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Fertilité et infertilité : ce que changent les recommandations HAS de 2026
La HAS publie de nouvelles recommandations sur la fertilité, la santé globale et l’exploration de l’infertilité. Délais avant bilan, âge, AMH, spermogramme, hygiène de vie : ce qui change concrètement.

La Haute Autorité de santé a publié en juillet 2026 de nouvelles recommandations consacrées à la fertilité, à la santé globale et à l’exploration de l’infertilité en première intention.
Le sujet peut sembler très médical, mais il touche en réalité à des questions que beaucoup de personnes se posent bien avant d’entrer dans un parcours spécialisé : à quel âge la fertilité commence-t-elle réellement à diminuer ? Faut-il faire doser son AMH pour savoir si l’on pourra avoir un enfant plus tard ? Combien de temps faut-il essayer avant de consulter ? Le bilan doit-il concerner d’abord la femme ? Que peut-on modifier dans son mode de vie ?
Les nouvelles recommandations apportent plusieurs réponses importantes.
Elles insistent notamment sur un point souvent mal compris : un « bilan de fertilité » réalisé chez une personne sans situation d’infertilité ne permet pas de prédire de manière fiable ses chances futures de grossesse spontanée.
Elles rappellent aussi que l’exploration d’une infertilité doit concerner les deux partenaires dès le départ, et qu’il ne faut pas systématiquement attendre douze mois dans toutes les situations.
Enfin, la HAS élargit la réflexion. Parler de fertilité ne revient pas seulement à rechercher une maladie ou à préparer une assistance médicale à la procréation. Il s’agit aussi de santé globale, d’information, de prévention, de projet de vie et de décisions prises avec suffisamment de temps pour rester réellement libres.
Que vient de publier la Haute Autorité de santé ?
Le Collège de la HAS a adopté le 11 juin 2026 une recommandation de bonne pratique intitulée « Santé sexuelle et reproductive ».
Les deux premiers volets ont été mis en ligne en juillet.
Le premier concerne la fertilité et la santé globale. Il vise à mieux informer les personnes en âge de procréer, à ouvrir le dialogue sur un éventuel projet conceptionnel, à repérer les facteurs susceptibles d’altérer la fertilité et à proposer des consultations adaptées au moment de vie de chacun.
Le second porte sur l’infertilité et son exploration en première intention. Il précise quand débuter les investigations, quels examens sont utiles au départ, comment coordonner l’évaluation des deux partenaires et à quel moment orienter vers une équipe spécialisée en médecine de la reproduction.
Un troisième volet doit compléter ce travail autour des soins préconceptionnels.
La démarche a été demandée à la HAS par la Direction générale de la santé.
Pourquoi fallait-il de nouvelles recommandations ?
Parce que la fertilité est entourée de beaucoup d’informations contradictoires.
D’un côté, certaines personnes sous-estiment fortement l’effet de l’âge et découvrent tardivement que la probabilité de concevoir spontanément a diminué.
De l’autre, le marché des tests biologiques et des « bilans de fertilité » peut donner l’impression qu’une prise de sang ou une échographie permettrait de savoir à l’avance si l’on sera fertile dans plusieurs années.
La HAS cherche précisément à éviter ces deux écueils.
Elle propose de mieux informer sans culpabiliser, de repérer plus tôt les situations à risque, mais aussi d’éviter des examens qui donnent une illusion de prédiction lorsqu’ils sont utilisés hors contexte.
Cette nuance est centrale.
La fertilité diminue-t-elle seulement chez les femmes ?
Non.
La HAS rappelle que l’âge est la première cause du déclin physiologique de la fertilité chez la femme comme chez l’homme.
Chez la femme, la diminution de la réserve ovarienne devient particulièrement importante à partir de 35 ans et davantage encore après 40 ans. Le vieillissement ovocytaire augmente également la fréquence des anomalies chromosomiques.
Chez l’homme, les changements sont plus progressifs mais ils existent. La HAS mentionne une diminution du nombre et de la mobilité des spermatozoïdes ainsi qu’une augmentation de certaines anomalies dès 30 à 35 ans, avec des effets plus marqués à des âges plus avancés.
L’objectif n’est pas de fixer une date à laquelle une personne deviendrait soudainement infertile.
