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Comment devenir sexologue ? Formation, parcours et installation
Comment devenir sexologue : métier initial, DU et DIU, titre de psychothérapeute, consentement, santé sexuelle, installation et débouchés.

Devenir sexologue en France commence par une question souvent négligée : quel métier exercerez-vous avant la spécialisation en sexologie ? Le mot « sexologue » ne désigne pas, à lui seul, une profession réglementée dotée d'un diplôme d'État unique. Il peut être utilisé par un médecin, une sage-femme, un psychologue, un psychothérapeute, un infirmier, un kinésithérapeute, un conseiller conjugal ou une personne issue d'un autre parcours.
Cette diversité explique pourquoi deux sexologues ne disposent pas des mêmes compétences. Un médecin peut rechercher une cause physique, poser un diagnostic médical et prescrire dans son champ. Un psychologue peut évaluer et accompagner les dimensions psychiques grâce à son titre protégé. Une sage-femme intervient selon les compétences de sa profession. Une personne non professionnelle de santé doit rester dans l'écoute, l'information générale, la communication et l'orientation.
La spécialisation doit donc compléter un socle professionnel clair, et non le remplacer. Holia référence actuellement deux formations universitaires associées au métier : le DU Santé sexuelle pour tous·tes de Sorbonne Université, suivi à distance sur 120 heures avec un stage optionnel pouvant porter l'ensemble à 160 heures, et le DIU Sexologie clinique de l'Université Paris Cité, organisé en présentiel sur trois années et 271,5 heures.
Ce guide détaille les différents profils, les diplômes universitaires, le titre de psychothérapeute, le consentement, les violences, les symptômes médicaux, les consultations individuelles ou en couple, les données très sensibles et l'installation. Vous pouvez également consulter la page consacrée au métier de sexologue et comparer les formations associées sur Holia.
Devenir sexologue en bref
| Question | Réponse essentielle | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Le titre de sexologue est-il réglementé ? | Non, pas à lui seul. | Il faut toujours préciser le métier initial et les éventuels titres protégés. |
| Existe-t-il un diplôme d'État de sexologue ? | Non. Les formations courantes sont notamment des DU ou DIU de spécialisation. | Un diplôme universitaire ne crée pas automatiquement une profession réglementée. |
| Quelle formation initiale choisir ? | Médecine, psychologie, maïeutique ou autre profession cohérente selon les actes visés. | Le diplôme de sexologie n'élargit pas les prérogatives légales du métier initial. |
| Combien de formations Holia sont associées ? | Deux organismes et deux formations. | Elles sont présentées comme des spécialisations, pas comme des formations initiales autonomes. |
| Un sexologue peut-il prescrire ? | Uniquement s'il possède une profession médicale autorisant la prescription concernée. | Le mot sexologue ne donne aucun droit de prescrire. |
| Une consultation implique-t-elle un contact ? | Un accompagnement non médical est verbal et non intrusif. | Aucune nudité, démonstration, image ou acte sexuel ne doit être demandé. |
| Peut-on travailler avec des couples ? | Oui lorsque la formation et le cadre le permettent. | En présence de violence ou de contrainte, la sécurité prime sur la médiation. |
| Quelles démarches pour s'installer ? | Elles dépendent du métier initial, puis du statut, de l'assurance, des données et des contrats. | Médecins, psychologues et autres professions réglementées conservent leurs propres obligations. |
Le titre de sexologue est-il protégé ?
Le mot sexologue ne correspond pas, à lui seul, à un titre professionnel protégé définissant une formation initiale, des actes et un registre uniques. Le public doit donc vérifier séparément le titre principal et la formation complémentaire.
Une personne peut annoncer une formation en sexologie sans être médecin ni psychologue. Cette possibilité n'autorise aucun examen, diagnostic, prescription ou psychothérapie réservés à un autre cadre.
Une spécialisation transversale
La sexologie se situe au croisement de la médecine, de la psychologie, de la santé publique, des sciences sociales, de la relation et de l'éducation.
Le même diplôme complémentaire ne donne pas les mêmes droits à un médecin, un infirmier, un psychologue ou un professionnel hors soin.
Le métier initial reste déterminant
La première information visible sur une fiche devrait être le métier initial : médecin, sage-femme, psychologue, psychothérapeute enregistré, kinésithérapeute, infirmier ou autre parcours.
La formation en sexologie vient ensuite préciser les connaissances et les publics accompagnés.
Un DU ne devient pas un diplôme d'État
Un diplôme universitaire est délivré sous la responsabilité d'une université. Il peut offrir un enseignement exigeant, des examens et un mémoire.
Il ne doit pas être présenté comme un diplôme d'État de sexologue ni comme une autorisation générale de diagnostiquer ou prescrire.
Une certification privée ne suffit pas davantage
Des organismes privés proposent aussi des cursus de sexothérapie ou de conseil en sexualité. Leur qualité et leur durée peuvent varier fortement.
Le document remis ne crée ni titre de psychologue, ni titre de psychothérapeute, ni statut médical.
Les quatre grands profils de sexologues
Pour choisir une voie réaliste, il est utile de distinguer quatre profils. Chacun possède un socle, des limites et un projet professionnel différents.
Cette grille évite de comparer uniquement le prix ou la durée d'une formation complémentaire.
Le médecin sexologue
Le médecin a suivi les études médicales et possède un numéro RPPS. Sa formation en sexologie complète sa capacité à examiner, diagnostiquer et prescrire dans son champ.
Il peut rechercher des causes hormonales, neurologiques, cardiovasculaires, gynécologiques, urologiques, médicamenteuses ou psychiatriques selon sa spécialité et sa compétence.
Ce que le cadre médical permet
- Recueillir une histoire médicale complète.
- Réaliser un examen lorsque celui-ci est pertinent et consenti.
- Demander ou interpréter des examens dans son champ.
- Prescrire des traitements autorisés.
- Évaluer les effets indésirables de médicaments.
- Orienter vers une autre spécialité médicale.
