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5 août 2026 · 28 min de lecture

Comment devenir kinésithérapeute ? Études, diplôme et installation

Comment devenir kinésithérapeute : études en cinq ans, accès IFMK, 300 ECTS, 42 semaines de stage, diplôme d’État, Ordre et installation.

Illustration du guide Holia : Comment devenir kinésithérapeute ? Études, diplôme et installation

Sommaire

Les grandes étapes de ce guide.

  1. Devenir kinésithérapeute en bref
  2. Le titre de masseur-kinésithérapeute est-il réglementé ?
  3. Que peut faire un kinésithérapeute ?
  4. Faut-il une ordonnance pour consulter un kinésithérapeute ?
  5. Quel parcours suivre après le baccalauréat en 2026 ?
  6. Ce qui doit changer à la rentrée 2027
  7. Comment se déroulent les quatre années en IFMK ?
  8. Les 42 semaines de formation clinique
  9. Les quatre formations référencées sur Holia
  10. Que signifie le RNCP40025 ?
  11. Quelles compétences personnelles faut-il posséder ?
  12. Quelles spécialisations peut-on développer ?
  13. Consentement, intimité et toucher
  14. Quels signaux imposent une orientation urgente ?
  15. Ce métier est-il fait pour vous ?
  16. Quel budget prévoir pour les études ?
  17. Comment s’inscrire à l’Ordre après le diplôme ?
  18. Comment s’installer en libéral ?
  19. Comment communiquer de manière responsable ?
  20. Quels débouchés et revenus espérer ?
  21. Les étapes pour devenir kinésithérapeute
  22. Les erreurs les plus fréquentes
  23. Kinésithérapeute, ostéopathe, chiropracteur ou coach sportif ?
  24. Comparer les formations de kinésithérapeute sur Holia

Devenir kinésithérapeute en France exige un diplôme d’État et une inscription au tableau de l’Ordre. Le parcours courant dure cinq années après le baccalauréat : une première année universitaire permettant de candidater à un institut de formation en masso-kinésithérapie, puis quatre années en IFMK. L’ensemble représente dix semestres et 300 crédits ECTS, avec un diplôme conférant le grade de master.

La formation ne consiste pas à apprendre uniquement des massages ou quelques mobilisations. Elle associe sciences biomédicales, anatomie, mouvement, sémiologie, raisonnement clinique, techniques de rééducation, exercice thérapeutique, prévention, recherche et 42 semaines de formation clinique, soit 1 470 heures de stage réparties sur les quatre années en institut.

Le masseur-kinésithérapeute est un professionnel de santé réglementé. Il réalise un bilan, établit un diagnostic kinésithérapique, construit des objectifs fonctionnels et met en œuvre des soins manuels ou instrumentaux adaptés. L’exercice peut concerner les champs musculosquelettique, neurologique, respiratoire, cardiovasculaire, pédiatrique, gériatrique, sportif, périnéal ou vestibulaire selon la formation et l’expérience.

Ce guide détaille l’accès aux études, la réforme annoncée pour 2027, les quatre IFMK référencés par Holia, le RNCP40025, les stages, l’inscription à l’Ordre, le RPPS, l’accès direct, le libéral et les débouchés. Vous pouvez également consulter la page consacrée au métier de kinésithérapeute et comparer les formations associées au métier sur Holia.

Devenir kinésithérapeute en bref

QuestionRéponse essentiellePoint de vigilance
Le métier est-il réglementé ?Oui. Il faut un diplôme d’État ou une autorisation reconnue, puis une inscription au tableau de l’Ordre.Un certificat privé de massage, fasciathérapie ou rééducation ne suffit pas.
Combien de temps durent les études ?Cinq années après le bac : une année universitaire puis quatre années en IFMK.La voie d’accès dépend des conventions entre universités et IFMK.
Quel niveau obtient-on ?Le diplôme confère le grade de master et représente 300 ECTS.Le diplôme d’État reste la qualification déterminante pour exercer.
Combien de stages faut-il réaliser ?42 semaines, soit 1 470 heures de formation clinique.Les stages doivent couvrir plusieurs champs cliniques et inclure un clinicat professionnalisant.
Comment entrer en IFMK en 2026 ?Selon les territoires : PASS, L.AS, L1 STAPS, L1 biologie ou autre licence conventionnée.Toutes les universités et toutes les licences n’ouvrent pas vers tous les IFMK.
Que change la réforme de 2027 ?Une première année de santé harmonisée doit remplacer progressivement le système PASS et L.AS.Les textes d’application et les modalités locales doivent encore être vérifiés pour chaque rentrée.
Faut-il une ordonnance pour soigner ?Le cadre général thérapeutique repose encore souvent sur une prescription.Un accès direct existe dans certaines structures coordonnées, avec des limites et transmissions obligatoires.
Quelles démarches après le diplôme ?Inscription au tableau de l’Ordre, obtention ou activation du RPPS, assurance et formalités d’exercice.L’inscription ordinale rend l’exercice licite sur le territoire français.

Le titre de masseur-kinésithérapeute est-il réglementé ?

Oui. Le Code de la santé publique réserve l’exercice de la masso-kinésithérapie aux personnes titulaires du diplôme d’État, d’un titre reconnu ou d’une autorisation prévue. La profession appartient aux auxiliaires médicaux et possède un ordre professionnel ainsi qu’un code de déontologie.

L’appellation complète est « masseur-kinésithérapeute ». Le mot kinésithérapeute est couramment utilisé, mais il renvoie au même titre protégé.