La fertilité évolue sur un continuum et varie d’un individu à l’autre.
Mais les recommandations veulent corriger une représentation encore fréquente selon laquelle l’âge reproductif ne concernerait que les femmes.
À quoi sert une consultation de fertilité et de santé globale ?
Chez une personne qui n’est pas en situation d’infertilité, la HAS propose avant tout un temps d’information et d’échange.
Cette consultation peut permettre de discuter de l’âge, du projet éventuel d’enfant, de ses hésitations, de la contraception lorsqu’un projet est différé et des facteurs de santé susceptibles d’influencer la fertilité.
Elle n’a pas vocation à transformer toute personne en âge de procréer en patient à explorer.
La recommandation est même très claire : aucun examen clinique gynécologique ou andrologique, examen biologique ou examen d’imagerie n’est requis de manière systématique dans cette consultation.
Un examen peut être proposé si l’entretien fait apparaître un antécédent ou un facteur de risque particulier.
Le point de départ reste donc la conversation, pas la prescription d’une batterie de tests.
Le dosage de l’AMH permet-il de savoir si l’on pourra avoir un enfant plus tard ?
C’est l’un des messages les plus importants des nouvelles recommandations : non, pas de manière suffisamment fiable pour utiliser l’AMH comme test prédictif de fertilité chez une personne qui n’est pas en situation d’infertilité.
L’hormone anti-müllérienne, ou AMH, est souvent présentée comme une mesure de la « réserve ovarienne ».
Cette formulation peut conduire à une interprétation beaucoup plus large que ce que le test permet réellement.
La HAS indique que les bilans dits de fertilité comprenant notamment un dosage de l’AMH, un spermogramme ou des examens d’imagerie ne sont pas recommandés hors contexte d’infertilité.
Pourquoi ?
Parce qu’ils ne permettent ni de garantir qu’une personne restera fertile, ni d’estimer correctement sa probabilité de grossesse spontanée future.
Un résultat rassurant peut donner un faux sentiment de sécurité et conduire à repousser un projet de grossesse sur une base fragile. À l’inverse, un résultat inquiétant peut provoquer de l’anxiété ou conduire à des interventions inappropriées.
Cela signifie-t-il que l’AMH ne sert à rien ?
Non.
La HAS ne rejette pas cet examen.
Elle précise son contexte d’utilisation.
Dans une exploration d’infertilité ou dans un parcours d’assistance médicale à la procréation, l’AMH peut avoir une utilité clinique. Dans le volet consacré à l’infertilité, la HAS indique notamment que son dosage est à effectuer lorsqu’une prise en charge en AMP est envisagée.
Le message n’est donc pas :
« l’AMH est inutile ».
Il est :
« l’AMH n’est pas une boule de cristal permettant à une personne sans infertilité connue de prédire ses chances de grossesse spontanée dans plusieurs années ».
Quelle différence entre « bilan de fertilité » et « bilan d’infertilité » ?
Cette distinction traverse toute la recommandation.
Un bilan dit de fertilité peut être demandé par une personne qui souhaite savoir si elle est « fertile » alors qu’elle n’a pas encore essayé de concevoir ou qu’aucune difficulté n’a été constatée.
La HAS met en garde contre cette logique prédictive.
Un bilan d’infertilité, lui, répond à une situation clinique réelle : une grossesse ne survient pas malgré des rapports sexuels non protégés, ou certains facteurs de risque font craindre une diminution de la fertilité.
Dans ce second contexte, les examens ont un objectif précis : rechercher des causes possibles, identifier des éléments qui nécessitent une prise en charge spécialisée et éviter une perte de chance.
Après combien de temps sans grossesse faut-il commencer les explorations ?
La réponse dépend de l’âge et du contexte.
La définition classique de l’infertilité retient l’absence de grossesse après plus de 12 mois de rapports sexuels réguliers non protégés.
