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Douleurs pelviennes pendant la grossesse : causes possibles et signes d'alerte
Douleurs pelviennes, bas ventre, tiraillements ou pubis pendant la grossesse : causes possibles, place des douleurs ligamentaires, et signes qui imposent de consulter sans attendre.

Une douleur dans le bassin, le bas du ventre, le pubis, l’aine ou les hanches pendant la grossesse peut être déstabilisante. Certaines gênes sont liées aux adaptations du corps. D’autres causes existent aussi, et une douleur pelvienne n’est jamais une preuve automatique de « simple douleur ligamentaire ».
Cette page complète le sujet grossesse. Elle aide à mieux décrire ce que vous ressentez et à savoir quand demander un avis médical. Elle ne remplace pas une consultation.
Que recouvre une douleur pelvienne pendant la grossesse ?
« Douleur pelvienne » désigne des sensations localisées dans la région du bassin. Selon les femmes, cela peut concerner :
- le bas du ventre ;
- le pubis (symphyse pubienne) ;
- l’aine, l’intérieur des cuisses ou les hanches ;
- l’arrière du bassin ou la région sacro-iliaque ;
- des tiraillements latéraux ou une sensation de « tiraillement » lors de certains mouvements.
L’intensité va d’une gêne légère à une douleur qui limite la marche, les escaliers ou le tourner dans le lit. Le même mot ne désigne pas une seule cause.
Pourquoi une douleur pelvienne n’est-elle pas automatiquement ligamentaire ?
Pendant la grossesse, les ligaments et les articulations du bassin évoluent. Des tiraillements ou une douleur ligamentaire sont donc une piste possible, surtout si la douleur apparaît progressivement, s’accentue à l’effort et s’améliore un peu au repos.
Ce n’est pas un diagnostic automatique. Une douleur pelvienne peut aussi relever, selon le contexte, d’une douleur de la ceinture pelvienne (parfois appelée PGP, pelvic girdle pain), d’une tension musculaire, d’une cause urinaire, digestive, gynécologique, d’une complication obstétricale ou d’une autre pathologie. Seule une évaluation professionnelle peut trancher.
Qu’est-ce que la douleur de la ceinture pelvienne (PGP) ?
Selon le Royal College of Obstetricians and Gynaecologists (RCOG), la douleur de la ceinture pelvienne touche les articulations du bassin (devant et/ou derrière) et peut irradier vers les hanches ou les cuisses. Elle est fréquente, surtout plus tard dans la grossesse, et peut rendre difficiles la marche, les escaliers ou le changement de position au lit.
Le RCOG indique qu’une PGP ne nuit pas au bébé, mais qu’elle peut être très douloureuse pour la mère et qu’elle mérite d’être prise en charge tôt, notamment avec un kinésithérapeute. Ce n’est pas quelque chose qu’il faut « endurer en silence » jusqu’à l’accouchement.
Pubis, tiraillements et bas ventre : comment se situer sans s’autodiagnostiquer ?
- Pubis / symphyse : douleur à l’avant du bassin, parfois accentuée en écartant les jambes, en montant dans une voiture ou en se retournant.
- Tiraillements : sensations de traction latérale ou basse, souvent liées aux adaptations utérines et ligamentaires, mais à faire évaluer si elles sont intenses, unilatérales ou inhabituelles.
- Bas ventre : peut être une gêne mécanique, des contractions, une cause digestive ou urinaire, ou un signal obstétrical. Le contexte (terme, saignements, fièvre, rythme) compte autant que la localisation.
Ne cherchez pas à coller une étiquette seule à partir d’Internet. Décrire le siège, le caractère (tiraillement, pression, crampe, lancination), le côté (unilatéral ou bilatéral) et les facteurs aggravants aide le professionnel.
Que peut-on faire pour limiter la gêne au quotidien ?
Lorsque le suivi médical a exclu une urgence et que la piste mécanique ou PGP est évoquée, certaines habitudes peuvent aider :
- changer de position régulièrement, sans rester longtemps assise ou debout figée ;
- répartir le poids sur les deux jambes ;
- éviter les mouvements brusques, les charges lourdes et les torsions ;
- s’habiller assise, garder les genoux rapprochés pour entrer ou sortir d’une voiture ;
- utiliser un coussin entre les genoux et sous le ventre pour dormir si cela soulage ;
- alterner activité adaptée et repos réel.
Ces gestes ne remplacent pas une évaluation lorsque la douleur est forte, nouvelle ou associée à d’autres signes.
Quelle place pour le kinésithérapeute et les approches de confort ?
Un kinésithérapeute formé au contexte de grossesse peut évaluer la mobilité, proposer des exercices, des conseils de posture et, selon les cas, une prise en charge manuelle adaptée. C’est souvent le premier recours non médicamenteux discuté pour une PGP.
Des approches de bien-être (relaxation, sophrologie, etc.) peuvent soutenir le vécu de la douleur et du stress. L’ostéopathie n’est pas un traitement médical de la grossesse : elle peut éventuellement être envisagée comme soutien de confort dans un cadre adapté, sans remplacer le suivi obstétrical ni retarder une consultation urgente.
Aucun praticien complémentaire ne doit rassurer à distance en affirmant qu’il s’agit « forcément » de ligaments.
Quels signes d’alerte imposent de consulter rapidement ?
Demandez un avis médical rapide, ou contactez les urgences selon la gravité, si vous observez notamment :
- une douleur pelvienne intense, soudaine ou qui s’aggrave vite ;
- des saignements vaginaux, même peu abondants ;
- une fièvre, des frissons ou un malaise général ;
- une douleur unilatérale marquée, surtout si elle s’accompagne de malaise, de saignements ou de symptômes inhabituels ;
- des difficultés à uriner, des brûlures urinaires importantes ou une douleur très localisée ;
- une perte de liquide, des contractions régulières préoccupantes ou une diminution nette des mouvements du bébé (selon le terme) ;
- une incapacité à marcher ou à se lever en raison de la douleur.
En début de grossesse, une douleur pelvienne importante, surtout d’un seul côté, avec ou sans saignement, ne doit jamais être banalisée : une évaluation médicale est nécessaire.
Quand en parler au suivi de grossesse, même hors urgence ?
Même sans signe d’urgence, parlez-en si la douleur limite le quotidien, perturbe le sommeil, revient à chaque mouvement ou vous inquiète. Une évaluation précoce évite souvent d’attendre que la gêne s’installe durablement.
Pour le mal de dos qui coexiste parfois avec une gêne pelvienne, voir aussi Mal de dos pendant la grossesse : lombalgie, sciatique et que faire.
Sources
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La page dédiée à ce vécu sur Holia, et quelques guides proches pour prolonger la lecture.
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