Une profession de santé

Le kinésithérapeute intervient dans la promotion de la santé, la prévention, le diagnostic kinésithérapique et le traitement des troubles du mouvement, de la motricité et des capacités fonctionnelles.

Il exerce en responsabilité dans son champ, tout en coordonnant avec le médecin et les autres professionnels lorsque la situation l’exige.

Le titre ne s’obtient pas par une formation courte

Une formation en massage, coaching sportif, ostéopathie, Pilates ou thérapie manuelle ne permet pas d’utiliser le titre de kinésithérapeute.

Même une expérience importante dans le sport ou le bien-être ne remplace pas le diplôme réglementaire.

L’exercice illégal

Une personne non autorisée ne peut pas proposer des actes de rééducation en se présentant comme kinésithérapeute, kiné ou physiothérapeute dans un contexte laissant croire à une qualification française.

Le professionnel diplômé doit lui-même respecter les limites de sa qualification et ne pas prêter son titre à une structure ou à un intervenant non habilité.

Un ordre professionnel

L’Ordre veille notamment à la compétence, à l’indépendance, à la déontologie et à la protection du public.

Les conseils départementaux ou interdépartementaux examinent les demandes d’inscription et tiennent le tableau.

Diplôme, Ordre et RPPS

Le diplôme d’État ne suffit pas à rendre l’exercice immédiatement licite. Le nouveau diplômé doit être inscrit au tableau de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes. Cette inscription s’accompagne d’un identifiant RPPS vérifiable et d’obligations déontologiques.

Que peut faire un kinésithérapeute ?

La masso-kinésithérapie comprend des actes manuels ou instrumentaux visant à prévenir l’altération des capacités fonctionnelles, à les maintenir, à les rétablir ou à y suppléer lorsqu’elles sont atteintes.

Le choix des moyens dépend du bilan, du diagnostic kinésithérapique, des objectifs, des préférences du patient et des données acquises de la science.

Réaliser un bilan

Le professionnel recueille l’histoire du problème, les traitements, les examens, les activités et les objectifs de la personne.

Il évalue les déficiences, les limitations, les capacités, les mouvements utiles et les facteurs qui facilitent ou freinent la récupération.

Établir un diagnostic kinésithérapique

Le diagnostic kinésithérapique organise les problèmes fonctionnels relevant de la profession et guide le projet de soins.

Il ne remplace pas un diagnostic médical lorsque celui-ci est nécessaire.

Construire un projet thérapeutique

Le kinésithérapeute définit des objectifs mesurables et hiérarchisés : marcher, monter un escalier, respirer plus efficacement, reprendre le travail, utiliser un membre, retrouver l’équilibre ou revenir au sport.

Le plan doit évoluer selon les progrès, les difficultés et le contexte de vie.

Utiliser des exercices actifs

Renforcement, mobilité, endurance, équilibre, coordination, respiration et réentraînement constituent une part importante du métier.

La personne apprend progressivement à agir en dehors du cabinet.

Réaliser des techniques manuelles

Mobilisations, massage, travail tissulaire ou autres techniques peuvent être utilisés lorsqu’ils répondent au bilan.

La technique manuelle ne doit pas devenir l’unique contenu d’une rééducation qui exige aussi un apprentissage actif.

Utiliser des moyens instrumentaux

Appareils de mesure, dispositifs de rééducation, électrothérapie, matériel respiratoire, aides techniques ou outils numériques peuvent compléter le suivi.

L’appareil doit être maîtrisé, entretenu et justifié.

Éduquer et prévenir

Le professionnel explique la situation, les gestes, les facteurs de risque et les stratégies de progression.

Il peut intervenir en prévention des chutes, santé au travail, activité physique, douleur persistante ou santé publique.

Prescrire certains dispositifs

Le kinésithérapeute dispose de possibilités de prescription, d’adaptation ou de renouvellement prévues par les textes dans son champ.

Ces possibilités restent limitées aux produits, dispositifs et situations autorisés.

Faut-il une ordonnance pour consulter un kinésithérapeute ?

Lorsqu’il agit dans un but thérapeutique, le parcours repose encore fréquemment sur une prescription médicale. Cette prescription peut indiquer le motif et le contexte, tandis que le kinésithérapeute choisit les actes et techniques selon son bilan.

L’accès direct progresse toutefois dans des cadres définis.

L’accès direct dans certaines structures

Dans les établissements de santé, structures médico-sociales et structures d’exercice coordonné prévues par la loi, le kinésithérapeute peut intervenir sans prescription médicale préalable dans certaines conditions.

Lorsque le patient ne possède pas de diagnostic médical préalable, le nombre est limité à huit séances. Un bilan initial et un compte rendu sont transmis au médecin traitant et au patient, puis intégrés au dossier médical partagé selon le cadre.

Les expérimentations territoriales

Des expérimentations peuvent élargir l’accès direct dans des territoires ou organisations définis.

Le praticien doit vérifier l’éligibilité de sa structure et ne pas annoncer un accès direct général valable partout.

Remboursement

Les actes conventionnés peuvent être pris en charge lorsque les conditions de prescription ou d’accès direct, la nomenclature et le conventionnement sont respectés.

La personne doit vérifier la part obligatoire, les dépassements éventuels et sa complémentaire.

Accord préalable

Certaines situations de rééducation sont soumises à des référentiels de nombre de séances. Au-delà d’un seuil, une demande d’accord préalable peut être nécessaire.

Le kinésithérapeute réévalue alors la situation et échange avec le médecin lorsque la poursuite doit être justifiée.

Quel parcours suivre après le baccalauréat en 2026 ?

