Après 60 ans, la relation à la solitude peut changer. Certaines personnes ont passé leur vie dans le bruit, les obligations, le travail, la famille, les horaires, les collègues, les responsabilités. Une fois la retraite arrivée, elles découvrent qu’elles aiment les journées plus calmes, les repas tranquilles, les lectures longues ou les promenades sans agenda.
Ce besoin de calme n’est pas un problème en soi. La solitude choisie peut être un espace de liberté. Elle peut permettre de se reposer, de penser, de créer, de jardiner, de lire, de prier, de marcher, de regarder le monde sans devoir répondre à douze notifications mentales par minute.
L’isolement, lui, est différent. Il se reconnaît moins au fait d’être seul qu’au fait de ne plus avoir de liens disponibles, de ne plus pouvoir compter sur quelqu’un, de ne plus sortir, de ne plus demander, de ne plus recevoir, ou de se sentir oublié. Le sujet n’est donc pas combien de personnes entourent la personne, mais comment elle vit cette solitude et ce qu’elle peut encore choisir.