Parler de senior actif ou de senior fragile peut être utile pour adapter l’accompagnement, mais seulement si l’on garde une nuance essentielle : personne ne se résume à une case. Une personne peut être active dans sa tête, mais fatiguée dans son corps. Une autre peut être fragile après une chute, puis retrouver de la force avec le bon soutien.
L’âge ne dit pas tout. Deux personnes de 72 ans peuvent avoir des besoins totalement différents. L’une prépare une randonnée douce avec enthousiasme. L’autre a peur de sortir depuis une chute, mange moins et dort mal. Les accompagner de la même manière serait aussi absurde que de prescrire la même paire de chaussures à tout le village.
Le bon accompagnement observe donc le réel : mobilité, force, équilibre, appétit, poids, sommeil, douleurs, traitements, moral, logement, liens sociaux, autonomie dans les gestes du quotidien et envie de participer aux décisions.