Ce que la spécialisation ne dispense pas de faire
- Respecter le secret professionnel.
- Obtenir le consentement à chaque examen.
- Présenter les alternatives.
- Rester dans ses compétences réelles.
- Actualiser ses connaissances.
- Ne pas réduire toute difficulté sexuelle à une cause physique.
Le psychologue sexologue
Le psychologue possède un titre réglementé obtenu par une licence et un master de psychologie conformes. Il peut accompagner les dimensions psychiques, émotionnelles, relationnelles et traumatiques selon sa formation.
Il ne réalise pas d'examen médical et ne prescrit pas de médicament. Une douleur, une infection suspectée ou une dysfonction pouvant avoir une cause physique doit être orientée.
Les compétences possibles
- Évaluation psychologique.
- Accompagnement de la honte, de l'anxiété et de l'image du corps.
- Travail sur le traumatisme selon la formation.
- Psychothérapie si le cadre et les compétences le permettent.
- Accompagnement individuel ou en couple.
- Orientation vers un médecin ou un psychiatre.
Le professionnel de santé spécialisé
Sage-femme, infirmier, kinésithérapeute, psychomotricien ou autre professionnel peut acquérir des connaissances en santé sexuelle.
La spécialisation reste limitée par les compétences légales du métier initial. Une sage-femme peut intervenir dans son champ ; un kinésithérapeute ne devient pas médecin ni psychologue grâce au DIU.
Le conseiller ou praticien non professionnel de santé
Une personne hors soin peut développer une compétence en information, prévention, communication, accompagnement relationnel ou éducation à la santé sexuelle.
Elle ne pose pas de diagnostic, ne conduit pas d'examen, ne prescrit pas, ne traite pas une pathologie et ne prend pas seule en charge une souffrance psychique sévère.
Un cadre non médical possible
- Information générale sur la santé sexuelle.
- Travail sur la communication et les limites.
- Clarification d'une demande.
- Accompagnement d'objectifs relationnels non pathologiques.
- Animation de prévention selon la compétence.
- Orientation vers les professionnels adaptés.
Quelle voie choisir selon le projet ?
Le projet doit partir des situations que le futur professionnel souhaite traiter et des actes nécessaires.
Vouloir travailler avec des dysfonctions physiques, des traumatismes ou des couples ne conduit pas automatiquement au même parcours.
| Projet | Socle conseillé | Limite à retenir |
|---|---|---|
| Diagnostiquer et traiter des causes physiques | Médecine puis formation en sexologie | La spécialité médicale et la compétence réelle restent déterminantes. |
| Accompagner une souffrance psychique ou un traumatisme | Psychologie, psychiatrie ou titre de psychothérapeute selon le projet | Une formation courte en sexologie ne remplace pas la psychopathologie clinique. |
| Intervenir en périnatalité et prévention gynécologique | Maïeutique puis spécialisation | La sage-femme reste dans son champ professionnel. |
| Travailler la communication sexuelle du couple | Psychologie, conseil conjugal ou autre parcours solide avec supervision | La violence conjugale ne relève pas d'une simple médiation. |
| Faire de la prévention et de l'éducation | Santé, social, éducation ou santé publique complétés par le DU adapté | Le contenu doit être fondé sur les droits, le consentement et des sources fiables. |
| Proposer un accompagnement verbal non médical | Formation relationnelle structurée et sexologie | Aucun examen, diagnostic, prescription, nudité ou contact intime. |
Le DU Santé sexuelle pour tous·tes de Sorbonne Université
Sorbonne Université propose un DU pluridisciplinaire à distance destiné aux professionnels du soin et à certains professionnels hors soin exerçant des responsabilités liées à la santé sexuelle.
Holia le classe comme spécialisation associée au métier de sexologue.
Durée et format
Le programme actuel représente 120 heures en e-learning. Un stage optionnel d'un maximum de 40 heures peut porter l'expérience totale à 160 heures.
Le stage est organisé par l'apprenant et ne constitue pas une condition obligatoire de validation selon les informations publiées.
Publics admis
Le DU accueille notamment des médecins, sages-femmes, gynécologues, psychologues, infirmiers et autres professionnels du soin.
Des professionnels de l'éducation, du social, des médias, des associations, des établissements ou des politiques publiques peuvent aussi candidater selon leurs responsabilités.
Contenus
- Santé sexuelle et droits humains.
- Genre, orientations et identités.
- Prévention et parcours de santé.
- Violences, discriminations et vulnérabilités.
- Communication professionnelle.
- Santé sexuelle à tous les âges de la vie.
- Construction d'un projet appliqué.
Une formation de santé sexuelle, pas un permis général de soigner
Le DU développe une culture et des compétences transversales. Il ne transforme pas un professionnel hors soin en médecin, psychologue ou psychothérapeute.
Son intérêt dépend du projet de départ et de la manière dont les connaissances seront utilisées.
À qui ce DU peut convenir ?
Il peut être pertinent pour un professionnel souhaitant intégrer la santé sexuelle à une mission existante : prévention, accueil, éducation, orientation, prise en charge médicale ou accompagnement psychologique.
Il est moins adapté comme unique fondation d'une activité clinique autonome auprès de personnes en grande souffrance.
Le DIU Sexologie clinique de l'Université Paris Cité
Le DIU national de sexologie clinique est une formation en présentiel organisée sur trois années universitaires. Holia le présente sous l'intitulé « Sexologie clinique et sexothérapie ».
La page officielle 2026 indique un volume de 271,5 heures et une capacité de soixante participants par an.
Organisation
Les deux premières années comportent des enseignements réguliers en soirée. La troisième année est organisée autour de sessions mensuelles, de travaux dirigés, d'un mémoire et d'un examen national.
La formation associe biosexologie, psychosexologie, santé sexuelle, consultation, dysfonctions, violences, santé mentale et thérapies.
Publics admissibles
- Médecins.
- Chirurgiens-dentistes.
- Pharmaciens.
- Infirmiers diplômés d'État.
