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Relations toxiquesRelations toxiquesPsychothérapie

29 juin 2026 · 11 min de lecture

Pourquoi les excuses ne suffisent pas toujours dans une relation toxique ?

Dans une relation toxique, les excuses peuvent soulager sur le moment, mais ne suffisent pas toujours si les mêmes comportements se répètent. Comprendre la différence entre regret, réparation et changement aide à retrouver des repères.

Illustration du guide Holia : Pourquoi les excuses ne suffisent pas toujours dans une relation toxique ?

Sommaire

Repères dans l'article et pistes pour aller plus loin sur Holia.

  1. Une excuse peut soulager sans réparer
  2. Parce que le regret ne suffit pas à changer un comportement
  3. Parce que les excuses peuvent faire partie d’un cycle
  4. Parce que l’excuse peut déplacer la question du changement
  5. Parce que certaines excuses restent floues
  6. Parce que les excuses peuvent être suivies d’une culpabilisation
  7. Parce que l’on veut croire que cette fois sera différente
  8. Parce que les bons moments reviennent après les excuses
  9. Parce qu’une excuse peut éviter les conséquences
  10. Parce que vous pouvez confondre pardon et retour à la normale
  11. Comment reconnaître des excuses réellement réparatrices ?
  12. Quels signes montrent que les excuses ne suffisent plus ?
  13. Pourquoi ne pas croire aux excuses ne fait pas de vous quelqu’un de dur
  14. Quand les excuses masquent une situation de danger
  15. La thérapie de couple n’est pas toujours la bonne réponse
  16. Comment reprendre des repères après des excuses répétées ?
  17. Quand demander un accompagnement ?
  18. Ce qu’il faut retenir

Aller plus loin

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Voir aussi : Relations toxiques

Dans une relation toxique, les excuses peuvent faire beaucoup d’effet. Elles peuvent soulager, redonner de l’espoir, calmer l’angoisse, faire revenir la tendresse et donner l’impression que l’autre a enfin compris. Après une dispute, un silence, une parole blessante ou une scène douloureuse, entendre “je suis désolé” peut vraiment toucher.

Mais les excuses ne suffisent pas toujours. Une excuse peut être sincère sur le moment et ne pas être suivie d’un changement réel. Elle peut apaiser une crise sans modifier le schéma. Elle peut donner envie de rester, de pardonner, de réessayer, tout en laissant revenir les mêmes blessures quelques jours ou quelques semaines plus tard.

Une excuse peut soulager sans réparer

Une excuse apaise souvent parce qu’elle donne l’impression que la douleur est reconnue. La tension retombe. L’autre semble regretter. Vous vous sentez peut-être moins seul, moins fou, moins injuste d’avoir été blessé. Ce soulagement est réel.

Mais soulager n’est pas réparer. Une réparation demande plus qu’un moment d’émotion. Elle suppose de reconnaître clairement ce qui s’est passé, de comprendre l’impact, d’assumer sa part et de modifier concrètement le comportement. Sinon, l’excuse devient une pause dans le problème, pas une sortie du problème.

Parce que le regret ne suffit pas à changer un comportement

Il est possible qu’une personne regrette réellement d’avoir blessé, crié, humilié, menti, contrôlé, disparu ou dépassé une limite. Le regret peut être sincère. Mais un regret sincère ne garantit pas un changement durable.

Changer demande de regarder ses mécanismes, de prendre de la responsabilité, d’accepter les conséquences, d’apprendre à réagir autrement et parfois de se faire accompagner. Sans ce travail, la personne peut regretter après coup, puis recommencer lorsque la frustration, la jalousie, la peur ou la colère reviennent.

Parce que les excuses peuvent faire partie d’un cycle

Dans une relation toxique, les excuses peuvent s’inscrire dans un cycle : tension, dispute ou blessure, excuses, rapprochement, espoir, puis retour du même comportement. Ce cycle est très confus, parce que chaque excuse semble remettre la relation à zéro.

