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Psoriasis ou eczéma du cuir chevelu : comment s’y retrouver ?

Plaques qui grattent, pellicules épaisses, cuir chevelu rouge, squames qui tombent sur les épaules, croûtes, sensation de brûlure ou démangeaisons nocturnes : le cuir chevelu peut devenir un vrai casse-tête. Et comme les cheveux cachent partiellement les lésions, on hésite vite entre psoriasis, eczéma, dermatite séborrhéique, irritation, allergie de contact ou simple pellicule rebelle.

Le psoriasis du cuir chevelu évoque souvent des plaques plus épaisses, bien délimitées, avec squames blanchâtres ou argentées. L’eczéma du cuir chevelu évoque plutôt une peau inflammatoire, prurigineuse, parfois liée à un terrain atopique, un contact irritant ou allergique, ou une dermatite séborrhéique quand les pellicules sont grasses. Mais la frontière n’est pas toujours nette. Le cuir chevelu adore brouiller les pistes, probablement parce qu’il travaille sous couverture.

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Psoriasis ou eczéma du cuir chevelu : comment s’y retrouver ?
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Psoriasis ou eczéma du cuir chevelu : quelle différence concrète ?

Le psoriasis du cuir chevelu est plus probable si les plaques sont épaisses, bien limitées, rouges, recouvertes de squames blanches ou argentées, parfois présentes aussi sur les coudes, genoux, ongles, oreilles ou autres zones. L’eczéma du cuir chevelu est plus probable si les démangeaisons s’inscrivent dans un terrain de peau sèche, sensible ou atopique, ou si les lésions apparaissent après un shampoing, une coloration, un soin capillaire, un produit parfumé ou une irritation. La dermatite séborrhéique peut aussi imiter les deux avec pellicules grasses, plaques rouges et démangeaisons. En cas de doute, de suintement, douleur, croûtes importantes, perte de cheveux, plaques étendues, enfant concerné ou gêne durable, il faut demander un avis médical ou dermatologique.

  • Psoriasis : plaques souvent épaisses, bien délimitées, squames blanches ou argentées
  • Eczéma : démangeaisons, rougeurs, irritation, terrain atopique ou réaction à un produit possible
  • Dermatite séborrhéique : pellicules souvent grasses, plaques rouges, cuir chevelu sensible ou irrité
  • Teigne à évoquer surtout chez l’enfant en cas de squames avec cheveux cassés ou zones sans cheveux
  • Le diagnostic peut nécessiter un médecin ou dermatologue, surtout si les signes persistent ou s’aggravent

Le cuir chevelu n’a pas qu’un seul langage

Une démangeaison du cuir chevelu peut venir de nombreuses causes : psoriasis, eczéma atopique, eczéma de contact, dermatite séborrhéique, irritation par un shampoing, coloration, produit coiffant, poux, teigne, folliculite, stress, grattage ou autre problème cutané.

C’est pour cela qu’il faut éviter le réflexe “je vais décaper plus fort”. Quand le cuir chevelu gratte ou pèle, ajouter un shampoing agressif, un gommage, des huiles essentielles ou trois produits anti-pelliculaires en même temps peut aggraver la situation. La tête n’a pas demandé un Kärcher aromatique.

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Qu’est-ce qui évoque plutôt un psoriasis du cuir chevelu ?

Des plaques épaisses, bien limitées et squameuses

Le psoriasis du cuir chevelu peut donner des plaques rouges, inflammatoires, bien délimitées, souvent recouvertes de squames blanches ou argentées. Les squames peuvent être abondantes, épaisses et tomber comme des pellicules importantes.

Les lésions peuvent rester dans les cheveux, dépasser légèrement la ligne d’implantation, toucher l’arrière de la tête, les oreilles ou coexister avec des plaques ailleurs sur le corps.