Pour les rentrées actuelles, l’accès s’effectue après validation d’une première année universitaire conventionnée avec un IFMK. Les voies les plus fréquentes sont PASS, L.AS, L1 STAPS ou L1 sciences de la vie.

Chaque université fixe, avec les instituts partenaires, les parcours admis, les capacités et le classement. Une L1 portant le bon nom ne garantit donc pas l’accès à tous les IFMK.

PASS

Le parcours d’accès spécifique santé associe un bloc santé important à une option dans une autre discipline.

Il peut ouvrir vers la kinésithérapie lorsque l’université et l’IFMK ont prévu cette voie.

L.AS

La licence avec option accès santé permet de suivre une discipline principale, complétée par des enseignements de santé.

La mention de licence et la convention locale doivent être vérifiées avant l’inscription.

L1 STAPS

Une première année de STAPS peut ouvrir vers certains IFMK, avec ou sans option santé selon le territoire.

Elle peut convenir aux candidats attirés par le mouvement et les sciences du sport, mais reste très sélective.

L1 biologie ou sciences de la vie

Cette voie apporte une base scientifique cohérente et peut être conventionnée avec plusieurs instituts.

Le candidat vérifie le nombre de places et les critères de classement propres à l’université.

Choisir sur Parcoursup

Les bacheliers s’inscrivent dans la première année universitaire via Parcoursup.

Il faut lire les fiches locales, identifier les IFMK partenaires et comparer le nombre de candidatures possibles avant de formuler les vœux.

La sélection

Résultats universitaires, validation des unités, rang, épreuves orales ou critères complémentaires peuvent intervenir selon le parcours.

Le candidat doit viser la réussite de son année entière, pas seulement les matières de santé.

Les voies particulières

Des possibilités existent pour certains titulaires de diplômes de santé, licences, masters, sportifs de haut niveau ou candidats disposant d’un parcours spécifique.

Elles sont limitées en places et soumises à dossier, sélection et dispenses individualisées.

Ce qui doit changer à la rentrée 2027

En avril 2026, les ministères ont annoncé une réforme de l’accès aux études de santé applicable à la rentrée 2027. Elle doit remplacer le système PASS et L.AS par une première année harmonisée ouvrant notamment aux cinq filières médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie.

Le nouveau modèle annoncé combine un bloc santé, un bloc disciplinaire et un bloc transversal, avec des candidatures possibles en fin de première ou de deuxième année.

Une réforme annoncée, pas encore un mode d’emploi définitif

Le principe national est présenté, mais les textes d’application, capacités, calendriers et organisations locales doivent être confirmés.

Un candidat à la rentrée 2027 doit suivre les pages officielles et les informations de son université plutôt que se fier à une ancienne fiche PASS ou L.AS.

Kinésithérapie intégrée aux cinq filières

La réforme annonce une intégration plus lisible de la kinésithérapie dans le dispositif commun MMOPK.

Cette évolution ne réduit pas la durée totale : une première année universitaire reste suivie des quatre années en IFMK.

Deux candidatures possibles

Le projet prévoit une candidature en fin de première année puis, selon le parcours, une seconde possibilité en fin de deuxième année.

Les modalités exactes de validation et de classement devront être lues dans les futurs textes.

Comment se déroulent les quatre années en IFMK ?

Après l’année universitaire, la formation en institut dure huit semestres. Elle est organisée en deux cycles et confère 240 ECTS, qui s’ajoutent aux 60 ECTS de la première année.

Le programme national articule cours, travaux dirigés, pratique, stages, recherche et travail personnel.

Premier cycle

Le premier cycle consolide les sciences fondamentales, les sciences de la vie et du mouvement, la sémiologie et les premiers outils professionnels.

L’étudiant découvre progressivement le système de santé, les populations et le raisonnement clinique.

Deuxième cycle

Le deuxième cycle développe les interventions complexes, la responsabilité, l’intégration des connaissances et l’autonomie professionnelle.

Il comprend le mémoire et le stage long de clinicat.

Les onze compétences du référentiel

  1. Analyser et évaluer une personne, sa situation et élaborer un diagnostic kinésithérapique.
  2. Concevoir et conduire un projet thérapeutique.
  3. Concevoir et conduire une démarche de promotion de la santé, d’éducation et de prévention.
  4. Concevoir, mettre en œuvre et évaluer une séance.
  5. Établir et entretenir une relation et une communication dans un contexte d’intervention.
  6. Concevoir et mettre en œuvre une prestation de conseil et d’expertise.
  7. Analyser, évaluer et faire évoluer sa pratique professionnelle.
  8. Rechercher, traiter et analyser des données professionnelles et scientifiques.
  9. Gérer ou organiser une structure et ses ressources.
  10. Organiser les activités et coopérer avec les différents acteurs.
  11. Informer et former des professionnels et des personnes en formation.

Les principaux champs cliniques

  • Musculosquelettique.
  • Neuromusculaire et neurologique.
  • Respiratoire et cardiovasculaire.
  • Interne et tégumentaire.
  • Pédiatrie et développement.
  • Gériatrie et autonomie.
  • Sport et retour à l’activité.
  • Santé pelvienne et périnatale selon les terrains.
  • Handicap, réadaptation et réinsertion.

Le mémoire

Le mémoire initie à la recherche et à l’analyse de la littérature.

Il doit aider le futur professionnel à prendre des décisions fondées sur les données plutôt que sur la seule habitude.

Le service sanitaire

Les étudiants participent au service sanitaire selon les règles applicables aux formations en santé.

Ils construisent et réalisent des actions de prévention auprès de publics.

