Le sommeil après 60 ans peut devenir un sujet très sensible. On peut se coucher plus tôt, se réveiller plus tôt, dormir par morceaux, faire une sieste, avoir l’impression de ne jamais dormir profondément, ou passer des nuits correctes une semaine puis très moyennes la suivante. Le corps change, le rythme change, les journées changent aussi.
Mais il ne faut pas tout attribuer à l’âge. Un sommeil qui se dégrade peut être lié à des douleurs, une maladie chronique, une anxiété, une dépression, des médicaments, des réveils urinaires, une mauvaise respiration nocturne, une consommation d’alcool, une solitude, un deuil, une perte de rythme ou une fatigue qui dérègle les journées.
Le bon repère n’est donc pas seulement le nombre d’heures dormies. Il faut regarder la récupération, la répétition, la souffrance et l’impact sur la journée. Une nuit plus courte mais réparatrice peut être acceptable. Une nuit qui transforme le matin en brouillard épais, le moral en chaussette humide et la journée en parcours de survie mérite qu’on s’y intéresse.