Les repères qui orientent vers le psoriasis

  • Plaques épaisses et bien limitées
  • Squames blanches, sèches ou argentées
  • Rougeur sous les squames
  • Démangeaisons ou sensation de brûlure possible
  • Plaques qui reviennent par poussées
  • Lésions sur coudes, genoux, nombril, oreilles, ongles ou pli inter-fessier
  • Squames abondantes malgré shampoings classiques
  • Antécédents personnels ou familiaux de psoriasis

Qu’est-ce qui évoque plutôt un eczéma du cuir chevelu ?

Une inflammation qui gratte, parfois liée à un terrain ou à un contact

L’eczéma du cuir chevelu peut se manifester par des rougeurs, démangeaisons, plaques irritées, croûtes ou inconfort. Il peut s’inscrire dans un terrain atopique, avec peau sèche et eczéma sur d’autres zones, ou être déclenché par un contact : shampoing, coloration, parfum, soin capillaire, produit coiffant, casque, bonnet ou accessoire.

La localisation peut donner des indices : réaction après une coloration, contours du cuir chevelu, nuque, zones de contact, oreilles ou paupières associées.

Les repères qui orientent vers l’eczéma

  • Démangeaisons importantes
  • Rougeurs diffuses ou plaques irritées
  • Peau sèche, sensible ou atopique ailleurs sur le corps
  • Apparition après un nouveau produit capillaire
  • Sensation de brûlure ou picotement après shampoing, coloration ou soin
  • Croûtes liées au grattage
  • Amélioration quand le produit suspect est arrêté
  • Antécédents d’eczéma, asthme, rhinite allergique ou peau très sèche

La différence principale : plaque bien dessinée ou réaction plus diffuse

Le psoriasis dessine souvent des plaques plus nettes

Dans le psoriasis, les plaques sont souvent plus épaisses, plus nettes, plus limitées, avec une accumulation de squames sèches. Elles peuvent donner l’impression d’une zone bien délimitée qui pèle de façon répétée.

Si d’autres plaques similaires existent sur les coudes, genoux, ongles ou oreilles, cela renforce la piste du psoriasis.

L’eczéma peut être plus lié au grattage, à la sécheresse ou au contact

L’eczéma du cuir chevelu peut être plus diffus, très prurigineux, avec une peau sensible, irritée, parfois suintante si le grattage est intense ou si une réaction de contact se complique.

Si les symptômes commencent après une coloration ou un shampoing, la piste d’une irritation ou d’un eczéma de contact mérite d’être discutée. Le cuir chevelu garde parfois très bien les reçus de caisse des produits mal tolérés.

Et la dermatite séborrhéique dans tout ça ?

Une grande imitatrice du cuir chevelu

La dermatite séborrhéique est une cause fréquente de pellicules, plaques rouges et démangeaisons du cuir chevelu. Les squames sont souvent plutôt grasses, jaunâtres ou adhérentes, et les poussées peuvent toucher aussi les sourcils, ailes du nez, barbe, oreilles ou sternum.

Elle peut être confondue avec un psoriasis léger ou un eczéma. Parfois, on parle même de formes mixtes ou difficiles à classer, d’où l’intérêt d’un avis médical si les shampoings classiques ne suffisent pas.

Les repères qui orientent vers la dermatite séborrhéique

  • Pellicules grasses ou jaunâtres
  • Plaques rouges du cuir chevelu
  • Démangeaisons modérées à importantes
  • Atteinte des sourcils, ailes du nez, oreilles ou barbe
  • Poussées récidivantes
  • Amélioration avec shampoings ou traitements antifongiques prescrits
  • Cuir chevelu sensible mais souvent moins plaques épaisses que dans le psoriasis
  • Confusion possible avec psoriasis ou eczéma

Quand penser à une autre cause que psoriasis ou eczéma ?

La teigne, surtout chez l’enfant

Chez l’enfant, des plaques squameuses du cuir chevelu avec cheveux cassés, zones clairsemées, croûtes, pustules ou perte de cheveux localisée doivent faire évoquer une teigne. C’est une mycose du cuir chevelu qui nécessite un avis médical et un traitement adapté.