Les 42 semaines de formation clinique

La formation clinique représente 42 semaines, soit 1 470 heures sur la base de 35 heures par semaine. Elle est répartie du semestre 3 au semestre 10.

Les stages progressent de la découverte vers la responsabilité professionnelle.

Stages 1 et 2

Ils permettent de découvrir le système de santé, la profession, les structures et les parcours.

L’étudiant commence à observer et à participer sous encadrement.

Stages 3 et 4

Ils développent l’approche bio-psycho-sociale, l’examen et les premiers projets de soins.

Les compétences sont documentées dans le portfolio.

Stages 5 et 6

Ils ciblent les compétences cœur de métier dans plusieurs champs cliniques.

L’étudiant gagne en autonomie tout en restant sous responsabilité pédagogique.

Stage 7 clinicat

Le clinicat est un stage professionnalisant de douze semaines consécutives en cinquième année.

Il doit permettre de valider l’ensemble des compétences au niveau final.

Diversité des terrains

Hôpital, centre de rééducation, cabinet libéral, établissement médico-social, pédiatrie, neurologie, respiratoire ou sport peuvent participer au parcours.

L’étudiant doit avoir exploré les trois grands champs cliniques exigés avant la fin de la formation.

Le portfolio

Le portfolio suit la progression et rassemble les évaluations, objectifs, situations et compétences.

Il ne doit pas devenir un document administratif rempli sans réflexion.

Les quatre formations référencées sur Holia

Holia relie actuellement le métier à quatre organismes et quatre formations conduisant toutes au diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute, RNCP40025.

Les différences portent surtout sur le territoire, les universités partenaires, l’organisation pédagogique, les stages et les modalités publiées.

OrganismeFormationOrganisation actuellement publiée
IFMK de l’AP-HPFormation au diplôme d’État de masseur-kinésithérapeuteQuatre années en institut après une première année universitaire, 240 ECTS en IFMK et 60 ECTS de sélection, en présentiel à Paris.
IFMK du CHU de BordeauxDiplôme d’État de masseur-kinésithérapeute, CHU de BordeauxQuatre années après l’année universitaire, cursus en deux cycles, format hybride documenté et stages.
IFMK du CHU de ToulouseDiplôme d’État de masseur-kinésithérapeute, Toulouse et RodezQuatre années en deux cycles, avec sites de Toulouse et Rodez, format hybride documenté et 240 ECTS en institut.
ISTR, Université Claude Bernard Lyon 1Diplôme d’État de masseur-kinésithérapeuteHuit semestres, minimum 3 450 heures après la première année universitaire, en présentiel à Lyon.

IFMK de l’AP-HP

L’institut est rattaché à l’Assistance Publique, Hôpitaux de Paris et situé sur le site Broussais, avec certains enseignements à Sorbonne Université.

L’admission repose sur les premières années universitaires conventionnées et les modalités de sélection en vigueur.

IFMK du CHU de Bordeaux

Le cursus développe les onze compétences nationales, avec enseignements scientifiques, méthodologiques, professionnels, stages et mémoire.

L’accès publié passe principalement par PASS ou L.AS, avec des voies particulières selon les textes.

IFMK du CHU de Toulouse

La formation est proposée à Toulouse et via une antenne à Rodez. Le programme mentionne notamment vingt-quatre semaines de stage à temps plein sur les deux dernières années.

Le candidat vérifie le site d’affectation, les conventions universitaires et le logement.

ISTR Lyon 1

Le département de masso-kinésithérapie de l’Université Claude Bernard Lyon 1 annonce huit semestres et un minimum de 3 450 heures après l’année universitaire.

La formation se déroule sur le campus Lyon Est Rockefeller.

Que signifie le RNCP40025 ?

Le diplôme d’État est enregistré sous le code RNCP40025 au niveau 7. La fiche est active pour les parcours certifiants débutés depuis le 1er janvier 2025 et possède une échéance d’enregistrement au 31 décembre 2029.

Le certificateur est le ministère chargé de la Santé.

Un diplôme de niveau 7

Le niveau 7 correspond au niveau de qualification associé au grade de master.

Il ne transforme pas le diplôme d’État en master de recherche universitaire, mais permet une lisibilité académique et professionnelle au niveau bac plus cinq.

Une certification nationale unique

Les IFMK préparent au même diplôme d’État, même si leur pédagogie et leurs partenariats diffèrent.

Le code RNCP ne constitue donc pas un titre privé propre à chaque école.

Une échéance administrative

La date du 31 décembre 2029 concerne l’enregistrement de la fiche RNCP.

Elle ne signifie pas que les diplômés perdent leur droit d’exercer à cette date.

Quelles compétences personnelles faut-il posséder ?

La réussite ne dépend pas uniquement des résultats scientifiques ou des performances sportives.

Le métier associe raisonnement, contact corporel, pédagogie, travail en équipe et endurance.

Rigueur scientifique

Anatomie, physiologie, pathologies, statistiques et lecture critique occupent une place importante.

Le professionnel doit accepter de modifier ses pratiques lorsque les connaissances évoluent.

Aisance relationnelle

Le kinésithérapeute explique, encourage, négocie les objectifs et accompagne parfois des progrès lents.

Il doit savoir entendre la douleur sans la dramatiser ni la nier.

Rapport au toucher

L’examen et certains soins impliquent un contact physique professionnel.

Le consentement, l’intimité, les zones sensibles et les alternatives doivent être maîtrisés.

Capacité pédagogique

Le patient doit comprendre comment réaliser un exercice, reconnaître une erreur et progresser seul.

La démonstration sportive ne remplace pas une explication adaptée.