- Masseurs-kinésithérapeutes diplômés d'État.
- Sages-femmes.
- Psychologues.
- Psychomotriciens.
- Ostéopathes répondant aux conditions publiées.
Des compétences à interpréter selon le métier initial
Le programme emploie des termes comme évaluer, diagnostiquer et prendre en soins. Ces compétences doivent toujours être replacées dans les prérogatives du professionnel inscrit.
Un infirmier ou un ostéopathe diplômé du DIU ne reçoit pas automatiquement le droit de prescrire un médicament ou de poser tout diagnostic médical.
Les trois années
Première année
Elle aborde les bases biologiques, psychologiques, sociales et culturelles de la sexualité, l'anamnèse, l'éthique, les violences et les aspects organiques.
Le candidat apprend à distinguer plainte, symptôme, demande et contexte.
Deuxième année
Elle traite notamment les troubles du désir, de l'excitation, de l'orgasme, de l'érection, de l'éjaculation, les douleurs, le couple, la psychiatrie, le handicap et la maladie chronique.
Les orientations sexuelles, identités de genre et différentes formes relationnelles sont également étudiées.
Troisième année
La dernière année approfondit les consultations, les traitements, les situations cliniques, le traumatisme, les violences, les thérapies et le travail de recherche.
La validation associe contrôle continu, examens et mémoire.
Un diplôme universitaire, pas une profession initiale
Le DIU apporte une spécialisation approfondie mais reste un diplôme universitaire.
Le professionnel doit continuer à présenter son métier de départ, son inscription éventuelle et les actes qu'il est autorisé à proposer.
Comparer les deux formations Holia
| Critère | DU Santé sexuelle pour tous·tes | DIU Sexologie clinique |
|---|---|---|
| Organisme | Sorbonne Université | Université Paris Cité et réseau national |
| Positionnement | Santé sexuelle pluridisciplinaire | Sexologie clinique et sexothérapie |
| Durée | 120 heures | 271,5 heures sur 3 ans |
| Stage | Optionnel jusqu'à 40 heures | Travail clinique et pédagogique intégré selon le programme |
| Format | À distance | En présentiel |
| Public | Soin et hors soin avec missions liées à la santé sexuelle | Catégories professionnelles définies par l'université |
| Portée | Spécialisation transversale | Spécialisation clinique approfondie |
| Limite commune | Ne remplace pas le métier initial | Ne remplace pas le métier initial |
Le titre de psychothérapeute est-il différent ?
Oui. Le titre de psychothérapeute est réglementé indépendamment du mot sexologue.
Un sexologue ne peut pas se présenter comme psychothérapeute sans remplir les conditions prévues et être inscrit au registre national correspondant.
Formation en psychopathologie clinique
Le cadre prévoit une formation théorique minimale de 400 heures en psychopathologie clinique et un stage pratique de cinq mois, avec des dispenses ou adaptations pour certaines catégories comme les psychiatres, médecins, psychologues ou psychanalystes enregistrés.
Les conditions exactes dépendent du diplôme initial et du dossier.
Inscription au registre
Le professionnel doit accomplir les démarches auprès de l'autorité compétente et apparaître sur le registre.
Une formation privée en sexothérapie ne vaut pas automatiquement inscription.
Sexothérapeute et psychothérapeute
Le mot sexothérapeute est souvent utilisé pour décrire une méthode ou une activité. Il ne doit pas être confondu avec le titre réglementé de psychothérapeute.
La communication doit indiquer clairement lequel des deux cadres existe réellement.
Le titre de psychologue est également protégé
L'usage professionnel du titre de psychologue est réservé aux personnes titulaires des diplômes ou autorisations prévus et enregistrés.
Un sexologue qui annonce être psychologue doit pouvoir présenter un parcours conforme et un numéro professionnel vérifiable.
Cinq années d'études
Le parcours universitaire courant comprend une licence mention psychologie puis un master mention psychologie avec mémoire et stage professionnel.
Le guide Comment devenir psychologue ? détaille cette voie.
La sexologie comme complément
Un psychologue peut suivre le DU ou le DIU pour mieux comprendre les dimensions sexuelles, corporelles, relationnelles et médicales.
La spécialisation ne l'autorise toujours pas à réaliser un examen médical ou prescrire.
La santé sexuelle ne se réduit pas aux dysfonctions
L'Organisation mondiale de la Santé définit la santé sexuelle comme un bien-être physique, émotionnel, mental et social en lien avec la sexualité.
Cette approche inclut respect, sécurité, plaisir, information, accès aux soins et absence de coercition, de discrimination et de violence.
Une approche positive
Le professionnel n'aborde pas la sexualité uniquement à travers les troubles, la performance ou le risque.
Il peut aussi travailler le confort, le choix, la connaissance de soi, la communication et les droits.
Aucune norme universelle de fréquence
Il n'existe pas de quantité obligatoire de désir, de rapports ou d'orgasmes pour être normal.
La demande doit être évaluée à partir de la souffrance, du contexte et des valeurs de la personne, pas d'un standard imposé.
Orientation sexuelle et identité de genre
Une orientation sexuelle ou une identité de genre ne doit pas être traitée comme une maladie à corriger.
Les pratiques répétées visant à modifier ou réprimer l'orientation ou l'identité, avec altération de la santé, sont pénalement sanctionnées.
Diversité relationnelle
Couple monogame, célibat, relation ouverte ou autres organisations ne doivent pas être jugés selon les convictions personnelles du professionnel.
Le cadre s'intéresse au consentement, à la sécurité, aux accords et au vécu réel.
Handicap, maladie et vieillissement
La santé sexuelle concerne tous les âges et toutes les situations. Handicap, cancer, maladie chronique, ménopause ou vieillissement peuvent modifier le corps, le désir et les possibilités.
Le professionnel adapte l'information sans infantiliser ni nier les risques.
Comment se déroule une consultation non médicale ?
Une consultation non médicale repose principalement sur la parole. Elle ne demande ni nudité, ni contact intime, ni acte sexuel, ni démonstration corporelle imposée.