Le problème, c’est que votre corps et votre confiance, eux, ne repartent pas vraiment de zéro. À chaque répétition, quelque chose s’use : la sécurité, la spontanéité, la capacité à croire les promesses, parfois même la confiance dans votre propre jugement. On peut pardonner une scène. Il est plus difficile de vivre dans une boucle qui se présente à chaque fois comme une exception.

Parce que l’excuse peut déplacer la question du changement

Après des excuses, il devient parfois plus difficile de reparler du problème. Vous pouvez vous dire que l’autre a déjà reconnu sa faute, qu’il ne faut pas en rajouter, qu’il faut savoir passer à autre chose. L’excuse referme alors la discussion avant que le fond ait été traité.

Dans une relation saine, une excuse ouvre souvent une réparation : “qu’est-ce que je peux faire pour que cela ne se reproduise pas ?”. Dans une relation toxique, elle peut devenir une manière de tourner la page trop vite : “j’ai dit pardon, pourquoi tu continues ?”. Or une excuse n’annule pas automatiquement le besoin de comprendre, de poser une limite ou d’observer un changement.

Parce que certaines excuses restent floues

Toutes les excuses ne se valent pas. Certaines sont claires : elles nomment le comportement, reconnaissent l’impact et ne cherchent pas à vous rendre responsable. D’autres restent floues, générales ou ambiguës : “désolé si tu l’as mal pris”, “désolé mais tu m’as poussé à bout”, “je suis comme ça”, “je ne voulais pas”, “tu sais bien que je t’aime”.

Une excuse floue peut donner l’impression d’une réparation tout en évitant la responsabilité réelle. Elle peut reconnaître l’émotion du moment sans reconnaître le comportement. Elle peut même vous faire sentir coupable d’avoir été blessé. Le mot “pardon” n’a pas le même poids selon ce qu’il protège : la relation, ou l’image de celui qui s’excuse.

Cathy Bernigaud - Sophrologue à Clermont-Ferrand

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Parce que les excuses peuvent être suivies d’une culpabilisation

Dans certaines relations, l’excuse arrive avec une contrepartie émotionnelle. L’autre s’excuse, puis explique longuement à quel point il souffre, à quel point il a peur, à quel point il se sent rejeté ou incompris. Vous vous retrouvez alors à consoler la personne qui vient de vous blesser.

Cela peut être très déstabilisant. Votre douleur passe au second plan. Vous finissez par rassurer, minimiser, retirer ce que vous aviez dit ou promettre de faire plus attention. L’excuse devient alors un détour : au lieu de réparer ce qui vous a blessé, elle vous ramène dans le rôle de celui ou celle qui doit prendre soin de l’autre.

Parce que l’on veut croire que cette fois sera différente

Les excuses entretiennent souvent l’espoir. Après une scène douloureuse, il est naturel de vouloir croire que l’autre a compris. On se dit que cette fois, la discussion a été plus profonde, que les mots étaient plus sincères, que la peur de vous perdre va provoquer un déclic.

L’espoir n’est pas une faiblesse. Il montre que vous tenez au lien. Mais lorsque l’espoir sert à supporter une répétition sans changement durable, il peut devenir épuisant. On attend la preuve que l’autre va changer, pendant que la relation continue à demander de la patience, de la vigilance et beaucoup d’énergie.

Parce que les bons moments reviennent après les excuses

Après des excuses, la relation peut redevenir douce. L’autre peut être plus tendre, plus présent, plus attentif. Vous pouvez retrouver une complicité, une proximité ou une impression de sécurité. Ces moments peuvent être sincères et importants.

Mais si cette douceur revient surtout après les crises, elle peut aussi renforcer l’attachement au cycle. La réparation apparente devient très précieuse parce qu’elle arrive après une période de tension. On ne savoure plus seulement un moment agréable. On respire parce que la menace semble temporairement levée.

Parce qu’une excuse peut éviter les conséquences

Dans une relation toxique, les excuses peuvent parfois servir à éviter les conséquences d’un comportement : une distance, une limite, une remise en question, une demande d’aide, une séparation ou une décision de protection. L’autre s’excuse au moment où il sent que vous pourriez ne plus accepter.