Endurance physique

Les journées peuvent comporter de nombreuses positions, transferts, démonstrations et déplacements.

L’ergonomie, l’organisation et la capacité à demander de l’aide protègent le professionnel.

Tolérance à l’incertitude

La récupération n’est pas toujours linéaire et une même pathologie produit des situations différentes.

Le kinésithérapeute doit réévaluer sans promettre un calendrier certain.

Quelles spécialisations peut-on développer ?

Le diplôme donne un socle généraliste. L’expérience, la formation continue et les terrains construisent ensuite une orientation.

Une mention commerciale de spécialiste doit être utilisée avec prudence et ne pas suggérer un diplôme réglementé inexistant.

Musculosquelettique

Dos, cervicales, épaule, genou, hanche et membres constituent une part importante de l’activité.

Le suivi combine souvent charge progressive, exercice, éducation et techniques manuelles.

Neurologie

AVC, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, lésion médullaire ou neuropathie demandent une expertise en mouvement, tonus, équilibre et autonomie.

Le travail se fait fréquemment en équipe.

Respiratoire

Le kinésithérapeute peut intervenir sur la ventilation, l’encombrement, l’effort et la réadaptation respiratoire.

Les situations aiguës et chroniques exigent des compétences spécifiques.

Cardiologie et réadaptation

La reprise d’effort après un événement cardiaque ou une chirurgie s’inscrit dans un parcours coordonné.

La surveillance et les critères d’arrêt doivent être connus.

Pédiatrie

Le développement, le jeu, la famille et les pathologies de l’enfant modifient l’évaluation et les soins.

Le consentement et l’adhésion de l’enfant sont recherchés.

Gériatrie

Prévention des chutes, équilibre, force, marche, transferts et autonomie sont des axes fréquents.

Le professionnel tient compte des traitements, de la cognition et du domicile.

Sport

La rééducation sportive concerne la lésion, la charge, le geste, la confiance et le retour au terrain.

Elle ne se confond pas avec le coaching sportif général.

Périnatalité et pelvi-périnéologie

Grossesse, post-partum, douleurs pelviennes, continence ou suites chirurgicales nécessitent une formation et un consentement particulièrement précis.

Les examens et techniques internes possèdent un cadre qui doit être expliqué et jamais imposé.

Vestibulaire

Vertiges, équilibre et troubles vestibulaires demandent des évaluations et exercices spécialisés.

Un symptôme neurologique aigu doit être orienté sans délai.

Consentement, intimité et toucher

Le diplôme de santé n’autorise pas un examen ou un geste sans information. Le patient peut refuser une technique ou demander une alternative.

Le consentement est particulièrement important lorsque le soin implique le déshabillage, une zone intime ou un contact prolongé.

Informer avant l’examen

Le professionnel explique ce qu’il souhaite observer ou tester et pourquoi.

La personne sait quelles zones seront découvertes et peut demander à rester davantage couverte.

Consentement réversible

Un accord donné au début peut être retiré pendant le soin.

Le professionnel arrête et réévalue sans culpabiliser.

Techniques internes

Certaines prises en charge pelviennes peuvent inclure un examen ou une technique interne lorsque cela est pertinent et légal.

L’objectif, les alternatives, le droit de refuser et le cadre de confidentialité doivent être explicités avec soin.

Mineurs

La présence et l’information des représentants légaux dépendent de l’âge et de la situation.

L’enfant ou l’adolescent doit être associé à la décision et son refus entendu.

Trauma et vulnérabilité

Une chirurgie, une violence ou un vécu traumatique peut rendre certains gestes difficiles.

Le professionnel adapte le rythme, demande l’autorisation étape par étape et oriente lorsque nécessaire.

Quels signaux imposent une orientation urgente ?

Le kinésithérapeute apprend à repérer les situations qui dépassent une séance programmée.

Un nouveau signe ou une aggravation importante conduit à interrompre, orienter ou appeler les secours.

Signaux neurologiques

  • Faiblesse brutale d’un membre.
  • Paralysie ou perte de sensibilité nouvelle.
  • Troubles urinaires ou intestinaux associés à une douleur du dos.
  • Difficulté à parler, confusion ou asymétrie du visage.
  • Trouble soudain de l’équilibre.
  • Céphalée brutale inhabituelle.

Signaux cardiovasculaires et respiratoires

  • Douleur thoracique.
  • Essoufflement brutal.
  • Malaise ou perte de connaissance.
  • Palpitations accompagnées de symptômes inquiétants.
  • Gonflement brutal d’un membre.
  • Désaturation ou détresse respiratoire.

Traumatisme et infection

  • Suspicion de fracture.
  • Plaie importante.
  • Fièvre avec altération de l’état général.
  • Rougeur, chaleur et gonflement rapidement progressifs.
  • Douleur postopératoire inhabituelle.
  • Aggravation rapide après un accident.

Ce métier est-il fait pour vous ?

La kinésithérapie attire pour le mouvement, le sport et le contact humain, mais le quotidien est plus large. Il comprend pathologies complexes, personnes dépendantes, dossiers, coordination, répétition et incertitude.

Le candidat doit apprécier l’apprentissage scientifique autant que la pratique.

Les profils qui peuvent s’y épanouir

  • Étudiants intéressés par le corps, la fonction et les sciences.
  • Personnes capables de soutenir cinq années d’études.
  • Professionnels patients et pédagogues.
  • Personnes à l’aise avec le toucher professionnel.
  • Praticiens capables de travailler en équipe.
  • Entrepreneurs organisés pour un projet libéral.

