La retraite n’est pas seulement un changement d’agenda. C’est parfois un changement d’identité. On ne va plus au travail, on n’a plus le même statut, on voit moins certaines personnes, on partage plus de temps avec son conjoint, on se retrouve face à son corps, ses envies, ses regrets, sa fatigue ou ses questions.
Pour certaines personnes, la retraite est une libération. Pour d’autres, elle ouvre un vide : que faire de mes journées ? à quoi je sers maintenant ? pourquoi je me sens moins reconnu ? pourquoi je dors moins bien ? pourquoi je rumine autant ? pourquoi je me sens seul alors que je devrais profiter ?
Face à ces questions, consulter un psychologue ou un psychopraticien peut être utile. Mais le choix doit être prudent, surtout après 60 ans. Une souffrance psychique peut être liée à une transition de vie, mais aussi à une dépression, une anxiété, une maladie, une douleur chronique, un effet médicamenteux, un deuil, une solitude profonde ou une perte d’autonomie. Le bon accompagnement n’est pas celui qui parle le mieux de renaissance intérieure. C’est celui qui sait écouter, cadrer, sécuriser et réorienter quand il le faut.