La HAS conserve ce repère, mais recommande d’adapter le calendrier dans certaines situations.
| Situation | Quand proposer une exploration selon la HAS |
|---|---|
| Absence de grossesse sans facteur particulier | Après 12 mois de rapports non protégés |
| Femme âgée de 35 ans ou plus et/ou homme âgé de 45 ans ou plus | Après 6 mois sans grossesse |
| Facteur de risque d’hypofertilité ou maladie connue pouvant entraîner une infertilité | Évaluation plus précoce selon la situation, avec exploration après 6 mois dans les situations décrites |
| Personnes approchant les limites d’âge de prise en charge en AMP | Orientation à prioriser |
Le principe est donc d’éviter une attente automatique qui ferait perdre un temps précieux lorsque l’âge ou l’histoire médicale rendent le délai particulièrement important.
Pourquoi les deux partenaires doivent-ils être explorés dès le départ ?
Parce qu’une infertilité n’est pas un problème qui doit être attribué par défaut à la femme.
La HAS recommande une approche centrée sur les deux partenaires, avec recueil de l’histoire personnelle et familiale, examen adapté et explorations coordonnées.
C’est à la fois une question médicale et une question de parcours.
Explorer une seule personne pendant des mois avant de s’intéresser à l’autre peut retarder le diagnostic, multiplier les rendez-vous inutiles et augmenter la charge émotionnelle.
La coordination du bilan doit donc permettre d’avancer en parallèle autant que possible.
La HAS recommande également de tenir compte du retentissement psychologique, émotionnel ou relationnel que les difficultés à concevoir peuvent provoquer.
Le spermogramme est-il vraiment un examen de première intention ?
Oui.
Dans l’exploration d’une infertilité masculine, la HAS recommande une analyse du sperme de manière systématique en première intention.
Le spermogramme évalue notamment le nombre de spermatozoïdes, leur mobilité et leur morphologie.
Si un spermogramme normal a déjà été réalisé dans des conditions adaptées et date de moins d’un an, il peut être pris en compte.
La HAS précise également qu’un seul spermogramme normal peut suffire dans ce cadre initial. Multiplier les examens n’apporte pas nécessairement davantage d’information lorsqu’aucune anomalie ou difficulté de réalisation n’a été identifiée.
À l’inverse, un résultat anormal doit conduire à une évaluation adaptée et éventuellement à un second examen ou à une orientation spécialisée.
Faut-il faire systématiquement une échographie testiculaire ?
Non.
La HAS rappelle qu’un examen d’imagerie ne doit pas remplacer l’examen clinique.
L’échographie scrotale n’est pas recommandée systématiquement en première intention lorsqu’il n’existe pas de signe d’appel.
Elle trouve sa place dans certaines situations spécifiques, par exemple lorsqu’un examen clinique fait suspecter une anomalie ou lorsqu’un spermogramme est perturbé.
Cette logique vaut plus largement pour le bilan d’infertilité : faire davantage d’examens n’est pas automatiquement synonyme de meilleur bilan.
La pertinence dépend du contexte clinique.
Et chez la femme, quels examens sont réalisés ?
Le bilan de première intention dépend de l’histoire, du cycle menstruel, de l’examen clinique et des facteurs de risque.
Les recommandations abordent notamment l’évaluation de l’ovulation, certains dosages hormonaux dans des indications précises et l’imagerie gynécologique.
Là encore, la HAS cherche à éviter les explorations systématiques sans indication.
Lorsque l’échographie est normale, certains examens supplémentaires de l’utérus ne sont pas recommandés d’emblée. En cas d’anomalie, des explorations complémentaires peuvent être organisées après avis spécialisé.
La logique est progressive : commencer par ce qui est pertinent, puis approfondir lorsque les premiers éléments le justifient.
Le mode de vie peut-il réellement influencer la fertilité ?
Oui, plusieurs facteurs modifiables sont associés à la fertilité et à la santé reproductive.
La HAS aborde notamment le tabac, l’alcool, le cannabis, l’alimentation, l’activité physique, le poids, le sommeil, certaines expositions environnementales ou professionnelles et des médicaments susceptibles d’altérer la fonction reproductive.
Mais il faut éviter un glissement fréquent.
Identifier des facteurs modifiables ne signifie pas qu’une infertilité résulte d’un « mauvais mode de vie » ou qu’elle pourrait toujours être corrigée par davantage de volonté individuelle.
De nombreuses causes sont biologiques, anatomiques, génétiques, médicales ou inexpliquées.
