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Insomnie chez les seniors : quand consulter ?
L’insomnie chez les seniors ne doit pas être banalisée lorsqu’elle fatigue, dure, s’aggrave ou retentit sur la journée. Découvrez quand consulter, quels signes surveiller et quels accompagnements peuvent aider après 60 ans.

Après 60 ans, le sommeil peut changer : nuits plus légères, réveils plus fréquents, endormissement plus précoce, réveil matinal, sieste plus présente ou impression de moins récupérer. Ces évolutions peuvent être fréquentes, mais elles ne doivent pas tout expliquer.
On parle plus volontiers d’insomnie lorsque le sommeil devient insuffisant, de mauvaise qualité ou difficile à retrouver, avec un retentissement sur la journée : fatigue, somnolence, irritabilité, anxiété, douleurs plus difficiles à supporter, baisse de concentration, sorties réduites ou moral en baisse. Le sommeil n’a pas besoin d’être parfait. Mais quand la nuit commence à diriger toute la journée comme un chef de chantier un peu trop nerveux, il est temps de regarder le sujet sérieusement.
Sommeil qui change ou insomnie : où est la différence ?
Un sommeil plus léger avec l’âge n’est pas forcément une insomnie. Certaines personnes dorment moins profondément, se réveillent une ou deux fois, se lèvent plus tôt, mais se sentent globalement reposées et capables de vivre leur journée.
L’insomnie devient plus probable lorsque les difficultés durent, se répètent et pèsent sur la vie quotidienne. Le repère important n’est donc pas seulement le nombre d’heures dormies, mais la récupération, l’énergie, la sécurité, l’humeur, la concentration et la capacité à maintenir ses activités.
Quand faut-il consulter pour une insomnie après 60 ans ?
Un avis médical est recommandé lorsque l’insomnie devient durable, s’aggrave ou s’accompagne de signes physiques, psychiques ou de sécurité. Après 60 ans, il est préférable de ne pas laisser s’installer une fatigue importante pendant des semaines en pensant que c’est seulement l’âge.
- Insomnie qui dure plusieurs semaines ou qui s’aggrave
- Fatigue importante dans la journée
- Somnolence excessive ou endormissements involontaires
- Réveils nocturnes très fréquents ou très prolongés
- Difficulté à assurer les gestes du quotidien à cause du manque de sommeil
- Chutes, vertiges, confusion ou désorientation la nuit ou au réveil
- Douleur qui réveille régulièrement
- Essoufflement nocturne, réveil avec sensation d’étouffement ou pauses respiratoires observées
- Ronflements importants associés à une fatigue marquée
- Envies d’uriner très fréquentes, récentes ou gênantes la nuit
- Changement brutal du rythme de sommeil
- Tristesse persistante, anxiété importante, perte d’élan marquée ou idées suicidaires
- Perte d’appétit, amaigrissement inexpliqué ou grande fatigue
- Usage régulier d’alcool, de somnifères, d’anxiolytiques ou d’autres substances pour dormir
L’insomnie récente mérite souvent une recherche de cause
Une insomnie qui apparaît récemment après 60 ans peut avoir plusieurs causes : douleur, changement de traitement, stress, deuil, maladie, chute, anxiété, trouble digestif, envie d’uriner, problème respiratoire nocturne, solitude, changement de rythme ou hospitalisation récente.
Consulter permet de ne pas traiter uniquement le symptôme. Dormir mal n’est parfois que la partie visible d’un déséquilibre plus large. Chercher la cause peut éviter de répondre trop vite par un médicament ou par une solution qui ne règle pas le fond.
La fatigue de journée est un signal important
Une mauvaise nuit ponctuelle peut arriver. Mais lorsque l’insomnie entraîne une fatigue constante, une baisse d’attention, une irritabilité, une perte d’envie, une difficulté à marcher ou une tendance à somnoler, il faut être attentif.
Chez les seniors, la fatigue peut augmenter le risque de chute, réduire les sorties, aggraver la douleur, compliquer les démarches et fragiliser le moral. Ce n’est pas seulement un inconfort. C’est parfois un facteur de perte d’autonomie progressive.
Somnolence dans la journée : à ne pas banaliser
Se sentir un peu somnolent après le déjeuner peut être fréquent. En revanche, s’endormir involontairement, lutter pour rester éveillé, somnoler pendant une conversation, devant la télévision, en lisant ou dans des situations inhabituelles mérite un avis médical.
