et contact sexuel avec le thérapeute[5][4]
Une frontière professionnelle doit être absolue. Les standards AASECT interdisent aux sexothérapeutes certifiés toute activité sexuelle avec leurs clients et précisent que les exercices intimes éventuels sont réalisés en privé.
Quand elle n’est pas forcément la plus adaptée
Il existe une violence, une contrainte ou une peur dans la relation[1]
La priorité est alors la sécurité, pas l’amélioration de la sexualité du couple. Une personne ne doit jamais être poussée à des exercices intimes pour maintenir une relation ou satisfaire un partenaire.
La difficulté est douloureuse, brutale ou accompagnée de symptômes physiques
Une douleur nouvelle, des saignements, une lésion, une modification importante du fonctionnement sexuel ou tout symptôme physique préoccupant demande une évaluation adaptée avant de conclure à une cause psychologique.
Le professionnel franchit les limites[5][6]
Commentaires sexualisés à votre égard, demandes de nudité non justifiées, propositions de toucher intime, observation d’activités sexuelles ou pression pour dépasser vos limites sont incompatibles avec un cadre sexothérapeutique sûr.
Le titre utilisé entretient une confusion[7]
Si le professionnel se présente comme psychothérapeute, psychologue ou médecin, ces qualifications doivent pouvoir être vérifiées selon leur cadre réglementaire. Le seul mot « sexothérapeute » ne suffit pas à établir un niveau de compétence clinique.
Quand demander un avis médical
Douleur sexuelle persistante ou nouvelle
Une douleur pendant ou après l’activité sexuelle ne doit pas être normalisée ni attribuée automatiquement au stress. Une évaluation adaptée permet de rechercher d’éventuelles causes physiques et d’organiser ensuite un accompagnement complémentaire si nécessaire.
Modification brutale ou persistante du fonctionnement sexuel
Une baisse majeure du désir, une difficulté d’érection nouvelle, une modification de l’excitation ou tout changement marqué peut justifier de rechercher des facteurs médicaux, médicamenteux, hormonaux ou psychologiques.
Trauma, dépression, anxiété sévère ou détresse importante
La sexothérapie peut faire partie du travail, mais lorsque la souffrance dépasse la sexualité elle-même, un accompagnement psychologique ou médical adapté devient prioritaire.
Pistes :PsychologueStress & Anxiété
Une sexothérapie de qualité doit augmenter votre autonomie, votre compréhension, votre sécurité et votre capacité à faire des choix. Si elle augmente la pression, la honte, la confusion ou le sentiment d’obligation, le cadre mérite d’être remis en question.
Questions fréquentes
Sexothérapie : c’est quoi ?
La sexothérapie est un accompagnement centré sur la **sexualité**, le **désir**, le **plaisir**, l’**intimité**, la communication et certaines difficultés sexuelles. Elle repose principalement sur la parole, l’information et parfois des exercices à réaliser chez soi.
Pourquoi consulter un sexothérapeute ?
On peut consulter pour un **décalage de désir**, une anxiété de performance, une difficulté orgasmique, une baisse d’intimité, une difficulté de communication, une douleur déjà évaluée ou simplement pour mieux comprendre sa sexualité.
Comment se passe une séance de sexothérapie ?
La séance ressemble généralement à un **entretien thérapeutique**. Le professionnel explore la demande, le contexte, les attentes et peut proposer des outils de communication, de psychoéducation ou des exercices à pratiquer entre les séances.
Faut-il venir en couple ?
Pas forcément. Une sexothérapie peut être **individuelle** ou **en couple**. Le format dépend du problème et de ce que vous souhaitez travailler.
Y a-t-il des exercices sexuels pendant la séance ?
Non dans un cadre professionnel de sexothérapie. Des exercices intimes peuvent parfois être proposés **à faire chez soi**, seul·e ou entre partenaires consentants, mais le thérapeute ne doit ni y participer ni observer une activité sexuelle.
Quelle différence entre sexologue et sexothérapeute ?
La **sexologie** est un champ plus large autour de la sexualité, tandis que la **sexothérapie** désigne plus précisément un accompagnement thérapeutique ou de conseil. Dans les deux cas, il faut vérifier la **profession de base**, les diplômes et la formation du praticien.
La sexothérapie fonctionne-t-elle ?
Les recherches montrent des bénéfices de plusieurs interventions psychologiques et de conseil pour certaines difficultés sexuelles. Les résultats varient toutefois selon le problème, la méthode et la personne ; il n’existe pas une sexothérapie unique ni un résultat garanti.
Combien de séances de sexothérapie faut-il ?
Il n’existe pas de nombre universel. Certaines demandes peuvent évoluer rapidement avec de l’information et quelques ajustements ; d’autres nécessitent un travail plus long.
La sexothérapie peut-elle aider en cas de baisse de libido ?
Oui, surtout lorsqu’une dimension de **stress**, de relation, d’anxiété, de croyances ou de pression entretient la baisse du désir. Un changement important ou récent doit toutefois aussi faire rechercher d’autres facteurs possibles.
La sexothérapie peut-elle aider en cas d’anxiété de performance ?
C’est une situation classique de travail. Les approches cognitivo-comportementales, la psychoéducation et les exercices progressifs peuvent aider à diminuer la pression et l’auto-surveillance.
La sexothérapie peut-elle aider en cas de douleur ?
Elle peut être utile **en complément** lorsque la peur, l’évitement ou l’anxiété entretiennent une douleur déjà évaluée. Mais une douleur persistante ou nouvelle doit d’abord être prise au sérieux sur le plan médical.
Comment choisir un bon sexothérapeute ?
Vérifiez sa **formation**, sa profession de base, son expérience, son cadre éthique et sa capacité à vous orienter. Évitez tout professionnel qui impose des pratiques, franchit les limites du consentement ou promet des résultats garantis.
La sexothérapie est-elle remboursée ?
Le remboursement dépend surtout du **statut du professionnel**, du cadre de consultation et du contrat de mutuelle. Une séance proposée comme accompagnement de bien-être ou de conseil sexuel n’est pas automatiquement remboursée.
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