Après 60 ans, certaines souffrances peuvent s’installer silencieusement. On dort moins bien, on mange moins, on sort moins, on répond moins au téléphone, on dit que ça va pour ne pas déranger, puis l’on finit par ne plus très bien savoir ce qui tient encore debout à l’intérieur.
Cette détresse peut être liée à un deuil, une maladie, une douleur chronique, une retraite qui vide les journées, une solitude, une perte d’autonomie, une relation familiale difficile, une peur de vieillir ou un sentiment d’être devenu un poids. Elle mérite d’être entendue avec sérieux, pas rangée dans le tiroir poussiéreux du c’est normal à cet âge.
Le bon choix entre psychologue et psychiatre dépend surtout de l’intensité, du risque et du besoin médical. Quand la personne a besoin de parler, comprendre, traverser une période douloureuse et retrouver des repères, le psychologue peut être une excellente porte d’entrée. Quand la souffrance devient dangereuse, massive, confuse, associée à des idées suicidaires ou à une dégradation nette de l’état général, le psychiatre ou l’aide médicale urgente devient prioritaire.