Les difficultés souvent sous-estimées

  • La sélection après la première année universitaire.
  • La densité scientifique.
  • Les 42 semaines de stages.
  • La charge physique.
  • La souffrance et la dépendance de certains patients.
  • La documentation des soins.
  • Les contraintes conventionnelles en libéral.
  • Le risque d’épuisement et de douleurs professionnelles.

Questions à se poser

  • Êtes-vous prêt à choisir une première année conventionnée avec un IFMK ?
  • Pouvez-vous accepter une sélection forte ?
  • Êtes-vous à l’aise avec le toucher et l’intimité ?
  • Quel champ clinique vous attire réellement ?
  • Préférez-vous hôpital, centre de rééducation ou libéral ?
  • Pouvez-vous maintenir une veille scientifique pendant toute votre carrière ?

Quel budget prévoir pour les études ?

Le coût varie fortement entre instituts publics, associatifs ou privés. Les droits de formation ne constituent qu’une partie du budget.

Il faut ajouter logement, transport, matériel, stages, santé et éventuelle perte de revenu.

PosteCe qu’il faut chiffrerErreur fréquente
Première année universitaireDroits, CVEC, logement et préparationOublier que l’admission en IFMK n’est pas garantie.
Frais d’IFMKQuatre années, variation public ou privé et évolutions annuellesMultiplier seulement le tarif de première année.
StagesTransport, double logement, repas et matérielSupposer que tous les terrains sont proches.
MatérielTenues, livres, ordinateur et petit équipementAcheter une table ou des appareils professionnels trop tôt.
Vie couranteLogement, alimentation, assurance et santéCalculer uniquement la scolarité.
Installation futureCotisation ordinale, assurance, local, logiciel et trésorerieArriver au diplôme sans budget de démarrage.

Comparer les instituts

Les tarifs, bourses, aides régionales et statuts diffèrent.

Le candidat demande le coût total, les modalités de paiement et les frais supplémentaires avant l’inscription.

Financement

Bourses, aides régionales, apprentissage dans certains parcours ou dispositifs de reconversion peuvent exister.

Leur disponibilité dépend de l’établissement, de la région et de la situation.

Comment s’inscrire à l’Ordre après le diplôme ?

L’inscription au tableau de l’Ordre rend licite l’exercice sur le territoire français. Le conseil départemental ou interdépartemental examine le dossier.

Depuis 2026, le portail numérique de l’Ordre permet aux jeunes diplômés de transmettre leur demande plus simplement.

Préparer les pièces

  • Diplôme ou attestation officielle.
  • Pièce d’identité.
  • Justificatifs relatifs à la situation professionnelle.
  • Éléments d’assurance selon le mode d’exercice.
  • Documents complémentaires demandés par le conseil.

Mon portail Kiné

Le portail permet de créer un compte, charger les documents et transmettre la demande.

La transmission numérique ne vaut pas inscription : le conseil doit examiner et voter la décision.

La cotisation ordinale

L’inscription s’accompagne d’une cotisation obligatoire.

Le montant et les catégories sont vérifiés chaque année auprès de l’Ordre.

Le numéro RPPS

Après l’inscription, les informations alimentent le RPPS et l’annuaire professionnel.

Le numéro permet aux patients, employeurs et partenaires de vérifier le professionnel.

Comment s’installer en libéral ?

Le libéral demande une inscription ordinale, une assurance, un statut, un lieu, des conventions, un dossier sécurisé et une gestion de trésorerie.

L’installation peut se faire en création, collaboration, remplacement, association ou reprise.

Remplacement

Le remplacement permet de découvrir des organisations et territoires avant une installation.

Le contrat doit préciser dates, rétrocession, locaux, dossiers, facturation et responsabilités.

Collaboration

Le collaborateur développe progressivement sa patientèle tout en utilisant les moyens d’un cabinet.

Le contrat ne doit pas masquer un lien de subordination ni empêcher toute indépendance.

Création de cabinet

Le projet doit intégrer local, accessibilité, matériel, besoin territorial, conventionnement et trésorerie.

Un beau plateau technique ne compense pas une patientèle insuffisante.

Association

SCP, SEL, société de moyens ou autre organisation peuvent permettre de partager ressources et responsabilités.

Les règles ordinales, fiscales et sociales doivent être examinées.

Conventionnement et zonage

L’installation conventionnée peut dépendre des règles territoriales et démographiques applicables.

Le candidat vérifie la zone avant de signer un bail ou racheter une patientèle.

Assurance

La responsabilité civile professionnelle doit couvrir les actes, les publics, le domicile, les dispositifs et les éventuelles activités particulières.

Les garanties sont mises à jour lorsque la pratique évolue.

Données de santé

Dossier, ordonnance, bilan, compte rendu, messagerie et facturation contiennent des données sensibles.

Le cabinet utilise des outils adaptés et limite les accès.

Médiation et réclamations

Le cadre de santé et les règles ordinales organisent plusieurs voies de réclamation.

Le professionnel répond avec transparence et conserve une traçabilité proportionnée.

Comment communiquer de manière responsable ?

Le kinésithérapeute peut informer le public sur son activité, mais sa communication doit rester loyale, précise et compatible avec la déontologie.

Une technique ou une spécialisation ne doit pas devenir une garantie de résultat.

Présenter le diplôme et le RPPS

La fiche indique le titre réglementé, le numéro RPPS, le lieu et le conventionnement.

Les formations complémentaires sont distinguées du diplôme d’État.

Présenter les champs d’expérience

Sport, vestibulaire, neurologie, respiratoire ou périnéal peuvent être mentionnés lorsque la formation et la pratique sont réelles.

Le mot spécialiste ne doit pas suggérer un titre officiel inexistant.