Le professionnel annonce son cadre avant d'aborder les détails personnels.
Présentation des qualifications
Le praticien précise son métier initial, sa formation en sexologie, ses titres protégés, ses honoraires et ses limites.
La personne peut demander ces informations avant de raconter sa situation.
Expression de la demande
La personne choisit le niveau de détail. Le praticien pose uniquement les questions utiles à la compréhension et explique leur intérêt.
La curiosité personnelle n'a pas sa place.
Repérage des dimensions
Le professionnel distingue ce qui semble physique, psychique, relationnel, médicamenteux, traumatique, social ou culturel.
Il ne conclut pas au-delà de ses compétences.
Information et pistes
La séance peut apporter des repères, des exercices de communication, une réflexion, des ressources ou une orientation.
Les exercices ne doivent jamais impliquer de contact avec le praticien ni d'acte sexuel en séance.
Choix de la suite
La personne décide de poursuivre seule, avec son partenaire ou avec un autre professionnel.
Aucun forfait, nombre de séances ou objectif de performance ne doit être imposé.
Une consultation médicale obéit à d'autres règles
Un médecin sexologue peut conduire un examen lorsqu'il est médicalement pertinent. L'examen doit être expliqué, justifié et consenti.
La spécialité sexologique n'autorise aucun geste gratuit, démonstratif ou sans rapport avec le motif.
Consentement à l'examen
La personne doit savoir ce qui sera observé ou examiné, pourquoi, comment et avec quelles alternatives.
Elle peut refuser ou interrompre sans perdre son droit à une information et à une orientation.
Intimité
Seules les zones nécessaires sont découvertes. Le professionnel préserve la dignité, le temps de rhabillage et la confidentialité.
La présence d'un tiers peut être discutée selon la situation et le souhait du patient.
Prescription
Seul un professionnel disposant du droit correspondant peut prescrire un médicament ou un dispositif.
Le choix doit tenir compte des contre-indications, traitements, effets indésirables et préférences.
Consultation individuelle ou en couple
Les deux formats sont possibles, mais ils ne produisent pas le même cadre de confidentialité.
Les règles doivent être décidées avant de recevoir des informations sensibles séparément.
Consultation individuelle
Elle permet d'aborder librement le vécu, les limites, l'identité, les douleurs ou le traumatisme.
Le partenaire ne reçoit pas automatiquement le contenu.
Consultation en couple
Elle peut travailler la communication, les attentes, les différences de désir et les accords.
Le praticien ne cherche pas à désigner un responsable ni à imposer une fréquence sexuelle.
Les entretiens séparés
Certains professionnels prévoient des entretiens individuels dans un suivi de couple.
La règle sur les secrets confiés séparément doit être annoncée à l'avance pour éviter une position impossible.
Quand la thérapie de couple est inadaptée
Violence, menace, coercition, contrôle ou peur ne constituent pas un simple défaut de communication.
La sécurité, la protection et l'aide spécialisée priment sur la médiation ou la recherche d'un compromis intime.
Le sujet Couple et communication et la page Relations toxiques permettent de mieux distinguer conflit et danger.
Consentement et limites professionnelles
Le consentement ne concerne pas seulement les rapports sexuels. Il concerne aussi les questions posées, les mots employés, le format de séance, les exercices, les données, les images et les éventuels examens.
Il doit être libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable.
Le silence ne vaut pas accord
Une personne peut se figer, hésiter ou ne pas oser contredire un professionnel.
Le praticien vérifie l'accord et accepte un refus sans l'interpréter comme une résistance pathologique.
Aucune démonstration sexuelle
Un professionnel ne demande pas à une personne ou à un couple de réaliser un acte sexuel devant lui.
Il ne montre pas un geste intime sur le corps de la personne et ne propose pas de participer.
Aucune nudité dans l'accompagnement verbal
Une séance de parole n'exige pas de se déshabiller.
Une demande de nudité, de photographie intime ou de vidéo constitue un signal d'alerte majeur hors examen médical justifié.
Les exercices à domicile
Des exercices de communication, de respiration, d'attention ou de rapprochement peuvent être proposés.
Ils restent facultatifs, adaptés au consentement de chaque partenaire et sans objectif de performance imposé.
Le consentement entre partenaires
Le professionnel aide éventuellement à clarifier les limites et les accords.
Il ne transforme jamais une obligation conjugale supposée en justification d'un acte non désiré.
Violences sexuelles et conjugales
Une violence sexuelle peut produire honte, culpabilité, peur, dissociation, douleurs, troubles du sommeil et difficultés relationnelles.
Le professionnel doit être formé au repérage, à l'accueil, à la sécurité et à l'orientation sans mener lui-même une enquête.
Croire et accueillir sans interroger comme un enquêteur
Le rôle initial est d'écouter, de valider le droit à la sécurité et d'expliquer les options.
Les questions détaillées doivent être limitées à ce qui est nécessaire à l'aide immédiate et au cadre professionnel.
Ne pas organiser une confrontation
Le praticien ne convoque pas l'auteur présumé pour une médiation et ne cherche pas un compromis entre violence et consentement.
Une consultation de couple peut augmenter le danger lorsque l'un des partenaires exerce un contrôle.
Conserver les mots de la personne
Les notes doivent distinguer ce qui est déclaré, observé et interprété.
Un professionnel non habilité ne rédige pas un certificat médical.
Orienter vers les dispositifs spécialisés
Structures de santé, unités médico-judiciaires, centres de psychotraumatisme, associations, police, justice et services de protection peuvent intervenir selon la situation.
En cas de danger immédiat, les services d'urgence doivent être sollicités.
Mineurs
Une révélation de violence ou d'exploitation concernant un mineur demande une réponse de protection et le respect des obligations applicables.
Le praticien ne promet pas un secret absolu avant d'avoir expliqué ces limites.
Quels symptômes nécessitent un avis médical ?
Une difficulté sexuelle peut être liée à la santé générale, à un médicament, à une maladie, à une douleur ou à un événement de vie.