La somnolence peut être liée au manque de sommeil, à des traitements, à un trouble respiratoire du sommeil, à une maladie, à une dépression, à une fatigue importante ou à d’autres facteurs. Elle doit être prise au sérieux lorsqu’elle met la sécurité ou l’autonomie en difficulté.
Douleurs nocturnes : quand le corps empêche de dormir
Les douleurs de dos, de hanche, de genou, d’épaule, les raideurs, les tensions musculaires ou les douleurs chroniques peuvent empêcher de trouver une position confortable, provoquer des réveils ou rendre le retour au sommeil difficile.
Une douleur qui réveille régulièrement, qui s’aggrave, qui apparaît après une chute, qui limite la marche ou les gestes, ou qui s’accompagne d’un état général diminué doit conduire à demander un avis médical. L’insomnie peut parfois être le signal qu’une douleur mérite d’être réévaluée.
Réveils pour uriner : quand faut-il explorer ?
Se lever la nuit pour uriner peut devenir plus fréquent après 60 ans. Mais lorsque les levers sont nombreux, récents, très gênants ou associés à une chute, une douleur, une soif importante, une fatigue marquée ou une confusion, il vaut mieux demander un avis médical.
Ces levers nocturnes peuvent fragmenter le sommeil et augmenter le risque de chute, surtout si la personne se lève vite, dans le noir, avec des chaussons instables ou après avoir pris un médicament qui favorise la somnolence.
Ronflements, pauses respiratoires ou sensation d’étouffement
Une insomnie ou un sommeil non réparateur peut parfois être lié à une respiration perturbée pendant la nuit. Certains signes doivent attirer l’attention : ronflements importants, pauses respiratoires observées par un proche, réveils avec sensation d’étouffement, bouche sèche au réveil, maux de tête matinaux ou somnolence importante dans la journée.
Ces signes justifient un avis médical. Il ne faut pas les réduire à une mauvaise nuit ou à un sommeil léger. Un trouble respiratoire du sommeil peut avoir un impact sur la fatigue, la vigilance, l’humeur et la sécurité.
Anxiété nocturne : quand les pensées empêchent de dormir
Après 60 ans, la nuit peut devenir le moment où les inquiétudes reviennent : santé, famille, solitude, retraite, démarches, argent, douleurs, perte d’autonomie, peur de tomber, inquiétude pour un proche. Le silence de la nuit peut amplifier ce qui restait contenu pendant la journée.
Lorsque l’anxiété empêche l’endormissement, provoque des réveils prolongés ou s’accompagne de tensions, de respiration courte, de palpitations ou de panique, il est utile d’en parler à un médecin ou à un « Psychologue ». La sophrologie, la « Cohérence cardiaque : comprendre cette méthode simple de régulation du stress » ou la relaxation peuvent aider en complément, mais elles ne doivent pas masquer une anxiété sévère.
Moral en baisse et insomnie : un lien à prendre au sérieux
L’insomnie peut accompagner une période de tristesse, de deuil, de solitude, de perte de repères, de retraite difficile ou de douleur chronique. Certaines personnes se réveillent très tôt, ruminent, perdent l’envie de faire les choses ou se sentent épuisées dès le matin.
Une tristesse persistante, une perte d’élan marquée, un isolement croissant, une négligence de soi, une perte d’appétit ou des idées suicidaires doivent conduire à demander de l’aide rapidement. En cas d’idées suicidaires, de détresse sévère ou de mise en danger, il faut solliciter une aide médicale urgente.
Traitements, somnifères et automédication : prudence après 60 ans
Certains médicaments peuvent influencer le sommeil, la vigilance, les rêves, les envies d’uriner, la somnolence, la confusion ou le risque de chute. À l’inverse, certaines personnes prennent des somnifères, anxiolytiques, antidouleurs, compléments ou autres produits pour dormir.
Après 60 ans, il ne faut jamais modifier seul un traitement ni prendre régulièrement un produit pour dormir sans avis médical. Les interactions, la dépendance, la somnolence, les troubles de l’équilibre et les chutes doivent être pris au sérieux. Le médecin ou le pharmacien peut aider à faire le point.
Alcool pour dormir : une fausse bonne idée
Certaines personnes utilisent l’alcool pour s’endormir plus vite ou calmer les pensées du soir. L’effet peut sembler utile au départ, mais le sommeil peut ensuite devenir plus fragmenté, moins réparateur et plus instable.