L’objectif des recommandations est plutôt de profiter des consultations de santé reproductive pour améliorer la santé globale et réduire les expositions sur lesquelles il est réellement possible d’agir.
Que dit la HAS sur le tabac et l’alcool ?
Pour le tabac, la HAS recommande l’arrêt dès l’intention de concevoir ou l’arrêt d’une contraception. Lorsque l’arrêt complet n’est pas obtenu immédiatement, toute réduction ou tout arrêt ultérieur reste bénéfique.
Pour l’alcool, le principe de précaution conduit également à recommander l’arrêt dès le projet conceptionnel.
Un aspect intéressant de la recommandation est qu’elle ne présente pas uniquement ces sujets comme une responsabilité féminine.
La santé reproductive masculine et les expositions du partenaire sont aussi prises en compte.
Cette vision à deux partenaires est cohérente avec l’ensemble du document.
Le poids doit-il devenir une obsession avant une grossesse ?
Non.
La HAS décrit les associations entre surpoids, obésité et certaines altérations de la fertilité masculine ou féminine, mais recommande une approche de santé globale, pas une injonction brutale à perdre du poids.
Chez une personne concernée, l’objectif peut porter sur l’alimentation, l’activité physique, la réduction de la sédentarité, le sommeil et la stabilisation du poids, idéalement plusieurs mois avant le projet de conception.
En cas d’IMC supérieur à 30 et de retentissement sur la santé, la recommandation propose de personnaliser les objectifs.
Cette nuance compte : une consultation préconceptionnelle n’a pas vocation à devenir un jugement moral sur le corps.
Quel rôle pour la santé mentale ?
La HAS intègre explicitement la dimension psychique.
La santé mentale peut intervenir à plusieurs niveaux : dans la santé globale avant conception, dans la gestion d’une maladie chronique, dans la décision autour d’un projet d’enfant et dans le retentissement d’une infertilité.
L’exploration peut elle-même devenir éprouvante.
Attendre chaque cycle, multiplier les examens, recevoir un résultat inattendu ou devoir envisager une AMP peut peser sur l’anxiété, l’image de soi, la sexualité et la relation de couple.
La recommandation demande donc aux professionnels de repérer une souffrance psychologique, émotionnelle ou relationnelle lorsqu’elle apparaît.
Un psychologue peut avoir une place dans cet accompagnement, sans se substituer au bilan médical de fertilité.
Quelle place pour la sexualité dans l’exploration de l’infertilité ?
Elle est centrale, mais parfois difficile à aborder.
Les troubles sexuels peuvent diminuer les chances de conception simplement parce qu’ils réduisent ou compliquent les rapports sexuels permettant une grossesse.
La HAS recommande donc d’aborder la sexualité dans l’entretien et de rechercher d’éventuelles difficultés chez l’un ou l’autre partenaire.
Un sexologue peut être sollicité dans certaines situations, notamment lorsque des difficultés sexuelles ou relationnelles participent au problème.
Là encore, son rôle est complémentaire. Il ne remplace pas l’exploration médicale d’une infertilité.
Les compléments alimentaires peuvent-ils « booster » la fertilité ?
Les recommandations ne valident pas une stratégie générale consistant à utiliser des compléments alimentaires pour améliorer la fertilité chez tout le monde.
Ce point mérite d’être rappelé parce que le marché de la « fertilité naturelle » est important.
Certaines carences ou situations médicales peuvent justifier une supplémentation précise. La période préconceptionnelle comporte également des recommandations spécifiques, notamment autour des folates, qui relèvent du suivi médical.
Mais un complément présenté comme destiné à « améliorer la fertilité » ne bénéficie pas automatiquement d’une preuve clinique solide.
La HAS mentionne même certaines substances végétales nécessitant de la prudence. Dans son document consacré à l’infertilité, elle rappelle par exemple que l’Anses déconseille la consommation de forskoline en raison de données expérimentales soulevant des questions sur la maturation des ovocytes.
Un accompagnement en naturopathie ou en nutrition peut éventuellement aider à travailler sur certaines habitudes de vie, mais il ne doit pas remplacer le bilan médical lorsque les critères d’exploration d’une infertilité sont réunis.