Un sexologue non médical doit reconnaître les situations nécessitant une évaluation.
- Douleur pendant ou après les rapports.
- Saignement inhabituel.
- Brûlure, lésion, écoulement ou suspicion d'infection.
- Trouble érectile persistant ou brutal.
- Perte de sensibilité.
- Douleur pelvienne chronique.
- Modification après une chirurgie ou un traitement.
- Effet indésirable médicamenteux.
- Symptôme associé à une grossesse ou au post-partum.
- Altération importante de l'état général.
Douleurs sexuelles
Dyspareunie, vulvodynie, douleurs pelviennes ou douleurs à la pénétration peuvent avoir plusieurs causes.
L'accompagnement psychologique ou relationnel peut compléter, mais ne remplace pas la recherche médicale lorsque celle-ci est indiquée.
Troubles de l'érection
Un trouble persistant peut être associé à des facteurs cardiovasculaires, hormonaux, neurologiques, médicamenteux, psychiques ou relationnels.
Une évaluation adaptée évite de réduire le problème à la performance ou à la volonté.
Ménopause et périnatalité
Les changements hormonaux, la douleur, la fatigue, l'image du corps et la relation peuvent modifier la vie sexuelle.
Les pages Ménopause et Grossesse et périnatalité apportent des repères complémentaires.
Endométriose et fertilité
L'endométriose, les parcours de fertilité et les examens répétés peuvent affecter l'intimité et le couple.
Le sexologue intervient en complément du parcours médical, sans promettre une grossesse ni traiter la maladie. Consultez Endométriose et Fertilité.
Santé mentale et orientation psychologique
Anxiété, dépression, traumatisme, obsession, honte, addiction ou conflit peuvent influencer la sexualité.
Le professionnel doit savoir quand son métier initial et sa formation permettent l'accompagnement, et quand orienter.
Traumatisme
Un traumatisme sexuel demande une approche progressive, une stabilisation et parfois une psychothérapie spécialisée.
Le praticien ne provoque pas une reviviscence ni ne cherche à récupérer un souvenir.
Dépression et idées suicidaires
Une baisse du désir peut accompagner une dépression ou certains traitements.
Une détresse sévère ou des idées suicidaires nécessitent une évaluation et une réponse adaptées, pas seulement des conseils sexologiques.
Comportements sexuels compulsifs
La souffrance, la perte de contrôle, les risques et le contexte doivent être évalués sans jugement moral.
Une prise en charge psychologique, psychiatrique, addictologique ou médicale peut être nécessaire.
Anxiété de performance
Elle peut être travaillée par l'information, la communication, l'attention et des approches psychologiques adaptées.
Le professionnel n'impose pas un test ou un objectif chiffré.
Orientation sexuelle, genre et non-discrimination
La santé sexuelle repose sur le respect, la sécurité et l'absence de discrimination.
Le professionnel doit connaître ses biais et ne pas imposer un modèle unique de couple, de genre, de corps ou de désir.
Les pratiques de conversion sont interdites
Les pratiques ou propos répétés visant à modifier ou réprimer une orientation sexuelle ou une identité de genre, avec altération de la santé, sont punis par la loi.
Un sexologue ne promet pas de rendre une personne hétérosexuelle, cisgenre ou conforme à une norme familiale.
Accueillir sans pathologiser
Le rôle consiste à écouter la demande réelle, les difficultés, les discriminations éventuelles et les besoins de santé.
L'orientation ou l'identité ne doivent pas être présentées comme la cause automatique de toute souffrance.
Connaître les limites de sa compétence
Un professionnel peu formé à certains publics doit le reconnaître et orienter vers un confrère compétent.
L'inclusion ne consiste pas à prétendre tout savoir.
Accompagner des adolescents
La sexualité des adolescents demande un cadre adapté à l'âge, au développement, aux droits, à la protection et à la confidentialité.
Le professionnel doit distinguer information, soin, soutien psychologique et protection de l'enfance.
Un langage adapté
Les explications doivent être compréhensibles, non culpabilisantes et fondées sur la santé et les droits.
Le praticien évite les détails inutiles et les questions intrusives.
Confidentialité et représentants légaux
Le cadre dépend du statut du professionnel, de la situation et de la protection nécessaire.
Les limites de confidentialité sont expliquées au jeune avant le recueil d'informations sensibles.
Repérage des violences
Contrainte, différence de pouvoir, images imposées, exploitation ou relation dangereuse nécessitent une réponse de protection.
Le praticien ne renvoie pas la responsabilité au mineur.
Données numériques
Messages, images intimes, harcèlement et diffusion sans consentement peuvent créer une urgence psychosociale et juridique.
Le professionnel oriente vers les ressources adaptées et ne conserve pas de copies inutiles.
La page Adolescence permet de replacer ces questions dans un cadre plus large.
Les données traitées sont particulièrement sensibles
Les informations concernant la santé, la vie sexuelle et l'orientation sexuelle appartiennent aux catégories de données sensibles protégées.
Un cabinet de sexologie doit donc limiter fortement la collecte et sécuriser ses outils.
Ne recueillir que le nécessaire
Le dossier n'a pas besoin de contenir tous les détails intimes racontés pendant la séance.
Les notes doivent servir la continuité, la sécurité et les obligations du professionnel.
Séparer données cliniques et marketing
Une adresse utilisée pour prendre rendez-vous ne doit pas être automatiquement ajoutée à une newsletter évoquant la sexologie.
La communication commerciale demande une base adaptée et une information claire.
Protéger agenda et motif
Le simple motif d'un rendez-vous peut révéler une information intime.
Les intitulés affichés dans les notifications, calendriers partagés ou relevés doivent être choisis avec prudence.
Visioconférence
Le professionnel vérifie que chaque personne peut parler sans être entendue ou surveillée.
Une séance de couple à distance peut être dangereuse lorsque l'un des partenaires contrôle l'environnement.