Dans ce cas, il ne faut pas simplement essayer un shampoing anti-pelliculaire pendant des semaines. La teigne n’est pas une pellicule qui a pris confiance en elle.

Les autres pistes possibles

  • Poux en cas de démangeaisons importantes, surtout chez l’enfant
  • Folliculite si boutons douloureux autour des cheveux
  • Irritation par produits capillaires
  • Allergie de contact après coloration ou soin
  • Croûtes de grattage ou plaies infectées
  • Sécheresse liée aux shampoings trop fréquents ou décapants
  • Réaction à un médicament ou contexte général
  • Chute de cheveux associée nécessitant un avis

Démangeaisons : que signifie l’intensité ?

Le grattage peut entretenir les lésions

Psoriasis, eczéma et dermatite séborrhéique peuvent tous gratter. L’intensité des démangeaisons ne suffit donc pas à différencier les causes, mais elle indique le retentissement et le risque de cercle grattage-irritation.

Se gratter peut créer des croûtes, petites plaies, saignements, surinfection ou douleur. Le cuir chevelu peut alors devenir plus inflammatoire, et les signes de départ plus difficiles à lire.

Quand les démangeaisons doivent faire consulter

Il faut demander un avis si les démangeaisons perturbent le sommeil, deviennent sévères, durables, récurrentes, généralisées, ou s’accompagnent de douleur, suintement, croûtes, fièvre, perte de cheveux ou fatigue inhabituelle.

Un cuir chevelu qui gratte depuis longtemps ne mérite pas seulement un nouveau shampoing au hasard. Il mérite parfois un diagnostic.

Squames et pellicules : comment les observer ?

Épaisseur, aspect et localisation donnent des indices

Des squames épaisses, sèches, blanches ou argentées, sur plaques bien limitées, orientent davantage vers le psoriasis. Des pellicules grasses, jaunâtres, associées à rougeurs et atteinte du visage, évoquent plutôt une dermatite séborrhéique.

Une desquamation diffuse après un shampoing agressif, une coloration ou un soin peut faire penser à une irritation ou un eczéma de contact.

Ce qu’il est utile de noter

  • Squames sèches ou grasses
  • Plaques nettes ou rougeur diffuse
  • Démangeaisons, brûlure ou douleur
  • Zone : nuque, sommet du crâne, tempes, contour des cheveux, oreilles
  • Produits récents : shampoing, coloration, soin, huile, parfum
  • Lésions ailleurs sur la peau ou les ongles
  • Perte de cheveux ou cheveux cassés
  • Poussées liées au stress, au froid, à la fatigue ou aux produits

Colorations, shampoings et soins capillaires : attention aux réactions

Le cuir chevelu peut réagir à ce qu’on lui applique

Un eczéma de contact ou une irritation peut apparaître après une coloration, un shampoing parfumé, un soin capillaire, une huile essentielle, un produit coiffant ou un traitement appliqué trop fortement.

Les signes peuvent inclure démangeaisons, brûlure, rougeur, gonflement, croûtes ou plaques, parfois sur le cuir chevelu, les oreilles, le front, la nuque ou les paupières.

Quand arrêter le produit suspect

Si les symptômes apparaissent clairement après un nouveau produit, il est prudent d’arrêter le produit suspect et de demander conseil si la réaction persiste, s’aggrave ou touche le visage, les paupières ou les yeux.

Réappliquer pour “voir si c’est vraiment ça” est rarement une grande stratégie. La peau n’aime pas les tests de loyauté.

Psoriasis du cuir chevelu : quand consulter ?

Quand les plaques persistent ou s’étendent

Il faut consulter si les plaques du cuir chevelu sont épaisses, persistantes, très squameuses, douloureuses, étendues, ou si elles résistent aux soins habituels.

Un avis est aussi important si des plaques existent ailleurs sur le corps, si les ongles changent, ou si des douleurs articulaires apparaissent. Le psoriasis peut parfois s’accompagner d’atteintes au-delà de la peau.