Après 60 ans, l’alcool peut aussi augmenter le risque de chute, interagir avec des médicaments, aggraver la somnolence ou entretenir une dépendance. Si l’alcool devient une aide régulière pour dormir, il est important d’en parler à un professionnel de santé sans honte.
Insomnie et chute : un duo à surveiller
L’insomnie peut augmenter la fatigue et la vigilance réduite dans la journée. Les levers nocturnes peuvent aussi être risqués lorsqu’ils se font dans l’obscurité, avec somnolence, vertiges, douleur ou effets de médicaments.
Si une personne chute la nuit, manque de tomber, se sent confuse au réveil, se lève très souvent ou a peur de se déplacer dans le logement, un avis médical est recommandé. La sécurité nocturne fait partie de la prise en charge du sommeil.
Comment observer l’insomnie avant la consultation
Il peut être utile de noter quelques informations pendant une courte période, sans transformer chaque nuit en contrôle permanent. L’objectif est d’aider le professionnel à comprendre les tendances.
- Depuis quand l’insomnie est-elle présente ?
- La difficulté concerne-t-elle l’endormissement, les réveils nocturnes ou le réveil trop matinal ?
- La personne se rendort-elle facilement ?
- La fatigue du lendemain est-elle importante ?
- Y a-t-il une douleur, une envie d’uriner, une gêne respiratoire ou une digestion difficile ?
- La sieste aide-t-elle ou décale-t-elle la nuit ?
- Un traitement, de l’alcool ou un produit pour dormir est-il utilisé ?
- Le sommeil a-t-il changé après une chute, une maladie, un deuil ou un stress important ?
- Le moral baisse-t-il en même temps que les nuits se dégradent ?
- Les levers nocturnes sont-ils sécurisés ?
Éviter de surveiller le sommeil en permanence
Lorsque l’insomnie dure, il est tentant de surveiller chaque heure, chaque réveil et chaque sensation. Cette surveillance peut renforcer l’anxiété et faire du lit un lieu de calcul plutôt qu’un lieu de repos.
Il peut être utile de réduire la pression : éviter de regarder l’heure plusieurs fois, limiter les longues ruminations au lit, accepter qu’une nuit imparfaite puisse arriver et chercher des repères réguliers plutôt qu’un contrôle total. Le sommeil revient rarement quand on le poursuit avec un gyrophare.
Les règles simples qui peuvent soutenir le sommeil
Avant de penser à une solution forte, certaines habitudes peuvent être explorées. Elles ne règlent pas toutes les insomnies, mais elles peuvent créer un terrain plus favorable au sommeil.
- Garder un horaire de lever relativement régulier
- S’exposer à la lumière naturelle le matin si possible
- Bouger doucement dans la journée selon ses capacités
- Limiter les siestes longues ou tardives si elles perturbent la nuit
- Éviter les repas trop lourds ou trop tardifs si la digestion gêne
- Réduire les écrans lumineux tardifs lorsqu’ils stimulent trop
- Préparer une transition calme avant le coucher
- Éviter l’alcool comme aide au sommeil
- Sécuriser le chemin en cas de lever nocturne
- Consulter si les troubles durent ou retentissent sur la journée
Sécuriser les nuits en cas de réveils fréquents
Chez les seniors, l’insomnie s’accompagne parfois de levers nocturnes. La sécurité devient alors essentielle. Un chemin dégagé, une lumière douce accessible, des chaussons stables et un téléphone à portée peuvent réduire certains risques.
- Dégager le passage entre le lit et les toilettes
- Installer une veilleuse ou une lumière douce
- Éviter les tapis glissants près du lit
- Se lever progressivement, surtout en cas d’étourdissement
- Garder des chaussons stables à portée de main
- Avoir un téléphone accessible
- Éviter de se précipiter dans le noir
- Demander un avis si des vertiges, chutes ou confusions apparaissent
Quelle place pour la sophrologie ?
La sophrologie peut accompagner l’insomnie lorsqu’elle est liée au stress, aux tensions, aux pensées qui tournent, à l’appréhension du coucher, à la peur de mal dormir ou à une difficulté à relâcher le corps.
Elle peut proposer des exercices de respiration, de détente, d’ancrage et de visualisation. Elle ne remplace pas un médecin lorsque l’insomnie est durable, très fatigante, associée à une douleur nocturne, à une somnolence importante, à des signes respiratoires, à une détresse morale ou à des effets possibles de traitements.
Quelle place pour la « Cohérence cardiaque : comprendre cette méthode simple de régulation du stress » et la relaxation ?