Images et enregistrements
Aucune photographie intime ne doit être demandée dans un accompagnement non médical.
L'enregistrement d'une séance nécessite une justification exceptionnelle, une information complète et un cadre juridique approprié.
Quelles compétences faut-il développer ?
La qualité d'un sexologue repose sur le socle initial, la sexologie, l'éthique, la relation et l'orientation.
Être à l'aise pour parler de sexualité ne suffit pas.
Connaissances biomédicales
Anatomie, physiologie, médicaments, maladies, douleur et vieillissement aident à repérer les situations nécessitant un médecin.
Le niveau attendu dépend du métier initial.
Connaissances psychologiques
Attachement, anxiété, traumatisme, image du corps, honte, désir et dynamique du couple font partie du champ.
La connaissance théorique ne remplace pas une formation clinique lorsqu'une psychothérapie est proposée.
Santé publique
Prévention des infections, contraception, violences, droits et accès aux soins doivent être connus.
Le professionnel utilise des ressources actualisées.
Communication
Le praticien sait employer des mots précis sans vulgarité, gêne imposée ou jargon.
Il accepte les silences et les refus.
Éthique
Neutralité bienveillante, non-discrimination, absence de séduction, limites et conflits d'intérêts sont travaillés.
La relation ne doit jamais devenir sexuelle ou ambiguë.
Orientation
Le professionnel connaît médecins, gynécologues, urologues, sages-femmes, psychologues, psychiatres, kinésithérapeutes pelvi-périnéaux, centres de psychotraumatisme et associations.
Il oriente sans commission commerciale.
Supervision
La supervision permet de travailler les réactions personnelles, les situations complexes, les couples et le trauma.
Elle est particulièrement importante dans un domaine où l'intime peut susciter gêne, fascination, jugement ou sauvetage.
Comment choisir une formation sérieuse ?
Le nom de sexologue ou sexothérapeute dans une brochure ne suffit pas.
Le candidat doit examiner l'admission, le volume, les intervenants, les stages, l'évaluation et le droit d'exercice réel.
Les prérequis
Une formation clinique approfondie doit annoncer les professions admises.
Une école ouverte à tous sans distinction doit expliquer comment elle adapte les limites et les débouchés.
Le programme
- Santé sexuelle et droits.
- Anatomie et physiologie.
- Psychologie et relation.
- Dysfonctions et douleur.
- Violences et traumatisme.
- Orientation sexuelle et genre.
- Handicap, maladie et vieillissement.
- Éthique, consentement et confidentialité.
- Consultation et orientation.
- Recherche et données scientifiques.
Les stages
Un stage permet d'observer le cadre réel, les orientations et le travail en équipe.
Le candidat vérifie s'il est obligatoire, optionnel, supervisé et compatible avec son métier initial.
Les évaluations
Examen écrit, étude de cas, mémoire, assiduité et mise en situation apportent davantage de garanties qu'une attestation de présence.
Les critères de réussite doivent être communiqués.
La portée juridique
L'organisme doit expliquer exactement ce que le diplôme permet de faire.
Il ne doit pas suggérer qu'un DU transforme automatiquement un professionnel hors soin en clinicien autonome.
Les signaux d'alerte
- Titre de sexologue présenté comme une profession d'État unique.
- Promesse de devenir thérapeute sans formation clinique suffisante.
- Aucune section sur les violences.
- Aucune règle sur la nudité et le contact.
- Exercices sexuels imposés entre stagiaires.
- Pratiques de conversion ou normes d'orientation.
- Diagnostic médical enseigné à des personnes non habilitées.
- Revenu ou patientèle garantis.
- Refus de fournir le programme détaillé.
- Confusion volontaire entre sexothérapeute et psychothérapeute.
Quel budget prévoir ?
Le budget dépend surtout du métier initial. Une voie médicale ou psychologique demande plusieurs années avant la spécialisation.
Le coût du DU ou du DIU ne représente donc qu'une partie du parcours.
| Poste | Éléments à chiffrer | Erreur fréquente |
|---|---|---|
| Formation initiale | Études, logement, stages et perte de revenu | Calculer uniquement la spécialisation en sexologie. |
| DU ou DIU | Frais annuels, dossier, examens et éventuel redoublement | Supposer un tarif unique pour tous les statuts. |
| Déplacements | Présentiel, hébergement et repas | Oublier trois années de sessions pour le DIU. |
| Stage | Transport, temps et supervision | Considérer le stage optionnel comme automatiquement fourni. |
| Supervision | Fréquence et coût après la formation | L'arrêter dès l'obtention du diplôme. |
| Installation | Assurance, logiciel, local, site et trésorerie | Ouvrir immédiatement avec un loyer élevé. |
Ce métier est-il fait pour vous ?
L'intérêt pour la sexualité ou la facilité à en parler ne suffisent pas. Le métier expose à la douleur, à la honte, au trauma, aux violences, aux conflits et aux questions médicales.
Le praticien doit aussi accepter des limites strictes selon son métier de départ.
Les profils qui peuvent s'y épanouir
- Professionnels capables d'aborder l'intime sans jugement.
- Personnes respectant profondément le consentement.
- Praticiens capables de distinguer santé, psychologie et relation.
- Professionnels à l'aise avec l'orientation et le travail en réseau.
- Personnes prêtes à se former et se superviser.
- Entrepreneurs rigoureux sur la confidentialité.
Les difficultés souvent sous-estimées
- Le flou du titre sexologue.
- La durée du métier initial.
- La complexité des violences et du trauma.
- La gestion des couples.
- La protection de données très sensibles.
- La rareté des emplois exclusivement intitulés sexologue.
- Le temps nécessaire pour construire une patientèle.
- La nécessité de connaître ses propres biais.
Questions à se poser
- Souhaitez-vous examiner, prescrire, accompagner psychologiquement ou informer ?
- Quel métier initial donne les compétences nécessaires ?
- Pouvez-vous respecter un refus sans interprétation ?
- Êtes-vous prêt à travailler avec les violences et l'orientation ?
