Quand on vieillit, le corps envoie parfois des messages contradictoires. Il demande du mouvement pour ne pas rouiller, mais il réclame aussi plus de récupération. Il supporte moins les excès, mais il se fragilise quand on ne l’utilise plus assez. Bref, le corps devient un comité de pilotage assez pointilleux.
Le piège serait de croire qu’il faut soit se ménager totalement, soit se forcer comme avant. Après 60 ans, l’activité physique douce n’a pas pour but de battre un record, mais de préserver ce qui compte : marcher, se lever, sortir, porter ses courses, garder l’équilibre, mieux dormir, rester acteur de son quotidien.
Le repos, lui, n’est pas un échec. Il protège quand le corps récupère, quand une douleur apparaît, quand une maladie fatigue ou quand l’énergie manque vraiment. La nuance importante est donc celle-ci : se reposer pour récupérer, oui ; s’arrêter durablement par peur, par douleur non explorée ou par perte de confiance, non sans accompagnement.