Cela ne veut pas dire que toutes les excuses sont manipulatoires. Mais il est utile d’observer leur timing. L’excuse apparaît-elle seulement quand vous êtes sur le point de partir, de poser une limite ou de nommer clairement ce qui ne va plus ? Et surtout : que se passe-t-il ensuite, une fois le risque passé ?

Parce que vous pouvez confondre pardon et retour à la normale

Pardonner, ou avoir envie de pardonner, ne signifie pas que tout doit reprendre comme avant. On peut accueillir une excuse et garder une limite. On peut reconnaître un regret et demander du temps. On peut aimer quelqu’un et constater que la relation n’est pas sécurisante.

Dans une relation toxique, il arrive que le pardon soit attendu comme une remise à zéro immédiate : vous ne devriez plus en parler, plus douter, plus avoir peur, plus poser de questions. Mais une personne blessée n’est pas une imprimante qu’on relance après avoir appuyé sur “pardon”. La confiance se reconstruit par des actes répétés, pas par une formule.

Comment reconnaître des excuses réellement réparatrices ?

Des excuses réparatrices ne sont pas forcément parfaites, mais elles ont certains points communs. Elles ne cherchent pas à écraser votre ressenti ni à vous rendre responsable de la réaction de l’autre. Elles ouvrent un changement concret.

  • La personne nomme clairement le comportement qui vous a blessé.
  • Elle reconnaît l’impact sur vous sans le minimiser.
  • Elle ne commence pas par se justifier ou retourner la faute.
  • Elle accepte que vous ayez besoin de temps.
  • Elle respecte davantage vos limites après coup.
  • Elle met en place des actions concrètes pour éviter la répétition.
  • Elle accepte un regard extérieur ou une aide si le schéma se répète.
  • Elle ne vous demande pas de la rassurer immédiatement sur le fait que tout va bien.

Quels signes montrent que les excuses ne suffisent plus ?

Il peut être difficile de savoir quand arrêter de croire aux excuses. Certains signes indiquent que les mots ne suffisent plus à protéger la relation ni votre équilibre.

  • Les mêmes comportements reviennent malgré les promesses.
  • Les excuses arrivent surtout quand vous prenez de la distance.
  • Vous vous sentez obligé de pardonner vite pour apaiser l’autre.
  • Après les excuses, vos limites ne sont pas mieux respectées.
  • Vous avez peur de reparler du sujet, car l’autre estime avoir déjà dit pardon.
  • Vous vous sentez coupable de ne plus réussir à croire au changement.
  • Les excuses sont suivies d’une période douce, puis le même cycle reprend.
  • Vous ne savez plus si vous attendez un vrai changement ou seulement la prochaine accalmie.

Pourquoi ne pas croire aux excuses ne fait pas de vous quelqu’un de dur

Il est fréquent de se sentir coupable lorsqu’on ne parvient plus à croire les excuses. On peut se dire qu’on est froid, rancunier, injuste ou incapable de pardonner. Pourtant, perdre confiance dans des excuses répétées n’est pas forcément un manque d’amour. Cela peut être une réaction normale à une absence de changement.

La confiance ne se commande pas. Elle se construit ou se reconstruit à partir de comportements cohérents dans la durée. Si votre corps reste en alerte malgré les mots, ce n’est pas forcément parce que vous refusez d’avancer. C’est peut-être parce qu’une partie de vous a appris que les mots ne suffisent plus.

Quand les excuses masquent une situation de danger

Certaines situations ne doivent pas être ramenées à une simple question d’excuses. Si la relation comporte des menaces, du contrôle, de la surveillance, de l’isolement, des humiliations, des violences physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou numériques, la priorité est la sécurité.

Dans ces contextes, des excuses après coup ne suffisent pas à sécuriser la situation. Il est préférable d’éviter une confrontation directe non préparée si vous craignez la réaction de l’autre, et de chercher un soutien fiable : proche de confiance, professionnel formé, médecin, association spécialisée ou services d’urgence selon le niveau de danger.