Formulations responsables

À éviterFormulation plus précisePourquoi
Je remets votre dos en placeJ’évalue le mouvement et construis une progression adaptée à votre situationÉvite une représentation anatomique simpliste.
Je guéris toutes les sciatiquesLa prise en charge dépend de la cause, des signes et du bilan ; certains symptômes exigent une évaluation médicaleÉvite une garantie.
Ma technique est la seule efficaceLes moyens sont choisis selon le bilan, les préférences et les données disponiblesPréserve une approche clinique.
Spécialiste officiel du sportExpérience et formations complémentaires en kinésithérapie du sportÉvite un titre ambigu.
Dix séances obligatoiresLe nombre est réévalué selon les objectifs, l’évolution et le cadre de prise en chargeÉvite un forfait automatique.

Développer une visibilité locale

Nom, adresse, téléphone, horaires et profession restent cohérents entre l’Ordre, l’Annuaire Santé et les plateformes.

La page Kinésithérapeute sur Holia permet de présenter le cadre du métier et les modalités du cabinet.

Publier des contenus utiles

Rééducation après opération, douleur persistante, retour au sport, équilibre ou respiration sont des sujets pertinents.

Les contenus ne doivent pas diagnostiquer les lecteurs ni remplacer une consultation.

Quels débouchés et revenus espérer ?

Le diplôme permet un exercice salarié, libéral ou mixte. Hôpital, centre de rééducation, établissement médico-social, cabinet, domicile, sport, recherche ou formation constituent des environnements possibles.

Un revenu moyen unique serait trompeur sans tenir compte du statut, de la convention, du territoire, des charges et du volume d’activité.

Hôpital

Le kinésithérapeute peut intervenir en chirurgie, neurologie, respiratoire, gériatrie, pédiatrie, réanimation ou médecine.

Le salaire dépend du statut, du grade, de l’ancienneté et des primes.

Centre de rééducation

Les prises en charge sont souvent plus longues et coordonnées autour de l’autonomie et de la réinsertion.

Le travail en équipe occupe une place importante.

Médico-social

Handicap, vieillissement, enfance ou dépendance demandent une adaptation du projet aux activités quotidiennes.

Les missions peuvent inclure conseil aux équipes et aux proches.

Libéral

Le libéral offre de l’autonomie mais implique charges, documentation, facturation et contraintes conventionnelles.

Le chiffre d’affaires ne correspond jamais au revenu disponible.

Sport

Clubs, fédérations ou structures peuvent employer ou missionner des kinésithérapeutes.

Les postes sont recherchés et nécessitent souvent une expérience spécifique.

Recherche et enseignement

Master complémentaire, doctorat ou expérience peuvent conduire vers la recherche, la formation ou l’encadrement.

Ces parcours s’ajoutent au diplôme d’État.

Construire un prévisionnel libéral

VariableQuestion à chiffrerErreur fréquente
Actes réalisésCombien de séances compatibles avec la qualité des soins ?Construire un rythme physiquement intenable.
Tarif encaisséQuel montant après remboursements, impayés et rétrocessions ?Confondre chiffre d’affaires et revenu.
Temps non facturéBilan, dossiers, coordination, nettoyage et gestionNe compter que le temps avec le patient.
Charges fixesLocal, logiciel, assurance, Ordre et comptabilitéSous-estimer un cabinet peu rempli.
Charges variablesConsommables, matériel, déplacements et paiementOublier le coût de chaque acte.
Congés et formationCombien de semaines réellement travaillées ?Multiplier mécaniquement par 52.
Cotisations et fiscalitéQuelle somme doit être provisionnée ?Considérer tout encaissement comme disponible.

Les étapes pour devenir kinésithérapeute

  1. Identifier les universités et IFMK conventionnés dans les territoires envisagés.
  2. Choisir une première année ouvrant réellement l’accès à la kinésithérapie.
  3. S’inscrire via Parcoursup et valider les 60 ECTS de l’année universitaire.
  4. Réussir la sélection vers l’IFMK partenaire.
  5. Valider les huit semestres et les 240 ECTS en institut.
  6. Accomplir les 42 semaines de formation clinique et le stage de clinicat.
  7. Valider les compétences, les unités d’enseignement et le mémoire.
  8. Obtenir le diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute.
  9. Déposer la demande d’inscription au tableau de l’Ordre et vérifier le RPPS.
  10. Choisir son mode d’exercice et maintenir formation, déontologie et veille scientifique.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Choisir une L1 sans vérifier sa convention avec un IFMK.
  • Croire que cinq années signifient cinq années directement dans l’école.
  • Sous-estimer la sélection après la première année.
  • Réduire la formation à l’anatomie et au massage.
  • Négliger les 42 semaines de stage.
  • Confondre kinésithérapeute, ostéopathe et kinésiologue.
  • Penser que le diplôme dispense de l’inscription à l’Ordre.
  • Annoncer un accès direct général dans tous les cabinets.
  • Ouvrir en libéral sans vérifier le zonage et le conventionnement.
  • Promettre une guérison ou un nombre fixe de séances.

Kinésithérapeute, ostéopathe, chiropracteur ou coach sportif ?

Ces métiers peuvent intervenir autour du mouvement ou de la douleur, mais leur statut et leurs objectifs diffèrent.

Kinésithérapeute ou ostéopathe

Le kinésithérapeute est un professionnel de santé centré sur la fonction, la rééducation et l’autonomie. L’ostéopathe possède un titre réglementé distinct et intervient par mobilisations et manipulations dans son champ.

Consultez le guide Comment devenir ostéopathe ?.