La « Cohérence cardiaque : comprendre cette méthode simple de régulation du stress » et la « Relaxation guidée » peuvent aider certaines personnes à apaiser le système nerveux avant le coucher ou après un réveil nocturne. Elles peuvent soutenir une respiration plus régulière et un relâchement progressif.
Ces outils ne doivent pas devenir une obligation de résultat. Leur but n’est pas de faire dormir immédiatement sur commande, mais de créer un climat plus calme. En cas d’insomnie persistante ou épuisante, un avis médical reste nécessaire.
Quelle place pour l’hypnose ?
L’hypnose peut être envisagée en complément lorsque l’insomnie est entretenue par l’anxiété, les ruminations, certaines habitudes de veille ou l’appréhension de la nuit. Elle peut aider certaines personnes à modifier leur rapport au coucher et aux réveils.
Elle ne remplace pas l’évaluation médicale d’une insomnie durable, d’un trouble respiratoire du sommeil, d’une douleur nocturne, d’une dépression, d’un problème urinaire ou d’un effet de médicament. Un « Hypnothérapeute » sérieux doit réorienter lorsque la situation dépasse son champ.
Quel rôle pour le médecin ?
Le médecin traitant peut évaluer les causes possibles de l’insomnie : douleurs, traitements, envies d’uriner, respiration nocturne, anxiété, dépression, maladie chronique, troubles digestifs, fatigue, alcool, automédication ou changement récent de rythme.
Il peut proposer un bilan, adapter une prise en charge, revoir un traitement, orienter vers un spécialiste du sommeil, un « Psychologue », un psychiatre, un « Kinésithérapeute », un diététicien ou un autre professionnel selon la situation. Il reste prioritaire lorsque l’insomnie s’accompagne de signes d’alerte.
Quel rôle pour le « Psychologue » ?
Un « Psychologue » peut aider lorsque l’insomnie est liée à des ruminations, à l’anxiété, à la solitude, au deuil, à la retraite difficile, à une douleur chronique, à la peur de vieillir ou à une perte de repères.
L’accompagnement psychologique peut aider à mettre des mots sur ce qui revient la nuit et à retrouver des repères plus apaisants. En cas de dépression sévère, d’idées suicidaires, de détresse importante ou de besoin d’évaluation médicale spécialisée, un médecin ou un psychiatre doit être sollicité rapidement.
Quel rôle pour le diététicien ou le nutritionniste ?
Un diététicien ou un nutritionniste peut aider lorsque les repas, la digestion, l’appétit, l’hydratation, le poids ou une maladie chronique influencent le sommeil. Après 60 ans, un dîner mal toléré, une hydratation mal répartie ou des apports insuffisants peuvent peser sur les nuits.
Une perte d’appétit durable, un amaigrissement inexpliqué, des troubles digestifs persistants ou une grande fatigue doivent toutefois conduire à consulter un médecin. L’alimentation peut soutenir le sommeil, mais elle ne remplace pas une évaluation médicale.
Quel rôle pour le pharmacien ?
Le pharmacien peut être un interlocuteur utile lorsque la personne prend plusieurs traitements, utilise des produits pour dormir ou se demande si un médicament peut influencer ses nuits. Il peut repérer certaines situations qui nécessitent de revoir le sujet avec le médecin.
Il ne faut pas multiplier les produits sans avis, même lorsqu’ils semblent naturels. Après 60 ans, les interactions, la somnolence, la confusion et les chutes sont des enjeux importants. Un produit pris pour dormir ne doit pas créer plus de risques qu’il n’apporte de repos.
Pour les proches : aider sans banaliser
Un parent peut minimiser son insomnie en disant que c’est normal avec l’âge. Parfois, il a raison. Mais si les nuits l’épuisent, réduisent ses sorties, augmentent les chutes, aggravent ses douleurs ou fragilisent son moral, il faut prendre le sujet au sérieux.
- Demander depuis quand l’insomnie est présente
- Observer si la fatigue limite les activités
- Prendre au sérieux les douleurs nocturnes
- Vérifier la sécurité des levers la nuit
- Encourager un avis médical si les troubles durent ou s’aggravent
- Repérer l’anxiété, la tristesse ou l’isolement associés
- Éviter les conseils rapides ou culpabilisants
- Ne pas encourager l’alcool ou l’automédication pour dormir
- Aider à préparer un rendez-vous si la personne le souhaite
Quels professionnels peuvent accompagner ?