Quand le retentissement est important

Le psoriasis du cuir chevelu peut être très visible à cause des squames sur les cheveux ou les vêtements. Il peut provoquer gêne sociale, honte, évitement, fatigue ou charge mentale.

Si le problème prend trop de place dans la vie quotidienne, l’avis dermatologique est légitime, même si les plaques ne semblent pas “graves” à quelqu’un d’autre.

Eczéma du cuir chevelu : quand consulter ?

Quand le cuir chevelu gratte, suinte ou s’irrite durablement

Il faut consulter si les démangeaisons persistent, si les lésions suintent, croûtent, saignent, font mal, s’infectent ou si le cuir chevelu devient très sensible.

Un avis est aussi utile si les symptômes apparaissent après un produit ou reviennent à chaque exposition, car une allergie de contact peut nécessiter une exploration adaptée.

Quand l’enfant est concerné

Chez l’enfant, un cuir chevelu squameux, croûteux, avec cheveux cassés, zones sans cheveux, pustules ou douleur doit être évalué rapidement, notamment pour écarter une teigne.

Chez un bébé ou un enfant, il vaut mieux éviter les produits d’adulte, huiles essentielles, traitements anciens ou shampoings agressifs sans avis.

Routine capillaire : que faire sans aggraver ?

Simplifier avant de multiplier

En cas de doute, une routine plus simple peut aider : shampoing doux, rinçage soigneux, éviter les grattages, limiter les produits parfumés, huiles essentielles, gels, laques, colorations ou gommages du cuir chevelu.

Le but n’est pas de nettoyer plus fort, mais de réduire ce qui irrite. Un cuir chevelu inflammatoire n’a pas besoin d’un programme décapage-rénovation.

Ne pas arracher les squames

Arracher ou gratter les plaques peut provoquer saignements, douleur, irritation et risque d’infection. Cela peut aussi rendre les lésions plus difficiles à évaluer.

Si les squames sont épaisses, un médecin ou dermatologue peut proposer une stratégie adaptée pour les ramollir ou les traiter sans traumatiser la peau.

Quels produits éviter sans avis ?

Les irritants fréquents

Il vaut mieux éviter les huiles essentielles, recettes maison, vinaigre, citron, bicarbonate, gommages abrasifs, shampoings très décapants, colorations répétées ou traitements d’une autre personne, surtout si le cuir chevelu est irrité.

Naturel ne veut pas dire doux. Sur un cuir chevelu déjà en feu, l’huile essentielle peut parfois arriver comme un DJ dans une bibliothèque.

Les traitements à ne pas improviser

Il ne faut pas utiliser de corticoïdes, antifongiques, antibiotiques, traitements anti-psoriasis ou produits kératolytiques forts sans avis adapté, surtout chez l’enfant, pendant la grossesse, l’allaitement ou en cas de peau lésée.

Un traitement efficace dépend de la cause. Psoriasis, eczéma, dermatite séborrhéique et teigne ne se prennent pas en charge de la même manière.

Stress, sommeil et cuir chevelu : utiles à observer ?

Oui, mais sans tout expliquer par le stress

Certaines personnes observent des poussées de psoriasis, eczéma ou dermatite séborrhéique en période de stress, de fatigue ou de mauvais sommeil. Ces facteurs peuvent aggraver le vécu, le grattage et la tolérance à l’inconfort.

Mais ils ne remplacent pas le diagnostic. Un cuir chevelu qui suinte, pèle fortement ou perd des cheveux ne se traite pas uniquement avec une respiration carrée et une tisane courageuse.

Un journal simple peut aider

Il peut être utile de noter : démangeaison, plaques, squames, produits appliqués, shampoings, stress, sommeil, météo, grattage, douleur, perte de cheveux et lésions ailleurs sur le corps.

Une ligne par jour suffit. Le but est d’aider la consultation, pas de créer une thèse en dermatologie domestique.

Alimentation et cuir chevelu : faut-il chercher de ce côté ?