Faut-il attendre d’avoir un projet d’enfant pour parler de fertilité ?
Pas nécessairement.
C’est précisément l’un des changements de perspective proposés par la HAS.
La recommandation invite les professionnels de santé à pouvoir ouvrir un dialogue sur la fertilité et le projet conceptionnel en amont, tout en respectant la liberté de chacun de vouloir ou non des enfants.
Le but n’est pas d’exercer une pression reproductive.
Il est de permettre aux personnes qui souhaitent disposer d’informations de les obtenir suffisamment tôt pour prendre leurs décisions en connaissance de cause.
Cette nuance est particulièrement importante lorsque l’on parle de l’effet de l’âge.
Informer n’est pas imposer un calendrier de vie.
Pourquoi la HAS insiste-t-elle autant sur le langage ?
Parce que les mots peuvent créer de fausses certitudes.
Parler de « réserve d’ovocytes » comme d’un compteur exact, de « test de fertilité » comme d’un verdict ou de « fertilité garantie » après un examen normal peut conduire à de mauvaises décisions.
La HAS recommande donc une information compréhensible et proportionnée, qui distingue clairement ce que les examens savent mesurer de ce qu’ils ne savent pas prédire.
C’est aussi une question de décision partagée.
Une personne peut souhaiter différer un projet parental pour des raisons personnelles, professionnelles, économiques ou relationnelles. L’objectif du professionnel n’est pas de juger ce choix, mais de lui fournir une information réaliste sur la fertilité et ses limites.
Que se passe-t-il si le premier bilan est normal ?
Un bilan de première intention normal n’exclut pas une infertilité.
La HAS prévoit explicitement la situation d’infertilité inexpliquée.
Lorsque les investigations initiales sont dans les normes mais que la grossesse ne survient pas, la personne ou le couple doit pouvoir être orienté vers un médecin ou une équipe spécialisée en reproduction afin de discuter d’éventuelles explorations de deuxième intention et des options possibles.
À l’inverse, si le premier bilan met en évidence une anomalie, la recommandation demande d’éviter les annonces pronostiques trop rapides sur les chances futures de grossesse.
Le rôle du bilan initial est d’orienter, pas de produire un verdict définitif.
Ce que les nouvelles recommandations changent surtout
La nouveauté la plus intéressante n’est probablement pas un examen particulier.
C’est l’organisation du raisonnement.
Avant une infertilité, la HAS privilégie l’information, la prévention et la santé globale plutôt qu’une médicalisation systématique de la fertilité.
Lorsqu’une infertilité est suspectée, elle recommande au contraire de ne pas perdre de temps, d’explorer les deux partenaires simultanément et d’utiliser des examens ciblés.
Entre les deux, elle trace une frontière nette : on ne doit pas utiliser des tests médicaux conçus pour certaines situations cliniques comme des outils de prédiction grand public de la fertilité future.
Cette clarification peut éviter à la fois de fausses rassurances, de l’anxiété inutile et des retards de prise en charge.
Quand consulter en pratique ?
Une consultation peut être pertinente bien avant douze mois d’essais si vous avez une question sur votre fertilité, un antécédent susceptible de l’altérer, une maladie chronique, un traitement potentiellement concerné ou simplement besoin d’informations pour un projet futur.
Lorsqu’une grossesse est recherchée sans succès, le repère général reste douze mois de rapports non protégés.
Après 35 ans chez la femme ou 45 ans chez l’homme, la HAS recommande de proposer une exploration après six mois sans grossesse.
Une évaluation plus précoce peut aussi être nécessaire en présence d’un facteur de risque connu.
Le médecin ou la sage-femme constitue alors le bon point d’entrée pour organiser la première évaluation et, si besoin, l’orientation.
Sources et références
- Haute Autorité de santé - Santé sexuelle et reproductive : Fertilité et santé globale - Infertilité : exploration en première intention, 17 juillet 2026 (ouvre un site externe)
- HAS - Recommandations, volet 1 : Fertilité et santé globale (ouvre un site externe)
- HAS - Recommandations, volet 2 : Infertilité, exploration en première intention (ouvre un site externe)
- HAS - Décision n°2026.0097/DC/SBP du 11 juin 2026 (ouvre un site externe)
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