L’insomnie chez les seniors peut demander plusieurs regards selon les causes et le retentissement. Le médecin traitant reste le premier repère si l’insomnie est durable, récente, très fatigante, associée à une douleur, une somnolence, une confusion, une chute, une détresse morale ou un usage régulier de produits pour dormir.
- Un médecin traitant peut évaluer l’insomnie, les douleurs, les traitements, la fatigue, les envies d’uriner, la respiration nocturne, le moral et les signes associés.
- Un pharmacien peut aider à repérer les risques liés aux traitements, aux produits pour dormir, aux interactions et à l’automédication.
- Un « Sophrologue » peut soutenir la respiration, la détente, le rituel du soir, l’ancrage et l’apaisement après les réveils.
- Un « Psychologue » peut accompagner les ruminations, l’anxiété, la tristesse, la solitude, le deuil ou la perte de repères qui reviennent la nuit.
- Un « Hypnothérapeute » peut accompagner certains troubles d’endormissement ou réveils liés au stress, en complément d’un suivi adapté.
- Un diététicien ou nutritionniste peut aider si les repas, la digestion, l’appétit, le poids ou l’hydratation influencent les nuits.
- Un « Kinésithérapeute » peut soutenir la mobilité et les douleurs lorsque le corps gêne les nuits ou les levers nocturnes.
- Un « Ostéopathe » peut accompagner certaines tensions ou raideurs fonctionnelles, en complément et avec prudence, si aucun signe d’alerte n’est présent.
- Un psychiatre peut être nécessaire en cas de dépression sévère, d’idées suicidaires, de détresse importante ou de besoin d’évaluation médicale spécialisée.
Quelle place pour les approches bien-être ?
Les approches bien-être peuvent soutenir l’insomnie lorsqu’elles aident à apaiser le stress, relâcher les tensions, mieux respirer, préparer la nuit, mieux vivre les réveils ou retrouver une routine régulière. Sophrologie, « Cohérence cardiaque : comprendre cette méthode simple de régulation du stress », « Relaxation guidée », hypnose, réflexologie ou kinésiologie peuvent avoir une place complémentaire selon les besoins.
Elles ne remplacent jamais un diagnostic, un traitement, un médecin, un « Psychologue », un psychiatre, un spécialiste du sommeil ou les urgences lorsque la situation l’exige. Leur rôle est d’accompagner le confort et la qualité de vie, sans promettre des nuits parfaites ni retarder une consultation nécessaire.
Le bon repère : consulter quand la nuit abîme le jour
Une nuit plus légère avec l’âge n’est pas toujours inquiétante. Une insomnie devient un vrai sujet lorsqu’elle abîme la journée : fatigue, somnolence, douleurs, anxiété, irritabilité, isolement, chute, perte de confiance, perte d’appétit ou moral en baisse.
Consulter ne signifie pas forcément prendre un médicament. Cela signifie comprendre, sécuriser et choisir les bons appuis. Parfois, le sommeil s’améliore en traitant une douleur, en ajustant un rythme, en revoyant un traitement, en apaisant l’anxiété ou en sécurisant les levers nocturnes.
Ce qu’il faut retenir
L’insomnie chez les seniors mérite une consultation lorsqu’elle dure, s’aggrave, fatigue fortement la journée, provoque une somnolence excessive, augmente le risque de chute, s’accompagne de douleurs nocturnes, de réveils très fréquents, d’envies d’uriner gênantes, de confusion, de vertiges, de pauses respiratoires suspectées, d’une grande fatigue, d’un amaigrissement, d’une perte d’appétit, d’une tristesse persistante, d’une anxiété importante, d’idées suicidaires ou d’un usage régulier d’alcool ou de médicaments pour dormir. Après 60 ans, il ne faut pas modifier seul un traitement ni multiplier les produits pour dormir sans avis médical. Le médecin traitant reste le premier repère pour chercher les causes et orienter si besoin. Le pharmacien peut aider à repérer les risques liés aux traitements et à l’automédication. Le « Psychologue », le « Sophrologue », l’« Hypnothérapeute », le diététicien, le « Kinésithérapeute » ou d’autres professionnels peuvent accompagner selon les besoins, chacun dans son champ. Les approches bien-être peuvent soutenir l’apaisement, la respiration et les routines, mais elles ne remplacent jamais un diagnostic ou un suivi médical nécessaire. Le bon repère est simple : si la nuit abîme durablement le jour, il vaut mieux consulter plutôt que s’habituer à vivre épuisé.
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