Pas en premier si les signes sont locaux

Lorsque les symptômes concernent surtout le cuir chevelu, il est souvent plus logique de commencer par l’examen de la peau, les produits appliqués, les signes associés et le diagnostic dermatologique.

L’alimentation peut faire partie du contexte global, mais supprimer des aliments au hasard n’est généralement pas la première stratégie face à des plaques du cuir chevelu.

Quand l’alimentation mérite un avis

Un avis peut être utile si une réaction rapide et répétée suit un aliment avec urticaire, gonflement, gêne respiratoire, vomissements ou malaise, ou si l’alimentation devient restrictive et anxiogène.

Dans ces cas, médecin, allergologue ou diététicien sont plus adaptés qu’une exclusion improvisée.

Qui consulter selon la situation ?

Le médecin traitant ou le pharmacien

Le médecin traitant peut examiner le cuir chevelu, distinguer les causes probables, prescrire un traitement si nécessaire et orienter vers un dermatologue. Le pharmacien peut aider pour des conseils simples et orienter si les signes dépassent une irritation légère.

En cas de doute durable, mieux vaut un avis médical qu’une rotation infinie de shampoings.

Le dermatologue

Le dermatologue est particulièrement utile si les plaques persistent, sont épaisses, suintantes, douloureuses, très squameuses, associées à une perte de cheveux, à des lésions ailleurs sur le corps ou si le diagnostic est incertain.

Il peut différencier psoriasis, eczéma, dermatite séborrhéique, teigne, folliculite, allergie de contact ou autre dermatose.

L’allergologue

L’allergologue peut être utile si une réaction de contact est suspectée de façon répétée : coloration, shampoing, produit coiffant, parfum, conservateur, accessoire ou produit professionnel.

Il peut aussi intervenir si des réactions allergiques plus larges sont suspectées, notamment urticaire, gonflement ou signes respiratoires après une exposition.

Enfant, grossesse, allaitement : prudence renforcée

Chez l’enfant

Chez l’enfant, les squames du cuir chevelu avec cheveux cassés, zones clairsemées, croûtes, pustules ou douleur doivent faire consulter pour écarter notamment une teigne.

Il faut éviter les traitements d’adulte, huiles essentielles, colorations, shampoings agressifs ou anciennes prescriptions sans avis médical.

Grossesse et allaitement

Pendant la grossesse ou l’allaitement, il faut demander conseil avant d’utiliser des traitements du cuir chevelu, huiles essentielles, produits actifs forts ou traitements anciens.

Certains produits locaux peuvent être déconseillés ou nécessiter une adaptation. Le cuir chevelu peut attendre un avis ; le bricolage chimique, lui, peut patienter.

Quand consulter rapidement ou en urgence ?

Consulter rapidement

Il faut consulter rapidement si le cuir chevelu suinte, saigne, fait mal, s’infecte, forme des croûtes épaisses, présente des pustules, s’étend rapidement, provoque une perte de cheveux, perturbe le sommeil ou ne s’améliore pas malgré des gestes doux.

Il faut aussi consulter en cas de fièvre, fatigue inhabituelle, douleurs articulaires avec psoriasis suspect, atteinte des ongles, enfant concerné avec cheveux cassés, ou réaction après coloration ou produit capillaire.

Appeler les secours

Il faut appeler les secours en cas de difficulté à respirer, avaler ou parler, gonflement rapide des lèvres, de la langue, de la gorge ou du visage, malaise, confusion, perte de connaissance, réaction généralisée importante, cloques étendues, peau qui se décolle ou atteinte importante des yeux, de la bouche ou des muqueuses.

Dans ces situations, on ne cherche pas à trancher entre psoriasis et eczéma du cuir chevelu. La priorité est l’aide médicale immédiate.

Quels points communs entre psoriasis et eczéma du cuir chevelu ?