- Quelle population souhaitez-vous accompagner ?
- Acceptez-vous une supervision régulière ?
Comment s'installer comme sexologue ?
L'installation dépend d'abord du métier initial. Un médecin, un psychologue et un conseiller non médical ne suivent pas les mêmes règles.
Le mot sexologue ne doit pas masquer ces différences administratives et déontologiques.
Médecin sexologue
Le médecin reste inscrit à l'Ordre, identifié au RPPS, assuré et soumis au code de déontologie.
Il vérifie les règles de communication, de facturation, de dossier et de prescription.
Psychologue sexologue
Le psychologue enregistre son diplôme, utilise son numéro RPPS et protège les données psychologiques.
Il indique séparément son master et sa formation en sexologie.
Psychothérapeute
Le professionnel vérifie son inscription au registre avant d'utiliser le titre.
La mention sexothérapie ne suffit pas.
Professionnel non réglementé
Une activité non médicale passe généralement par le Guichet unique, avec un statut adapté, une assurance et la médiation de la consommation.
La description de l'activité doit rester fidèle à un accompagnement verbal et non médical.
Assurance
La responsabilité civile doit couvrir le format individuel, le couple, la visio, les ateliers, les mineurs éventuels et les publics reçus.
Les actes médicaux ou psychologiques ne doivent pas être déclarés par une personne non qualifiée.
Médiation
Le professionnel vendant des prestations à des consommateurs doit permettre l'accès à un médiateur lorsque le cadre l'exige.
Les coordonnées figurent sur le site et les conditions générales.
Contrats et honoraires
Tarif, durée, annulation, visio, couple, confidentialité et partage d'informations sont expliqués avant la première séance.
Un forfait important ne doit pas être imposé pour traiter une difficulté intime.
Cabinet
Le local doit offrir une isolation sonore réelle et un espace qui ne crée pas d'ambiguïté.
Les affiches, objets et supports restent professionnels et non sexualisants.
Visioconférence
Le professionnel vérifie la sécurité de l'outil et l'intimité de chaque participant.
Il prévoit une procédure lorsque la personne se trouve en danger ou ne peut pas parler librement.
Comment communiquer sans induire le public en erreur ?
La communication doit commencer par le statut réel, puis la sexologie.
Une formulation claire évite de laisser croire qu'un praticien possède des compétences médicales ou psychologiques absentes.
| À éviter | Formulation plus précise | Pourquoi |
|---|---|---|
| Sexologue diplômé d'État | Médecin, psychologue ou autre métier initial, titulaire du DU ou DIU indiqué | Il n'existe pas de diplôme d'État unique de sexologue. |
| Je traite tous les troubles sexuels | J'accompagne dans les limites de mon métier et j'oriente les symptômes physiques | Évite une compétence universelle. |
| Sexothérapeute donc psychothérapeute | Titre de psychothérapeute uniquement si l'inscription réglementaire est obtenue | Distingue deux appellations. |
| Je répare votre couple | J'aide à clarifier la communication et les choix, sans garantie de maintien de la relation | Évite une promesse impossible. |
| Je normalise votre sexualité | Le travail respecte vos valeurs, votre consentement et la diversité des sexualités | Évite l'imposition d'une norme. |
Présenter les diplômes
La fiche indique le métier initial, l'établissement, le diplôme, l'année, le RPPS ou le registre lorsque pertinent.
Les certifications privées sont séparées des titres réglementés.
Présenter les limites
Le professionnel indique clairement s'il ne réalise ni examen, ni diagnostic, ni prescription.
Cette transparence augmente la confiance au lieu de diminuer la valeur du service.
Présenter les publics
Couples, adultes, adolescents, périnatalité, handicap, trauma ou santé sexuelle ne doivent être annoncés que si la formation et l'expérience sont réelles.
Le praticien ne se présente pas comme expert de tous les publics.
Quels débouchés et revenus espérer ?
La sexologie constitue souvent une spécialisation au sein d'une activité existante. Les postes salariés portant uniquement cet intitulé restent moins fréquents que les consultations intégrées à la médecine, à la psychologie, à la maïeutique, à la prévention ou au social.
Aucun revenu moyen crédible ne peut être annoncé sans distinguer le métier initial, le statut, le territoire, les tarifs et le temps consacré.
Cabinet médical
Un médecin peut intégrer la sexologie à une activité de médecine générale, gynécologie, urologie, psychiatrie ou autre spécialité.
Le revenu dépend du conventionnement, des actes, du temps et des charges.
Cabinet de psychologie
Un psychologue peut développer une orientation autour de l'intimité, du couple, du trauma ou de la santé.
Les consultations restent soumises au cadre de son titre et de sa méthode.
Hôpital et centre de santé
Oncologie, gynécologie, urologie, douleur, réadaptation, santé sexuelle ou psychiatrie peuvent intégrer des compétences sexologiques.
La fonction principale reste généralement celle de médecin, psychologue, sage-femme, infirmier ou autre professionnel.
Prévention et santé publique
Associations, collectivités, universités, établissements et programmes publics peuvent recruter des intervenants sur l'éducation, les droits, les violences et la prévention.
Le DU pluridisciplinaire peut être particulièrement cohérent pour ces missions.
Conseil conjugal
Des structures associatives ou privées proposent des accompagnements relationnels et familiaux.
Le professionnel doit distinguer conseil, psychothérapie, soin et médiation.
Construire un prévisionnel
| Variable | Question à chiffrer | Erreur fréquente |
|---|---|---|
| Tarif réel | Quel montant reste après remises et impayés ? | Prendre le prix affiché comme revenu net. |
| Consultations | Combien de rendez-vous ont effectivement lieu ? | Compter tous les créneaux ouverts. |
| Temps non facturé | Dossiers, orientation, appels, réseau et supervision | Ne compter que la séance. |
| Couple | La durée et le tarif sont-ils adaptés au format ? | Facturer comme un individuel sans calculer le temps. |
| Charges | Local, logiciel, assurance et formation | Sous-estimer la confidentialité du cabinet. |
| Capacité émotionnelle | Combien de situations complexes pouvez-vous recevoir ? | Construire un planning épuisant. |
| Cotisations et impôts | Quelle somme doit être provisionnée ? | Considérer tout encaissement comme disponible. |
Les étapes pour devenir sexologue
- Définir les actes et les publics que vous souhaitez réellement accompagner.