La thérapie de couple n’est pas toujours la bonne réponse

Lorsqu’il s’agit de disputes répétées ou de difficultés de communication sans peur ni emprise, un travail de couple peut parfois aider. Mais en cas de violence, de menace, de contrôle, de peur, d’intimidation ou de déséquilibre important de pouvoir, la thérapie de couple n’est pas toujours adaptée et peut même être risquée.

Dans ces situations, un accompagnement individuel, spécialisé et sécurisé est souvent plus protecteur. L’enjeu n’est pas de mieux expliquer à l’autre ce qu’il fait. L’enjeu est de retrouver des repères, de comprendre ce qui vous arrive et de penser votre sécurité émotionnelle, psychologique ou physique.

Comment reprendre des repères après des excuses répétées ?

Quand les excuses se répètent, il peut être utile de sortir du moment émotionnel et d’observer la durée. Une excuse peut être bouleversante sur le moment, mais le vrai repère reste ce qui change ensuite.

  • Notez les comportements qui se répètent au lieu de regarder chaque excuse isolément.
  • Observez si vos limites sont davantage respectées après coup.
  • Distinguez la peur de perdre l’autre du sentiment d’être réellement en sécurité.
  • Demandez-vous si vous vous sentez libre de reparler du sujet.
  • Regardez si l’autre accepte une aide extérieure lorsque le schéma revient.
  • Parlez à une personne fiable si vous ne savez plus quoi croire.
  • Prenez au sérieux votre fatigue, même si l’autre semble sincèrement désolé.

Quand demander un accompagnement ?

Un accompagnement peut être utile lorsque vous êtes coincé entre les excuses et la répétition, lorsque vous ne savez plus si vous devez pardonner, attendre, partir, poser une limite ou croire encore au changement. Un « Psychologue » peut aider à remettre de la clarté, à comprendre les cycles relationnels, la culpabilité, l’emprise possible, la dépendance affective et la perte de confiance en soi.

Un psychopraticien peut accompagner certains vécus émotionnels si le cadre est clair, sérieux et adapté. La sophrologie, la « Cohérence cardiaque : comprendre cette méthode simple de régulation du stress », l’hypnose thérapeutique ou la « Relaxation guidée » peuvent soutenir l’anxiété, le sommeil, les ruminations et l’hypervigilance, en complément d’un accompagnement psychologique lorsque la souffrance est profonde.

Un médecin ou un psychiatre doit être sollicité rapidement en cas de détresse intense, de crises d’angoisse répétées, de dépression sévère, d’idées suicidaires, de perte de contrôle ou d’usage d’alcool, de médicaments ou de substances pour tenir. Quand les excuses ne suffisent plus à calmer la souffrance, ce n’est pas à vous de porter seul toute la relation.

Ce qu’il faut retenir

Les excuses ne suffisent pas toujours dans une relation toxique parce qu’elles peuvent soulager sans réparer, exprimer un regret sans changer le comportement, ou faire partie d’un cycle répétitif : tension, blessure, pardon, espoir, puis recommencement. Une excuse n’est vraiment réparatrice que si elle s’accompagne d’une responsabilité claire, d’un respect accru des limites et d’actes durables.

Vous n’êtes pas obligé de croire indéfiniment des excuses qui ne protègent pas votre sécurité émotionnelle. Vous pouvez reconnaître la sincérité d’un regret tout en observant l’absence de changement. Dans une relation saine, les excuses ne servent pas à effacer votre douleur. Elles servent à ouvrir une réparation réelle.

Luc Michault

À propos de l'auteur

Luc Michault · Fondateur de Holia

Luc Michault est le fondateur de Holia. Entrepreneur digital et spécialiste SEO depuis plus de 14 ans, il travaille sur la visibilité locale, l'organisation de l'information et les outils numériques dédiés aux praticiens bien-être. Les contenus Holia sont conçus pour aider les lecteurs à mieux comprendre leurs besoins et à s'orienter avec prudence, sans remplacer un avis médical ou professionnel.

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