Deux causes possibles de démangeaisons et de plaques

  • Les deux peuvent provoquer rougeurs, démangeaisons et inconfort
  • Les deux peuvent évoluer par poussées
  • Les deux peuvent être aggravés par le grattage ou des produits irritants
  • Le psoriasis donne souvent des plaques plus épaisses, nettes et squameuses
  • L’eczéma peut être lié à un terrain atopique ou un contact irritant/allergique
  • La dermatite séborrhéique peut imiter les deux avec pellicules grasses
  • La teigne doit être évoquée chez l’enfant avec cheveux cassés ou zones sans cheveux
  • Le diagnostic médical évite les traitements inadaptés

Les deux approches peuvent-elles être complémentaires ?

Psoriasis et eczéma du cuir chevelu peuvent se ressembler parce qu’ils provoquent tous deux démangeaisons, rougeurs, squames et inconfort. Le psoriasis évoque plutôt des plaques épaisses, bien délimitées, recouvertes de squames blanches ou argentées, parfois associées à d’autres plaques sur le corps, à des atteintes des ongles ou à des poussées récurrentes. L’eczéma évoque plutôt une inflammation prurigineuse, parfois liée à une peau atopique, à une irritation ou à une allergie de contact après un produit capillaire.

Mais il existe une troisième grande piste à ne pas oublier : la dermatite séborrhéique, fréquente sur le cuir chevelu, avec pellicules grasses, plaques rouges et démangeaisons. Chez l’enfant, des squames avec cheveux cassés ou perte de cheveux doivent faire évoquer une teigne. Le plus prudent est donc d’éviter l’auto-traitement agressif : routine douce, arrêt du produit suspect, observation simple, puis avis médical ou dermatologique si les signes persistent, s’aggravent ou deviennent gênants.

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Questions fréquentes

Des réponses courtes pour vous orienter sans opposer les approches.

Comment différencier psoriasis et eczéma du cuir chevelu ?

Le psoriasis évoque plutôt des plaques épaisses, bien délimitées, rouges, avec squames blanches ou argentées. L’eczéma évoque davantage des démangeaisons, rougeurs, irritation, peau sensible ou réaction après un produit. Mais la confusion est fréquente, surtout avec la dermatite séborrhéique.

Les pellicules épaisses indiquent-elles forcément un psoriasis ?

Non. Des pellicules ou squames abondantes peuvent être liées à un psoriasis, une dermatite séborrhéique, un eczéma, une irritation ou une mycose comme la teigne chez l’enfant. L’aspect, la localisation, les signes associés et l’évolution aident à orienter.

Quand penser à une dermatite séborrhéique plutôt qu’à un eczéma ?

La dermatite séborrhéique est à évoquer en cas de pellicules grasses, plaques rouges, démangeaisons et atteinte possible des sourcils, ailes du nez, oreilles, barbe ou sternum. Elle peut être confondue avec un psoriasis ou un eczéma.

Un shampoing anti-pelliculaire suffit-il ?

Pas toujours. Il peut aider dans certaines pellicules ou dermatites séborrhéiques légères, mais il ne remplace pas un diagnostic si les plaques sont épaisses, douloureuses, suintantes, persistantes, associées à une perte de cheveux ou présentes chez un enfant.

Faut-il gratter ou décoller les plaques du cuir chevelu ?

Non. Gratter ou arracher les squames peut provoquer saignement, douleur, irritation, croûtes et risque d’infection. Si les squames sont épaisses, un médecin ou dermatologue peut proposer une méthode adaptée pour les traiter sans traumatiser la peau.

Quand consulter un dermatologue pour le cuir chevelu ?

Il faut consulter si les plaques persistent, s’étendent, suintent, font mal, forment des croûtes ou pustules, entraînent une perte de cheveux, perturbent le sommeil, résistent aux soins simples ou si le diagnostic est incertain.

Quand faut-il consulter rapidement chez l’enfant ?

Chez l’enfant, il faut consulter en cas de squames avec cheveux cassés, zones sans cheveux, croûtes, pustules, douleur, plaques étendues ou démangeaisons importantes. Une teigne du cuir chevelu doit notamment être écartée.

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