Kinésithérapeute ou chiropracteur

Le chiropracteur possède un titre réglementé et utilise des mobilisations et manipulations dans le champ neuro-musculo-squelettique.

Il ne remplace pas automatiquement une rééducation fonctionnelle. Consultez le guide Comment devenir chiropracteur ?.

Kinésithérapeute ou coach sportif

Le coach sportif encadre l’activité physique selon les prérogatives de son diplôme et de sa carte professionnelle.

Il ne réalise pas de diagnostic kinésithérapique ni de rééducation. Consultez le guide Comment devenir coach sportif ?.

Kinésithérapeute ou kinésiologue

Le kinésiologue propose une pratique de bien-être non médicale, souvent fondée sur des tests musculaires symboliques.

Le titre, la formation et les actes n’ont pas le même cadre. Consultez le guide Comment devenir kinésiologue ?.

Kinésithérapeute ou masseur bien-être

Le masseur bien-être vise la détente sans diagnostic ni rééducation.

Le massage utilisé par un kinésithérapeute s’inscrit dans un projet de santé et dans son champ professionnel.

Comparer les formations de kinésithérapeute sur Holia

Holia référence actuellement quatre organismes et quatre formations : IFMK de l’AP-HP, IFMK du CHU de Bordeaux, IFMK du CHU de Toulouse et ISTR de l’Université Claude Bernard Lyon 1.

Consultez les formations de kinésithérapeute, puis vérifiez les universités conventionnées, les voies d’accès, les places, les tarifs, les stages et les sites directement auprès des établissements.

La page Kinésithérapeute : comprendre le cadre complète ce guide avec le rôle, l’accès direct, le bilan, le consentement et les situations nécessitant une orientation.

À retenir

Devenir kinésithérapeute exige cinq années après le bac : une première année universitaire de sélection, puis quatre années en IFMK. Le cursus totalise 300 ECTS, confère le grade de master et comprend 42 semaines, soit 1 470 heures, de formation clinique. Le diplôme d’État est enregistré au RNCP40025 au niveau 7 jusqu’au 31 décembre 2029. Après son obtention, l’inscription au tableau de l’Ordre est indispensable pour exercer légalement et disposer d’une situation RPPS vérifiable. Le métier ne se résume pas au massage. Il associe bilan, diagnostic kinésithérapique, exercice, éducation, techniques manuelles, réévaluation et coordination. La qualité repose sur des objectifs fonctionnels utiles, un consentement réel et une progression mesurée dans la vie quotidienne.

Sources et références

  • Holia, Kinésithérapeute : rôle, séance, prescription et choix (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Holia, IFMK de l’AP-HP (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Holia, IFMK du CHU de Bordeaux (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Holia, IFMK du CHU de Toulouse (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Holia, ISTR Lyon 1, Département de Masso-Kinésithérapie (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Légifrance, arrêté du 2 septembre 2015 relatif au diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Légifrance, Code de la santé publique, profession de masseur-kinésithérapeute (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Légifrance, arrêté du 17 janvier 2020 relatif à l’admission en IFMK (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • France Compétences, RNCP40025 Diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Onisep, Diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Ministère de l’Enseignement supérieur, réforme de la première année de santé (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, démarches d’inscription (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, Mon portail Kiné (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Légifrance, décret du 5 février 2026 modifiant le code de déontologie (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Assurance Maladie, accès direct aux professionnels de santé (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • Assurance Maladie, accord préalable (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)
  • CNIL, Qu’est-ce qu’une donnée de santé ? (ouvre un site externe) (consulté le 2026-08-05)

Questions fréquentes

Combien d’années faut-il pour devenir kinésithérapeute ?

Le parcours dure cinq ans après le baccalauréat : une première année universitaire de sélection puis quatre années en institut de formation en masso-kinésithérapie.

Quel diplôme faut-il obtenir ?

Il faut le diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute, enregistré sous le code RNCP40025 et conférant le grade de master.

Combien de stages comprend la formation ?

La formation clinique représente 42 semaines, soit 1 470 heures, réparties sur les quatre années en IFMK.

Quelles études choisir après le bac en 2026 ?

Selon les conventions locales, l’accès peut passer par PASS, L.AS, L1 STAPS, L1 biologie ou une autre licence conventionnée. Il faut vérifier les IFMK accessibles depuis chaque parcours.

Que change la réforme prévue pour 2027 ?

Une première année de santé harmonisée doit remplacer le système PASS et L.AS et intégrer plus lisiblement la kinésithérapie parmi les filières MMOPK. Les modalités définitives restent à vérifier pour chaque université.

Faut-il une ordonnance pour consulter un kinésithérapeute ?

Le cadre thérapeutique repose encore souvent sur une prescription. Un accès direct existe dans certaines structures coordonnées et dispositifs, avec des limites et des transmissions obligatoires.

Faut-il s’inscrire à l’Ordre après le diplôme ?

Oui. L’inscription au tableau de l’Ordre rend l’exercice licite en France et permet l’identification professionnelle dans le RPPS.

Où comparer les formations de kinésithérapeute ?

Holia présente actuellement quatre IFMK sur /formations?profession=kinesitherapeute, avec leur organisation, leurs formats et le diplôme d’État associé.

Luc Michault

À propos de l'auteur

Luc Michault · Fondateur de Holia

Luc Michault est le fondateur de Holia. Depuis plus de 14 ans, il accompagne des indépendants, marques et entreprises dans leur visibilité en ligne. Sur Holia, il développe des ressources pour aider les praticiens à clarifier leur présence, structurer leur activité et mieux comprendre les enjeux du référencement local.

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