- Choisir un métier initial cohérent avec ces actes.
- Obtenir le diplôme et les enregistrements réglementaires nécessaires.
- Acquérir une expérience professionnelle dans ce premier cadre.
- Comparer les DU, DIU ou cursus de sexologie selon le public admis et la portée.
- Valider la formation, les examens, le mémoire et le stage lorsqu'il existe.
- Développer un réseau médical, psychologique, social et associatif.
- Souscrire une assurance et sécuriser les données sensibles.
- Créer une communication qui présente d'abord le métier initial.
- Maintenir supervision, formation et réflexion éthique.
Les erreurs les plus fréquentes
- Présenter sexologue comme un titre d'État unique.
- Croire qu'un DU élargit toutes les prérogatives.
- Confondre sexothérapeute et psychothérapeute.
- Réaliser un examen sans qualification médicale.
- Demander nudité, image ou démonstration dans un accompagnement verbal.
- Proposer une thérapie de couple en présence de violence.
- Imposer une norme de désir ou de fréquence.
- Pathologiser une orientation sexuelle ou une identité de genre.
- Négliger les données sensibles.
- Ouvrir sans assurance, supervision et réseau d'orientation.
Sexologue, psychologue, thérapeute ou sage-femme ?
Ces métiers peuvent aborder l'intimité, mais leurs formations et leurs responsabilités diffèrent.
Sexologue ou psychologue
Sexologue décrit une spécialisation transversale. Psychologue est un titre réglementé obtenu par un parcours universitaire précis.
Un même professionnel peut cumuler les deux, mais chaque qualification doit être vérifiée.
Sexologue ou thérapeute
Thérapeute est un mot générique qui ne garantit pas de titre réglementé.
Le prochain guide du lot détaillera précisément cette appellation et ses limites.
Sexologue ou sage-femme
La sage-femme est une profession médicale compétente notamment en gynécologie de prévention, contraception et périnatalité dans son champ.
Une formation en sexologie complète cette base sans l'étendre à toute la médecine.
Sexologue ou kinésithérapeute
Le kinésithérapeute peut se former à la santé pelvienne, à la douleur et à la rééducation fonctionnelle.
La sexologie complète éventuellement ce travail, mais ne permet pas de prescrire ou de conduire une psychothérapie sans le titre requis. Consultez Comment devenir kinésithérapeute ?.
Comparer les formations de sexologue sur Holia
Holia référence actuellement deux organismes et deux formations associées au métier : Sorbonne Université avec le DU Santé sexuelle pour tous·tes, et Université Paris Cité avec le DIU Sexologie clinique.
Consultez les formations de sexologue, puis vérifiez les dates, le public admis, le volume, les examens, le stage et le tarif sur les pages officielles.
La page Sexologue : comprendre le cadre complète ce guide avec le déroulé, le consentement, les limites, les orientations et les comparaisons utiles.
Sources et références
- Holia, Sexologue : rôle, formation, séance et choix (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Holia, Formation Continue Sorbonne Université, Faculté de Santé (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Holia, Université Paris Cité, Faculté de Santé (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Sorbonne Université, DU Santé sexuelle pour tous·tes (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Université Paris Cité, DIU Sexologie clinique (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Ministère de la Santé, Santé sexuelle (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Organisation mondiale de la Santé, Santé sexuelle (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Légifrance, décret relatif au titre de psychothérapeute (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Légifrance, article 44 relatif au titre de psychologue (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Légifrance, exercice de la profession de sage-femme (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Conseil national de l'Ordre des médecins, interdictions relatives aux titres (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Arrêtons les violences, Violences sexuelles (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Légifrance, pratiques visant à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- CNIL, donnée sensible (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- INPI, Guichet unique des formalités d'entreprises (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
- Ministère de l'Économie, médiation de la consommation (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
Questions fréquentes
Le titre de sexologue est-il réglementé en France ?
Non, le mot sexologue ne correspond pas à lui seul à un titre professionnel protégé unifiant les compétences. Il faut vérifier le métier initial et la formation complémentaire.
Quel diplôme faut-il pour devenir sexologue ?
Il n'existe pas de diplôme d'État unique de sexologue. La voie la plus lisible consiste à obtenir un métier initial cohérent, puis un DU, DIU ou cursus spécialisé.
Combien de formations Holia sont associées au métier ?
Holia référence actuellement deux organismes et deux formations : le DU Santé sexuelle pour tous·tes de Sorbonne Université et le DIU Sexologie clinique de l'Université Paris Cité.
Combien de temps dure le DIU Sexologie clinique ?
Le programme actuel de Paris Cité dure trois années universitaires et représente 271,5 heures en présentiel.
Une formation en sexologie permet-elle de prescrire ?
Non. Seul le métier initial et ses prérogatives permettent une prescription. Un DU ou DIU ne transforme pas un non-médecin en médecin.
Une consultation implique-t-elle de se déshabiller ou d'être touché ?
Non dans un accompagnement non médical. La consultation repose sur la parole et ne comporte ni nudité, ni contact intime, ni acte sexuel. Un examen éventuel relève d'un professionnel de santé autorisé et du consentement.
Sexothérapeute et psychothérapeute sont-ils synonymes ?
Non. Le titre de psychothérapeute est réglementé et nécessite une inscription au registre. Le mot sexothérapeute ne donne pas automatiquement ce titre.
Où comparer les formations de sexologue ?
Holia présente les deux formations sur /formations?profession=sexologue avec leur durée, leur format, leur organisme et la nature universitaire du diplôme.
Métier et formation
Poursuivez avec la fiche métier et le catalogue de formations associées.
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